
Acquis sur le vide-grenier de la rue de la Chaude Ruelle à Epernay le 11 novembre 2008
Réf : LDY 28050 -- Edité par Vogue en France en 1975
Support : 33 tours 30 cm
12 titres
Depuis quelques années que je m'intéresse à ses enregistrements, j'ai l'impression de commencer à me faire une bonne idée de la production discographique de Marcel Bianchi. Pour la période de ses débuts jusqu'au milieu des années 1950, il y a les trois CDs édités chez Djaz (The exciting electric guitar, The swingin' guitar et The hawaiian guitar). Pour les dix années suivantes, chez Barclay, Pathé Marconi et surtout chez Vogue, je trouve régulièrement des disques (comme celui-ci ou celui-là) et les copains aussi. Certains des titres enregistrés sous le nom des Hawaiians Beachcombers ont été réédités dans les années 70, notamment un double album chez Vogue qu'on voit assez souvent.
C'est ce genre de disque que, par un pressentiment surprenant, je me suis dit que je risquais de trouver — au mieux — dans une caisse plastique pleine d'albums années 70 en bon état à 50 centimes, qui commençait par un album de James Last, puis un double album de James Last, puis un album de James Last "pour danser" puis encore un autre album de James Last reprenant des airs de musique classique.
Et effectivement, j'ai fini par trouver dans cette caisse non pas un mais trois albums de Marcel Bianchi, mais il ne s'agissait pas de rééditions seventies des Hawaiians Beachcombers comme je le pensais, mais d'enregistrements originaux de cette époque : outre ce disque de 1975, il y avait His guitars and the Fabulous Faces Orchestra crédité à Marcel Bianchi (1976) et Hawaii today crédité à Marcel Bianchi et ses Hawaiians Beachcombers (1978). Pour l'anecdote, ce stand ne devait pas se trouver à plus de trente mètres, dans la même rue, de l'endroit où j'ai acheté de le EP de Santo & Johnny il y a trois ans.
Ce disque-ci est sûrement celui qui a eu la plus grande diffusion, grâce à la célébrité de Paul Mauriat. Il a même été édité à l'étranger avec une autre pochette et le nom de Paul Mauriat mis en avant (voir ci-dessous). Mais c'est la pochette française qui en décrit le mieux le contenu : on y voit les violonistes du Grand Orchestre (de Paul Mauriat plutôt que de Marcel Bianchi) par-dessus lesquels surgit, dans un halo blanc, la superbe steel guitar à deux manches de Marcel B.
Sur le premier titre, Only you, c'est le plus flagrant : rythme quasi disco, envolées de cordes et la guitare qui vient jouer la mélodie. Sur le reste du disque, les arrangements d'orchestre se font plus discrets et on apprécie mieux la guitare sur Sleep walk, de Santo & Johnny justement, Over the rainbow, Love story, et même sur une nouvelle version de Love is blue, le plus grand succès de Paul Mauriat, qui permet à Marcel Bianchi de se mesurer — à distance — avec Jeff Beck. Mais on est loin de la pureté et du dépouillement des enregistrements souvent solo des années cinquante crédités à Marcel Bianchi et sa Guitare. C'est encore pire sur les deux disques "non stop" de 1976 et 1978 car là l'accompagnement est carrément disco !

Le verso de l'album.

La pochette intérieure du disque : Marcel Bianchi en pantalon patte d'éléphant sur un front de mer, très probablement sur la Côte d'Azur (cliquer pour agrandir).

La pochette d'une édition internationale chez Philips de cet album.
Ajout du 12 janvier 2010 :

La même guitare que sur mon album (ou sa soeur jumelle), dessinée et non photographiée, déjà en vedette sur une pochette d'album une vingtaine d'années plus tôt (33 t 25 cm, Riviera 6525).
Ajout du 16 octobre 2016 :
Un document qui nous montre Marcel Bianchi dans ses oeuvres.



























