24 avril 2016

DICK ANNEGARN : Entretien avec Pierre Lattès


Acquis sur le vide-grenier de Heiltz le Hutier le 17 avril 2016
Réf : PRCD 906 -- Edité par Tôt ou Tard en France en 1997 -- Disque de promotion interdit à la vente
Support : CD 12 cm
1 titre : Entretien avec Pierre Lattès

Il s'agit du CD promo acheté dimanche dernier en même temps que celui de Brigitte Fontaine.
J'ai vu Dick Annegarn en concert à Reims le 12 octobre 2012, dans une salle, A l'Affiche, anciennement le cinéma L'Eden, anciennement la discothèque L'Echiquier, située à l'angle de la rue où j'ai habité presque quinze ans.
Ostensiblement, ce concert servait à la promotion de ses deux dernières parutions, l'album Folk talk, et le livre Paroles, mais c'était surtout l'occasion pour ses fans de longue date de le retrouver sur scène, avec une moyenne d'âge dans la salle (pleine) sûrement au-dessus de cinquante ans.
Dick Annegarn était seul sur scène. Il a joué de l'accordéon, de la guitare, du piano, du tambour, de l'harmonica. Le répertoire était varié, avec des chansons de ses débuts, d'autres des années 1990, des blues et des atmosphères orientales. Un concert excellent, un très bon moment qui m'a mis en joie.
Je ne sais pas si Dick et lui se connaissaient personnellement, mais ce n'est sûrement pas un hasard si Pierre Lattès, qui est mort en 2013, a été choisi pour conduire cet entretien avec 2013. Je connaissais Pierre Lattès comme un grand nom du journalisme français, mais, étant trop jeune à l'époque, je n'avais pas conscience de son rôle important pour la diffusion du rock à la télévision française, avec l'émission Bouton rouge en 1967.
Ce CD a été distribué à des clients de la FNAC qui avaient acheté l'album Approche-moi, son premier chez Tôt ou Tard. C'est un peu surprenant de n'avoir mis aucune chanson sur ce CD, juste un entretien d'une grosse demi-heure. Mais cet entretien est passionnant et permet de mieux connaître le parcours et les points de vue de Dick Annegarn, sur pourquoi il est devenu chanteur, Bruxelles, les Berbères, son attitude par rapport au monde de la variété, les américains... On apprend notamment que Ubu, c'est Valentine ("Elle avait de tous petits petons") à l'envers. Et puis, il y a quand même de la musique, car il a sa guitare et un harmonica avec lui et il fait partie de ces musiciens (on ne va pas s'en plaindre) qui s'expriment spontanément et irrésistiblement en musique.


Dick Annegarn, Entretien avec Pierre Lattès.


Un reportage de France 2 à peu près contemporain de l'entretien avec Pierre Lattès. "On s'ennuie dans la soie, on fait pas que péter (...) On s'emmerde au paradis".

23 avril 2016

BRIGITTE FONTAINE : Live au Bataclan


Acquis sur le vide-grenier de Heiltz-le-Hutier le 17 avril 2016
Réf : SPCD 1709 -- Édité par EMI en France en 1993 -- Tirage limité interdit à la vente
Support : CD 12 cm
Titres : Le chef de gare -- Leila

Je me suis un peu éloigné de mes bases pour chiner dimanche dernier, ce qui, comme c'est souvent dans ce cas, m'a permis de trouver des marchands dont je ne connaissais pas le stock et de faire de bonnes affaires en achetant quelques CD et 45 tours.
A Heiltz-le-Hutier, tout au bout d'une des rues, un couple avait une boite de CD retirés des collections de la Bibliothèque municipale de Bar-le-Duc, y compris quelques CD en pochette cartonnée. Surtout des compilations des Inrockuptibles, mais j'y ai pioché, pour 50 centimes, deux CD promo de Dick Annegarn et Brigitte Fontaine (Deux grandes personnalités de la chanson en français. Je serais curieux d'entendre ce que donnerait une collaboration entre eux. Mais, à ma connaissance, ils n'ont jamais rien fait ensemble, à part voir leurs titres enchaînés sur la compilation Route Manset en 1996).
Sur le coup, j'ai cru que ce CD contenait deux chansons en version studio pour faire la promotion d'un spectacle au Bataclan le 14 avril 1993. Mais en regardant plus attentivement, j'ai compris qu'il s'agissait bien d'un enregistrement public de ce concert et il s'avère que ces deux titres n'ont jamais été édités ailleurs que sur ce CD promo, distribué début 1994 dans les FNAC aux acheteurs de l'album French corazon.
C'est dans le livre Brigitte Fontaine Intérieur/Extérieur de Benoît Mouchart (2008, réédition 2011), que j'ai trouvé des informations sur le contexte de la publication de ce disque
Cet album, personne ne voulait le sortir en France en 1988 et c'est MIDI, un label japonais, qui s'en est chargé.
EMI l'a sorti sous licence en France en 1990, mais le disque est passé à peu près inaperçu, jusqu'à ce que Le nougat commence à passer régulièrement en radio, et même à la télé après la réalisation d'une vidéo à ses frais par Olivia Télé Clavel.
C'était un frémissement pour Brigitte Fontaine et Areski, mais les temps étaient encore difficiles. Quand ils décident de monter un spectacle au Bataclan en avril 1993, avec le producteur Crege Spectacles, ils s'engagent sur leurs finances personnelles. Mais ils ont le soutien de leurs amis, dont Jacques Higelin, qui assure la mise en scène. Le public sera au rendez-vous et ce concert sera considéré comme un retour sur le devant de la scène.
EMI a alors remixé et ressorti French corazon début 1994, avec une nouvelle pochette (un dessin tiré de la vidéo), et un titre en plus, une deuxième version de la très belle chanson D'ailleurs chantée avec Jacques Higelin). Cette édition de l'album avec ses 14 titres (sans compter le CD 2 titres pour les clients de la FNAC) est la plus intéressante de toutes : les suivantes, en 1999 et 2007, qu'elles soient intitulées Le nougat ou French corazon, n'en comptent que 12.
Sur ce CD promo, on trouve une chanson déjà ancienne, Le chef de gare, dont le titre original est Lettre à Monsieur le chef de gare de La Tour de Carol. Cette chanson restera éternellement associée à l'album de 1970 sur lequel elle figure, Comme à la radio, de 1970, mais elle fait partie des quelques chansons de l'album enregistrées sans la participation de l'Art Ensemble of Chicago. Et pour cause, elle figurait avec Le noir c'est mieux choisi sur un 45 tours sorti en 1969, repéré notamment par le Pop club de José Artur.
Sur le 45 tours, la musique était interprétée par Areski, Higelin et le violoncelliste Jean-Charles Capon. Seul ce dernier manque sur cette version en public, puisque, outre Areski,  Higelin est présent à la guitare et fait une intervention vocale.
C'est une grande chanson, inspirée par un événement anodin, comme Brigitte Fontaine l'a raconté à Benoît Mouchart : "C'était une vraie lettre. J'avais été invitée pour chanter "Blanche-Neige" à la télévision, en Andorre, et j'avais dû prendre une correspondance à La Tour de Carol. J'ai oublié là un petit gilet en soie rouge et j'ai écrit au chef de gare pour lui demander s'il l'avait trouvé. Quand j'ai vu cette enveloppe où j'avais écrit "Monsieur le chef de gare de La Tour de Carol", j'ai trouvé ça très beau. Je suis très amoureuse des mots... Alors, tout simplement, j'ai écrit un texte, sans penser au départ que ça pourrait devenir une chanson.".
Apparemment, cette chanson avait été très peu jouée en public jusque là et cette version en public est réussie, proche dans l'esprit de l'enregistrement original.
Leila, adressée à son amie Leïla Derraji, était une chanson alors plus récente, puisque la version originale se trouve sur French corazon. J'aime beaucoup les vers "Les étoiles filent un mauvais coton comme une toile d'araignée au plafond". Pour cette version, Brigitte Fontaine est accompagnée à l'accordéon par trois amis et proches, Julie Dassin, qui a notamment participé à l'album Brigitte Fontaine de 1972, Georges Moustaki, le voisin de l'Île Saint-Louis, et Arthur H.
Suite au Nougat et à French corazon, et avec le soutien appuyé d'Etienne Daho, Brigitte Fontaine signera chez Virgin et l'album Genre humain de 1995 sera celui du grand succès public.
Le CD est encore assez négligé par les collectionneurs. Pour ma part, entre un EP années 1960 assez quelconque et un excellent CD années 1990 avec des titres inédits par ailleurs, mon choix est très vite fait !





16 avril 2016

GIANT SAND : Center of the universe


Acquis probablement chez Crocodisc à Paris vers 1993
Réf : 7 72731-2 -- Édité par Restless aux Etats-Unis en 1992
Support : CD 12 cm
16 titres

Or donc, ce 19 avril à Bruxelles, après Jason Lytle, Giant Sand s'est présenté sur la scène du Botanique avec un Howe Gelb de grande classe, en pleine, forme, avec son chapeau et, pour l'occasion de son ultime tournée a-t-il précisé, un costume à paillettes !
La formation comprenait une section rythmique originaire du Danemark et deux guitaristes de Tucson (qui ont leur propre groupe, Xixa). Avec celle de Howe, ça faisait donc trois guitares sur scène, électriques la plupart du temps et, avec la prestation du 9 juin 2005 à Villeurbanne pendant la tournée Is all over the map, c'était sûrement le concert le plus bruyant de Giant Sand que j'ai vu.



Comme en 1997, le concert s'est ouvert avec une de mes chansons préférées de Giant Sand, Yer ropes, que j'avais justement écoutée dans la semaine précédant le concert. Une version très électrique, donc, mais très maîtrisée également. Excellent ! Et ça a continué comme ça toute une bonne partie du concert, avec notamment Every now and then, excellente chanson du dernier album Heartbreak pass, qui sur le disque, avec la pedal steel, a une forte tonalité country. Là, elle avait carrément pris du muscle, mais sans être maltraitée pour autant. Idem pour Shiver, un des grands moments d'émotion de Chore of enchantment et des concerts depuis plus de quinze ans, qui était accélérée et durcie.
Le moment de calme est arrivé quand Howe s'est mis au piano pour deux chansons très jazzy, avant d'enchaîner sur une reprise de A thousand kisses deep de Leonard Cohen, qu'il avait aussi jouée au Paradiso d'Amsterdam deux jours plus tôt.
Ensuite, Howe a appelé sur scène sa fille Indiosa Patsy Jean, qu'on a vu grandir avec le groupe depuis 1990. Sur cette tournée, elle tient le stand de vente. Par ailleurs, elle a son propre groupe, Patsy's rats, peut-être pour l'instant plus proche des Go-Go's de sa mère que de Giant Sand. Sur scène à Bruxelles, Patsy a fait les chœurs sur quelques titres, à commencer par Wonder, une merveille de l'album Ramp. Il faut avoir du cran pour succéder à Victoria Williams, qui chantait sur l'album.


Indiosa Patsy Jean Brown-Gelb sur scène avec Giant Sand pour Wonder, au Botanique à Bruxelles le 9 avril 2016. Photo : Pol Dodu.

Ensuite, pour les rappels, on l'a vu, Jason Lytle est venu interpréter Hewlett's daughter et la soirée s'est achevée avec une version bien bourrin de Tumble and tear, une chanson de Valley of rain, le premier album de Giant Sand, sorti en 1985.



Giant Sand n'a joué aucun titre de Center of the universe samedi dernier à Bruxelles, mais c'est quand même surtout à cet album sorti en 1992 que le son du concert m'a fait penser.
C'est avec ce disque que je suis devenu fan de Giant Sand. Avant ça, il y a eu des occasions ratées, avec Acres for cents, ou l'album Storm de 1988, que j'ai acheté en solde, écouté rapidement et revendu. J'ai aussi mis beaucoup de temps à vraiment apprécier ce petit bijou qu'est Ramp, de 1991.
On a dû recevoir ce CD à Radio Primitive en mai 1993. J'en ai passé un extrait dans mon émission Vivonzeureux ! (en attendant la mort...) à partir du 11 mai puis presque toutes les semaines ensuite jusqu'à la fermeture estivale, et encore lors de la première émission de rentrée. En fin d'année, l'album s'est retrouvé en tête de liste de ma sélection La crème de la crème sonore de 1993, devant Giant steps de The Boo Radleys, tiens tiens.
Quelques temps plus tard, j'ai trouvé mon exemplaire du disque chez Crocodisc. Pendant quelques années, ils ont eu régulièrement à bon prix (30 francs, je crois) un stock de CD de Giant Sand venant du distributeur Média 7. J'en ai bien profité pour compléter ma collection des premiers albums du groupe que j'avais longtemps ignorés. Mon exemplaire est un pressage américain. C'est ce qu'on appelle un "cut-out", mais comme il n'est pas possible, comme pour un 33 tours, de couper le coin d'un boîtier de CD en plastique, il y a un trou percé dans cette boite et à travers le livret. Sur le cellophane, il y avait cette étiquette promo, reprenant deux citations de la presse rock américaine :



Sur cet album, le groupe est composé de Howe, John Convertino à la batterie, Paula Brown à la basse électrique sur trois titres, Joey Burns à la contrebasse sur presque tous les autres et Chris Cacavas à l'orgue, avec aux voix féminines Victoria Williams sur un titre, Sofie Albertsen sur deux, et surtout les Psycho Sisters (Susan Cowsill et Vicki Peterson) sur quasi la moitié de l'album.
J'ai longtemps considéré Center of the universe comme l'album grunge de Giant Sand, mais c'est plus subtil que ça. C'est un disque plein d'électricité, de distorsion et de saturation, mais le tout est très maîtrisé. Il y a une entrée en matière de folie avec Seeded ('tween bone and bark), Pathfinder ("Looking like an accident waiting to happen", incluant apparemment un solo de ruban adhésif !) et le morceau-titre, avec la performance de Victoria Williams. Même si les titres suivants sont un peu moins rapides et bruyants, ça reste très dynamique, avec à chaque instant l'électricité qui est prête à s'échapper par la moindre faille.
La première respiration arrive avec Thrust, un excellent instrumental au piano de 35 secondes, sûrement l'un des premiers publiés par Howe (il a sorti depuis plusieurs albums instrumentaux). Arrivent ensuite d'autres excellentes chansons, comme Loretta and the insect world, Milkshake girl et Stuck, et aussi, comme à l'habitude chez Giant Sand, de la country façon Howe Gelb avec Thing like that et Unwed and well sped.
L'album se termine en beauté, un peu comme il avait commencé, avec Soloman's ride. Sauf que, comme j'ai un exemplaire américain, il y a un titre en plus sur mon CD, Goin' to New Mexico. En Europe, pour se procurer ce titre à l'époque il fallait acheter l'excellent 45 tours 4 titres Soloman's ride, que j'avais trouvé à Londres ou Paris et ramené à Philippe R.

Bouclons la boucle et revenons à Bruxelles.
En 2016, Indiosa Patsy Jean a quelques traits de dessin tatoués sur ses bras. En 1992, ce sont ses dessins d'enfant qu'on trouvait dans le livret et sur le disque.
On sait depuis longtemps que Howe Gelb a été un soutien important de Grandaddy à ses débuts, facilitant même leur signature chez V2. Ce que je ne savais pas jusqu'à aujourd'hui, c'est que le lien s'est peut-être créé en 1994 quand Grandaddy a a inclus sur Recorded live among friends and fidget, l'une de ses premières cassettes, sa version de la chanson Center of the universe !
Quant à Giant Sand, rien n'indique que la tournée actuelle soit vraiment la dernière. Comme il l'a indiqué sur scène, Howe a pensé que c'était le bon moment de mettre le groupe en sommeil, mais il a ajouté qu'il pourrait bien trouver l'occasion de le réveiller par la suite. De toute façon, je suis sûr que ses prochains projets ne manqueront pas d'intérêt. 

Center of the universe est en écoute intégrale sur YouTube.
Fire a réédité l'album en 2011, avec un titre en plus sur le CD par rapport au mien. Cette réédition est toujours disponible, mais on trouve aussi facilement et pas cher des CD originaux.

Jason Lytle et Giant Sand seront
le 19 avril au Trabendo à Paris pour l'ultime concert de cette tournée.

Dans l'attente, on peut lire chez PopNews le témoignage de Marianne Dissard qui raconte Giant Sand et relire pour l'occasion l'entretien qu'elle m'avait accordé en 1998 à propos de Drunken bees, son documentaire sur Giant Sand, paru initialement dans le n° 4 du fanzine Vivonzeureux ! (en attendant la mort...). Il y avait aussi au sommaire, ce n'est pas une coïncidence, un article sur Grandaddy...


Giant Sand, Pathfinder et Unwed and well sped, en direct le 4 février 1993 dans les studios de VPRO à Hilversum, aux Pays-Bas.

15 avril 2016

GRANDADDY : Hewlett's daughter


Acquis probablement par correspondance chez Action Records en Angleterre en 2000
Réf : VVR5014338 -- Édité par V2 en Angleterre en 2000
Support : CD 12 cm
Titres : Hewlett's daughter (Live at the Mercury Lounge) -- Wonder why in L. A. -- Chartsengrafs (Demo version) -- Hewlett's daughter (Video)

Howe Gelb a annoncé en début d'année qu'il allait mettre en sommeil Giant Sand après une dernière tournée européenne ce printemps, après plus de trente ans d'existence du groupe et alors qu'il atteindra lui-même soixante ans en 2016, après surtout la sortie en 2015 de l'album Heartbreak pass, qu'il estime (à raison) parfaitement réussi.
Étant donné que le concert prévu à Bruxelles tombait un week-end et que, en plus, Jason Lytle de Grandaddy était aussi à l'affiche d'une grande partie des concerts de la tournée, j'ai décidé de profiter de l'occasion pour m'offrir une virée en Belgique afin de voir une dernière fois Giant Sand sur scène, dix-neuf ans après mon premier concert du groupe.



Je m'attendais à voir Jason Lytle seul sur scène, mais non, il était accompagné d'un guitariste, qui faisait aussi des choeurs et jouait un peu de clavier. Jason a oublié de nous le présenter, mais ça s'explique peut-être tout simplement par le fait qu'il était épuisé : si Giant Sand en était à son quatrième concert de la tournée, lui venait de la rejoindre et avait voyagé le jour même depuis les Etats-Unis (plus de quinze heures de trajet...).
Le concert, dont on trouve chez Focus un compte-rendu détaillé (en flamand), était très calme : que des titres lents, sauf Disconnecty et sauf quelques intermède instrumentaux avec boite à rythmes et clavier. Le répertoire était surtout constitué de titres de Grandaddy (Now it's on, El caminos in the West, The crystal lake,...) qu'on a pris plaisir à réentendre dans des arrangements épurés, plus deux titres de ses albums solo et au moins une toute nouvelle chanson, Songbird's son.


Jason Lytle (à droite) et son guitariste-choriste, au Botanique à Bruxelles le 9 avril 2016. Photo : Pol Dodu.

Comme prévu, et même s'il tombait de sommeil, Jason Lytle a rejoint Giant Sand sur scène en fin de concert. Ils ont commencé par interpréter Hewlett's daughter, dans une version particulière, sans clavier mais avec pas moins de quatre guitares. A un moment, Howe réussit quand même à quasiment reproduire le son bizarre des synthés de Jason avec sa guitare et ses pédales d'effet.


Jason Lytle avec Giant Sand, Hewlett's daughter, au Botanique à Bruxelles le 9 avril 2016.

Hewlett's daughter est une chanson que je connais depuis que j'ai acheté The sophtware slump dès sa sortie. Mais à l'époque, avoir l'album ne me suffisait pas et j'achetais à un peu près tout ce qui sortait de Grandaddy. J'avais donc commandé aussi le single, que je ne risquais pas de rater puisque je recevais du groupe ou de son label des cartes postales annonçant les sorties. Celle de The crystal lake était en relief, celle de Hewlett's daughter est plus simple, mais réussie aussi, découpée en forme de piano :



Il fallait bien ça pour annoncer les différents formats du single : un 45 tours et deux CD, tous avec des faces B différentes. Mon choix s'est porté sur le CD 2 parce que, en plus de la vidéo de la version album du titre principal, il contenait une version en concert de Hewlett's daughter, un titre inédit et une démo.
Apparemment, ce disque est en fait très rare car il y a eu une erreur de pressage et la plupart des exemplaires du CD 2 contiennent en fait la vidéo plus les titres du CD 1. Voilà ce qui arrive quand on s'amuse à multiplier les formats !
Le titre en concert, enregistré au Mercury Lounge à New York le 16 mai 2000, est assez proche de la version de l'album, ce qui ne me surprend pas trop car, de mon expérience, l'improvisation sur scène n'était pas le point fort de Grandaddy.
En écoutant la chanson pendant le concert, je m'étonnais qu'une chanson titrée La fille de Hewlett ait un refrain qui se termine par "J'aurais dû être votre fils". Il faut dire que je n'avais jamais prêté particulièrement attention à ces paroles, que je ne comprends pas complètement d'ailleurs ("High above the wrecks on ice shelves and glaciers" ?). Elles semblent en fait surtout s'adresser au père de Hewlett et je crois qu'on doit comprendre "J'aurais dû être votre gendre".
J'aime beaucoup le premier couplet :
"La fille de Hewlett aimait son père
et je crois qu'elle m'a aimé aussi pendant un petit moment.
La fille de Hewlett, je l'ai oubliée.
Maintenant je traite les eaux et les déchets la nuit."
Wonder why in L.A. n'est pas mal du tout, du Grandaddy assez typique, mais j'aime mieux la version démo de Chartsengrafs. Il faut dire que cette chanson très punky, où Grandaddy retrouve l'influence Pixies de ses débuts, est une de mes préférées de The sophtware slump.

L'édition européenne du single, en un seul CD, a l'avantage de rassembler sur un seul disque toutes les faces B anglaises, à l'exception malheureusement de Chartsengrafs. Par contre, sur la réédition en double CD de 2011  de The sophtware slump, il y a bien Chartsengrafs et les autres titres, mais pas la version en concert de Hewlett's daughter !

Jason Lytle et Giant Sand seront le 19 avril au Trabendo à Paris pour l'ultime concert de cette tournée.

08 avril 2016

THE BOO RADLEYS : Lazarus


Acquis d'occasion dans un dépôt-vente de France ou de Belgique dans les années 2000
Réf : CRESCD 137 -- Édité par Creation en Angleterre en 1992
Support : CD 12 cm
Titres : Lazarus -- At the sound of speed -- Let me be your faith -- Petroleum

Je viens (enfin) de lire, et de beaucoup apprécier, To kill a mockingbird de Harper Lee. C'est le moment où jamais pour ressortir un disque de The Boo Radleys...
J'aime beaucoup leurs albums Everything's alright forever et Giant steps. Le premier m'avait été offert par les amis de Creation. Je n'ai jamais acheté le second, mais Radio Primitive l'avait et il me semble bien que je l'avais copié sur cassette.
Lazarus est le premier titre  des sessions de l'album à avoir émergé, plus de six mois avant l'album lui-même. Il y a eu trois autres singles tirés de l'album mais celui-là est mon préféré, et c'est mon préféré des Boo Radleys tout court.
Il n'a pas eu un grand succès commercial, mais Creation a retenté le coup en 1994 avec deux CD de versions remixées. J'en ai un des deux, plus ce single original, que j'ai fini par me procurer des années plus tard et qui, comme beaucoup des singles de ce groupe, est un EP de qualité avec quatre vraies chansons, dont trois hors album.
Tous les remixes ne sont pas mauvais, mais la seule version de Lazarus qui compte, c'est la version originale. Celle de l'album n'est pas mal du tout, mais il lui manque une minute trois-quarts d'introduction instrumentale. C'est donc la version maxi de 6'23, qu'on trouve sur ce CD, qui est la version définitive.
Lazarus, c'est donc d'abord une longue introduction avec des guitares et une basse énorme, digne de Jah Wobble, qui mute à un moment en rythme reggae, et ensuite arrive la chanson elle-même, avec une accroche mélodique aux claviers et surtout à la trompette, par l'invité Chris Moore. C'est les Boo Radleys comme je les aime, quand le chant et les chœurs très pop sont tempérés par des sons et bruit plus bizarres.
Les trois faces B, At the sound of speed, Let me be your faith et Petroleum ne sont pas mauvaises, mais c'est plus du shoegaze de base et on comprend qu'elles aient été écartées de l'album.
Le grand succès est arrivé pour les Boo Radleys avec l'album suivant et son tube Wake up Boo !, mais là c'était devenu beaucoup trop sucré pour moi. J'étais quand même présent quand la tournée qui a accompagné cet album s'est arrêtée à L'Usine à Reims le 16 mai 1995, avec Sleeper en première partie, apparemment.
Je n'ai aucun souvenir du concert lui-même et je ne sais donc même pas s'ils ont joué Lazarus ce soir-là. Tout ce dont je me souviens, c'est que j'ai pu échanger quelques mots après le concert avec Ed Ball, qui jouait du clavier sur scène pour les Boo Radleys dans ces années-là.

Tous les titres de ce maxi, et les différents remixes de Lazarus, sont inclus sur la réédition en triple CD de Giant Steps publiée par Cherry Red en 2010 et toujours disponible.


La vidéo de Lazarus, dans une version encore plus courte que celle de l'album, avec une apparition fugace d'Alan McGee au tout début.

03 avril 2016

THE LILLY BROTHERS : Bluegrass breakdown


Acquis chez Emmaüs à Tours-sur-Marne le 26 mars 2016
Réf : ROUNDER SPECIAL SERIES 01 -- Édité par Rounder aux Etats-Unis en 1977
Support : 33 tours 30 cm
14 titres

Peu de changement chez Emmaüs à Tours depuis ma dernière visite : les vinyls sont toujours dans une pièce à part et plutôt bien classés. Malheureusement, plus de trois mois après, il n'y avait quasiment pas de nouveaux 45 tours (en cherchant bien, j'en ai trouvé deux moyennement intéressants) et les 33 tours étaient dans leur quasi-totalité sans intérêt. Sauf celui-ci, glissé presque de façon incongrue au milieu d'une pile de disques d'opérette et de variété de la pire espèce.
Je ne suis pas excessivement fan de bluegrass, mais c'est une musique que j'ai appris à apprécier. Et surtout, je ne trouve pas tous les jours un album de folk/country en import américain en très bon état, avec en plus une photo de pochette très réussie, sur laquelle on voit les deux frères Lilly, Everett, le grand avec sa mandoline qui a l'air minuscule, et Bea, le petit, avec sa guitare qui a l'air deux fois trop grande pour lui.
Je n'avais jamais entendu parler des Lilly Brothers. Souvent associés au banjoïste Don cover, ils sont originaires de Virginie Occidentale. Leur première session d'enregistrement date de 1948. Un album de leurs premiers enregistrements est paru en 1957. Ils en ont sorti un autre en 1961, chez Folkways. Everett a fait partie par deux fois dans les années 1950 des Foggy Mountain Boys de Flatt et Scruggs.
Dans les années 1960, les frères Lilly et Don Stover se sont installés sur la côte Est et, pendant plus de quinze, ils ont fait beaucoup pour développer la popularité de ce style musical dans la région de Boston en jouant presque chaque soir au Hillbilly Ranch. Ils étaient aussi très célèbres au Japon, où ils ont tourné plusieurs fois et, en 1973, trois albums en publics sont sortis.
En 1964, le label Prestige International avait édité deux albums des Lilly Brothers, Bluegrass breakdwon et Country songs. Quand Rounder, après sa série sur les débuts du Bluegrass, a entamé une "série spéciale" en 1977, c'est The Lilly Brothers qui ont été choisis pour l'inaugurer, avant Bill Monroe, The Louvin Brothers, Flatt et Scruggs, The Stanley Brothers ou Lefty Frizzell. Ça en dit long sur l'estime dans laquelle ils étaient tenus par ce label établi dans le Massachusetts.
L'image que j'ai du bluegrass, c'est celle d'une musique très rapide et instrumentale. Et ça tricote effectivement énormément ici sur le titre d'ouverture sans parole, Bluegrass breakdown de Bill Monroe. Mais les frères Lilly n'étaient pas seulement des instrumentistes virtuoses : ils chantaient aussi très bien, avec des harmonies dans le style des duos de frères des années 1930, des Monroe aux Delmore Brothers, et on en a un bon exemple dès le deuxième titre ici avec I wonder how the old folks are at home, un titre parmi plusieurs ici tiré du répertoire de The Carter Family.
Sur ce disque, outre Don Stover, les frères Lilly sont accompagnés par Herb Hooven au violon et Fritz Richmond à la basse. Même si leur inspiration est traditionnelle, ce qu'ils produisent a un son assez sophistiqué. Et, comme ils ne se cantonnent pas à un répertoire purement bluegrass, avec des titres folk et country comme Miller's cave et Wildwood flower, l'album dans son ensemble est un plaisir à écouter.
Pour vous les faire découvrir, j'ai choisi deux titres, Why did you wander, enregistré par Bill Monroe en 1946 mais resté inédit à l'époque, et We shall meet someday, un gospel composé par T.S. Teddlie.

The Lilly Brothers : Why did you wander. The Lilly Brothers : We shall meet someday.
La pochette de l'édition originale de 1964 de l'album. Sympa, mais moins rigolote.

28 mars 2016

BRUCE SPRINGSTEEN : The River


Acquis d'occasion en Angleterre dans les années 2000
Réf : A1179 -- Édité par CBS en Angleterre en 1981
Support : 45 tours 17 cm
Titres : The River -/- Independence day

En 1978, j'ai beaucoup aimé et acheté le 45 tours Because the night de Patti Smith, mais mon intérêt pour Bruce Springsteen s'est largement limité à ça. Dans le quartier, des copains avaient certains de ses albums, s'éclataient sur Rosalita ou Born to run, une chanson que j'aimais bien, mais pas au point de chercher à en écouter plus. Et en 1980, quand The River est sorti, il n'y avait qu'un seul double album à pochette simple de chez CBS qui m'intéressait : London calling de The Clash ! Mais quand même, j'ai toujours apprécié d'entendre les deux 45 tours tirés de l'album qui ont eu le plus de succès, Hungry heart et The river, et j'ai même fini par acheté ce dernier il y a quelques temps.
J'ai eu envie de le ressortir après avoir lu le n° d'Uncut daté d'avril 2016, avec Springsteen en couverture, qui présente le coffret The ties that bind qui vient de sortir. Comme il l'avait fait il y a quelques années avec Darkness on the edge of town / The promise, il a en effet plongé dans les archives des sessions de The River pour en ressortir un paquet de chansons laissées sur le carreau à l'époque, quitte parfois à refaire la voix.
J'ai appris à cette occasion qu'il s'était passé un an et demi entre le début de l'enregistrement de l'album et sa sortie. Assez vite, Springsteen avait bouclé The ties that bind, un album de dix titres, qu'il avait transmis au label pour le sortir. Mais il n'était pas complètement satisfait et composait chanson sur chanson. Les sessions ont donc repris et, si le double album original comptait vingt titres, plus d'une trentaine d'autres avaient été mis en boite, dont seule une minorité était sortie entre temps, en face B de 45 tours, dans des coffrets ou sur des compilations.
Ce n'est pas seulement à cause de l'intro à l'harmonica, mais j'ai toujours trouvé la chanson The River extrêmement triste, poignante presque. Ça se ressent dans le rythme et l'atmosphère et ça se confirme avec les paroles, qui racontent comment les rêves pourtant très modestes et raisonnables d'un jeune homme se détruisent au fil de la vie. C'est une chanson nostalgique particulièrement triste à l'évocation des bons moments passés à se baigner dans la rivière :
"Et maintenant ces souvenirs reviennent me hanter
Ils me hantent comme une malédiction
Est-ce qu'un rêve est un mensonge s'il ne se réalise pas
ou est-ce quelque chose de pire
qui me renvoie au bord de la rivière
même si je sais que la rivière est à sec"
Et elle n'a l'air de rien, mais j'ai l'impression que The River n'est pas une chanson facile à chanter. Je sais que je chante toutes les chansons faux, et à partir du moment où ce n'est pas juste, je n'ai pas si on peut parler de plus ou moins faux, mais The River est une chanson qui reste en tête des jours après qu'on l'a écoutée et quand je me la chante, même moi je me rends compte que je ça doit être insupportable !
Bruce Springsteen a indiqué en 2015 qu'Independence day, avec The River, Point blank et Stolen car, fait partie des chansons qui constituent le cœur de l'album. Elle avait pourtant été composée et enregistrée une première fois pour l'album précédent, Darkness on the edge of town. C'est aussi une chanson lente aux paroles plutôt tristes, assez proche de The River. Là, il n'est pas tant question de la Fête nationale américaine que d'un fils qui s'apprête à prendre définitivement son indépendance de son père et qui s'adresse à lui avant de quitter la maison familiale. C'est une bonne idée d'avoir associé ces deux chansons sur ce 45 tours, même si on aurait préféré un inédit en face B.
Springsteen est le premier artiste que j'ai vu présenté dans la presse comme un "nouveau Dylan", à l'époque de Darkness on the edge of town. A l'époque, comme je ne connaissais à peu près rien de Dylan, ça me faisait une belle jambe. Aujourd'hui, ça me parait peu approprié, surtout côté paroles. En écoutant ce 45 tours, je pense plutôt parmi les gens que j'apprécie à Elliott Murphy (les deux se connaissent bien) ou Townes van Zandt.


Bruce Springsteen, The river, interprété pour la première fois sur scène en septembre 1979 lors des concerts de Musicians United for Safe Energy. Extrait du film No nukes.


Bruce Springsteen, Independence day, en concert au Summit à Houston le 8 décembre 1978


27 mars 2016

THE SLITS : Man next door


Offert par Dorian Feller à Villedommange au début des années 2010
Réf : Y 4 / RT 044-- Édité par Y / Rough Trade en Angleterre en 1980
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Man next door -/- Man next door (Version)

L'autre jour, en lisant un article de Dangerous Minds sur les Slits, je me disais que, avec dix ans de recul, je pourrais entreprendre de chroniquer une deuxième fois certains disques, soit parce que j'ai de nouvelles informations dessus, des souvenirs récents qui y sont associés, parce que des rééditions ont été publiées avec des bonus ou, le plus souvent, parce que des compléments sont disponibles en ligne.
Quand j'ai chroniqué ma cassette de l'album Return of the giant Slits fin 2006, j'avais réussi à trouver un site qui proposait en téléchargement la fameuse interview bonus (il n'est plus en ligne), mais maintenant Dangerous Minds a dégoté cette interview sur YouTube, mais aussi la vidéo d'Earth beat, que je n'avais jamais vue, et une version en concert de Man next door, que j'avais visionnée il y a quelques temps, les deux avec comme choriste/danseuse une jeune Neneh Cherry, qui était membre du groupe cette période. Aussi étrange que ça puisse paraître, elles se sont connues car Don Cherry et les Slits ont tourné ensemble.
Plutôt que de faire une nouvelle chronique, j'ai mis à jour mon vieux billet, mais tout ça m'a donné envie de ressortir ce 45 tours de 1980 que Dorian Feller a eu la gentillesse de m'offrir il y a quelques années.
En fait, c'est avec Man next door que j'ai découvert les Slits en 1981, sur l'une des toutes premières compilations que j'ai achetées, qui s'avère rester l'une des meilleures, Wanna buy a bridge ?, sortie par Rough Trade US pour présenter aux américains les premières productions de Rough Trade.
Ce 45 tours fait partie des quelques publications du groupe chez Y en 1980, entre ses deux albums studio : le demi-45 tours In the beginning there was rhythm, la compilation pseudo-pirate que je n'aime pas Retrospective et le très bon Animal space.
A l'époque, j'avais vu que la chanson était créditée à un certain John Holt, mais je ne savais pas qui c'était et ce n'était même pas clair pour moi qu'il s'agissait d'une reprise. En fait, cette chanson a une longue histoire et un titre complètement instable. A l'origine, elle est interprétée par le groupe de rock steady de John Holt The Paragons et est publiée en face B de 45 tours en 1968 sous le titre Got to get away.
Dans les années 1970, plusieurs 45 tours sortent, dont un qui reprend en face A la version originale sous le titre Man next door, et en face B une version toastée par Dave Barker intitulée, suivant les éditions, soit Got to get away soit A quiet place.
Il y a aussi une étrange version, également intitulée A quiet place, avec Horace Andy qui chante sur la version de John Holt, et en face B une version instrumentale par The Aggrovators retitrée A noisy place.
En 1979, Dennis Brown publie sa propre version sous le titre Man next door en 45 tours et sur l'album Joseph's coat of many colors. Elle a un certain succès et c'est sûrement celle qui a directement incité les Slits à reprendre la chanson.
Pour boucler la boucle, on poussera jusqu'en 1998 avec l'album Mezzanine de Massive Attack, un groupe qui a de forts liens avec Neneh Cherry, qui contient une version de Man next door chantée par Horace Andy, avec un échantillon sonore pioché chez The Cure.
Pour ce qui est de la version des Slits, j'ai découvert en préparant ce billet qu'elle est souvent décriée par les fans de reggae. Pour ma part, ce Man next door est la première version que j'ai eu l'occasion d'écouter et ça reste ma préférée. J'aime aussi beaucoup la "version" de la face B, que je ne connaissais pas avant d'avoir ce 45 tours.
Je note aussi que ces coquines ont légèrement modifié les paroles. Dans la version originale, le voisin d'à côté est inquiétant et fait du tapage nocturne et le narrateur veut se sauver et emmener sa famille dans un coin plus tranquille. A l'inverse, Ari Up des Slits chante qu'elle voudrait aller dans un endroit plus bruyant !
La version en concert de 1981 nous permet de découvrir comment les Slits concoctaient leur mixture et elle nous permet de nous souvenir d'Ari Up, qui est morte à 48 ans en 2010.


The Slits, Man next door, en concert au Tempodrom à Berlin le 19 juin 1981.

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