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27 juillet 2009

A FLYING NUN SAMPLER


Offert par Alan McGee à Londres probablement fin 1985
Réf : [sans] -- Edité par Flying Nun en Nouvelle-Zélande en 1985
Support : Cassette
15 titres

Bizarrement, si j'ai bien quelques disques Flying Nun éparpillés de-ci de-là, c'est surtout par le biais de compilations que j'ai dans un premier temps découvert ce label néo-zélandais (avec cette cassette, précisément), puis que j'ai suivi son évolution sur une quinzaine d'années. Mais de toute façon, les meilleurs labels, comme Rough Trade ou Creation, brillent généralement aussi par leurs compilations.
Alan avait deux ou trois exemplaires de cette cassette qui traînaient chez lui. Comme je m'étais montré intéressé, il m'en avait donné un, dont je me suis empressé ensuite de passer des extraits dans mon émission de radio. J'imagine qu'à ce moment il avait déjà entamé les discussions avec Flying Nun qui ont abouti quelques mois plus tard à la sortie en Angleterre sur Creation sous licence Flying Nun de l'album compilation des Chills, Kaleidoscope world. Ce disque représentait une étape importante pour chacun des deux labels : pour Flying Nun, lancé en 1981, c'était la première fois qu'un de ses groupes était édité à l'extérieur de la Nouvelle-Zélande, et pour Creation, lancé fin 1983, c'était la toute première fois qu'ils sortaient un disque d'un groupe étranger à leur premier cercle et au Royaume-Uni.
On retrouve déjà ici la majorité des groupes qui ont fait la réputation de Flying Nun tout au long des années 1980, des Verlaines à The Chills en passant par The Clean et les Tall Dwarves. Globalement, si on poursuit la comparaison avec Creation en 84-85, la production ici est souvent de meilleure qualité et les compositions très travaillées (ce qui explique sûrement pourquoi la durée moyenne des morceaux doit tourner autour de 4 minutes). La musique produite est originale on n'est ni dans le rétro, ni dans la reproduction stérile des scènes new wave ou indépendantes britanniques ou américaines.
La face A est quasiment un sans-faute. Death and the maiden des Verlaines est excellent (Il a fallu que j'aille vérifier les paroles, mais c'est bien le nom "Verlaine" qu'on entend dans le refrain). Fetus Productions est abordable (mais c'est normal car il ne s'agit comme je le pensais de l'un des avatars des projets de J G Thirlwell). Les Gordons sonnent un peu plus rock que tout le monde. L'intro de Don't point that thing de The Clean me fait un peu penser pour le coup au New Order des débuts ou à leur clone The Wake, mais plus tard dans le morceau, lors d'une envolée instrumentale, c'est plutôt les Feelies que ça m'évoque. Les Sneaky feelings font partie de mes favoris sur leur label. Ici, Someone else's eyes vaut surtout par son refrain poppy. The Great Unwashed est le seul groupe à décevoir un peu sur cette face : non seulement leur chanson est un peu en-dessous du lot, mais en plus, avec un titre comme Duane Eddy, on était en droit d'espérer un super son de twangin' guitar, malheureusement absent.
Globalement, les groupes présents sur les deux faces font un peu moins bien sur la deuxième que sur la première, à deux exceptions près : The Chills (si Pink frost est un très bon titre, je lui préfère encore Rolling moon) et The Clean, dont le Anything could happen vaut bien Death and the maiden. Parmi les groupes qui font leur apparition sur cette face 2, on constate que The Tall Dwarves n'avaient pas encore atteint leur meilleur niveau et que le Caroline's dream de Children's hour est très bon.
Maintenant que j'ai viré mon vieil auto-radio avec la voiture qui le faisait tourner, je n'écoute quasiment plus de cassettes. Mais ça vaut quand même le coup de temps en temps de se poster devant un appareil en attendant que la bande se déroule quand la musique fixée dessus est de cette qualité. Et le plus étonnant c'est que, contrairement à beaucoup d'autres, le son de celle-ci ne s'est pas encore altéré avec les années.

A voir : le documentaire Flying Nun heavenly pop hits.


05 août 2010

TUATARA


Probablement offert par Philippe D. par correspondance dans la première moitié des années 2000, sinon acquis d'occasion à la même époque
Réf : FNCD 045 -- Edité par Flying Nun en Nouvelle-Zélande en 1990
Support : CD 12cm
15 titres

Tuatara est la dernière en date des compilations Flying Nun à être entrée en ma possession et pourtant j'ai un (petit) doute sur le moyen de son acquisition.
C'est la dernière en date des compilations Flying Nun à être entrée en ma possession et pourtant c'est aussi la première à avoir été éditée (en 1985 dans sa version vinyl), ma cassette A Flying Nun sampler étant hors-commerce.
Cet excellent résumé des quatre premières années du label a en tout cas permis à Flying Nun de commencer à mieux se faire connaître en-dehors de ses bases, notamment en Europe et aux Etats-Unis.
En toute logique, il y a pas mal de doublons avec les autres compilations. On retrouve notamment le Death and the maiden des Verlaines qui, statistiquement, doit être le classique des classiques de Flying Nun car c'est le titre qui revient le plus souvent sur mes compilations, je crois. Il y a aussi l'excellent Fish de The Clean, comme sur Topless women talk about their lives, et plus j'écoute ce titre, plus il me fait penser au meilleur du Biff, Bang, Pow ! des débuts.
En toute logique, c'est avec la cassette promo parue l'année précédente qu'il y a le plus de recoupements. Seuls trois titres sont de stricts doublons (ceux des Verlaines, des Chills et de Fetus Productions) mais par contre les dix groupes de la cassette sont tous à nouveau représentés sur Tuatara, les cinq "petits nouveaux" étant les Bats, les Expandables, présents sur le vinyl original, et les trois groupes en bonus sur le CD, Look Blue Go Purple, Scorched Earth Policy et Doublehappys.
Le titre des Sneaky Feelings, un peu décevant par rapport à leur album de 1986 et celui des Gordons est plus intéressant pour ses trois minutes d'intro instrumentale que pour sa deuxième moitié chantée, mais l'album dans son ensemble est d'une excellente qualité, à commencer par les titres des Bats (I go wild) et des Tall Dwarfs (The brain that wouldn't die)
On sent une influence du son post punk anglais et américain chez Marie And The Atom (Le violon me rappelle un peu Tuxedo Moon, notamment) et chez Look Blue Go Purple, et c'est tout sauf désagréable.
Le disque se termine en beauté avec Since the accident de Scorched Earth Policy et Needles and plastic des Doublehappys, un groupe pré-Straitjacket Fits qui est ici un peu cousin des Modern Lovers première période.
En tout cas, pour une première compilation, Tuatara constituait un témoignage brillant à la fois du foisonnement musical néo-zélandais de la première moitié des années et du talent des gens de Flying Nun à le capter et le diffuser.

17 janvier 2010

HEAVEN ?! 81-96


Acquis probablement avec un abonnement aux Inrockuptibles fin 1996 ou début 1997
Réf : Promo FN 002 CD -- Edité par Flying Nun en France fin 1996 ou début
Support : CD 12 cm
16 titres

Comme celle des Pixies, voici une de ces très belles compilations siglées Inrockuptibles, destinées avant tout aux abonnés du magazine, mais qu'on pouvait aussi parfois se procurer chez son disquaire dans le cadre d'une opération promotionnelle.
La pochette est superbe et l'occasion est rêvée pour les fans de Flying Nun qu'étaient probablement les journalistes des Inrocks dans leur majorité, puisqu'il s'agit de fêter les quinze ans de Flying Nun, au moment pile où eux-mêmes sortaient un album (imprimé) pour fêter leurs dix ans. Il me semble que, pendant ces dix ans, et depuis encore, Les Inrockuptibles ont été le plus fidèle soutien en France de la pop ligne claire de Flying Nun.
Le disque a beau être sous-titré 81-96, il se concentre sur la production récente (à l'époque) du label, de 1995 et 1996. Ça avait l'avantage de limiter pour moi les doublons avec les titres que j'avais déjà sur des compilations Flying Nun, qui se limitent au bout du compte à trois, les classiques Death and the maiden des Verlaines et Point that thing somewhere else de The Clean qui étaient déjà sur ma cassette Flying Nun Sampler, et Filter, de David Kilgour, qu'on trouve aussi sur Something for the weekend.
Malgré tout, même s'il s'agit de titres que je ne connaissais pas avant, une grande partie des groupes présents ici sont des piliers du label, des 3D's, à qui il revient de l'honneur d'ouvrir le bal avec l'excellent Ben, aux Chills, qui en étaient déjà à ce moment-là à l'étape de la reformation. Les Tall Dwarfs sont bien là, mais en ordre dispersé avec des titres solo d'Alec Bathgate et de Chris Knox. Les deux sont bons et ce n'est pas un match, mais c'est Knox qui a ma préférence avec son Not given lightly.
Parmi les "petits nouveaux" de l'année, Garageland et Superette s'en sortent pas mal, ainsi que Loves Ugly Children, la preuve vivante que les Pixies et le grunge ne sont pas passés complètement inaperçus en Nouvelle-Zélande, mais mes préférés sont King Loser, avec Morning dew, un duo à la Hazlewood/Sinatra. Pas étonnant que ça me fasse tellement penser à Lee Hazlewood : après vérification il s'avère que Morning dew, une chanson qui n'a été ni écrite ni créée par lui, a été reprise par Lee Hazlewood en 1968, et par des dizaines d'autres.
En fin de disque, Country sow de Solid Gold Hell et Old & blue de Bike s'écoutent bien, mais j'ai eu beaucoup de mal à aller au bout des dix minutes plus ou moins bruitistes du Usurper de HDU.

01 novembre 2009

SOMETHING FOR THE WEEKEND


Acquis peut-être bien chez Rough Trade à Paris en décembre 1994
Réf : FNUN2 -- Edité par Flying Nun en Angleterre en 1994
Support : CD 12 cm
12 titres

Allez, un petit truc pour le week-end.
Avec sa pochette cartonnée, ce disque ressemble vraiment à un CD promo distribué aux professionnels pour faire connaître les nouvelles parutions d'un label, mais il y a un code-barre, aucune mention "promo" et je crois me souvenir l'avoir acheté chez Rough Trade à Paris. Cette compilation tomberait donc dans une autre catégorie très courante, celle des disques mis en vente à bas prix pour faire connaître au public les nouvelles parutions d'un label.
Something for the weekend n'est d'ailleurs pas à proprement parler une vraie compilation, avec une liste de titres variée et travaillée. Non, on a ici tout simplement six albums récents (en 1994) de Flying Nun dont on a extrait deux titres de chacun. Du coup, aucun recoupement avec mes précédentes compilations Flying Nun, In love with these times et The Flying Nun compilation, sorties bien avant 1994.
Du fait de l'actualité, c'est David Kilgour qui se taille la part du lion ici, avec quatre titres, deux de son album solo Sugarmouth et deux avec The Clean, groupe historique pour lequel Flying Nun a été fondé, qui a enregistré l'album Modern rock à l'occasion de l'une de ses reformations (Ils viennent de sortir un tout nouvel album, Mister Pop).
Dans le lot, Filter (David Kilgour) et Starting point (The Clean) sont mes préférés, mais l'instrumental Stomp the guru de The Clean est aussi intéressant, d'autant plus qu'il s'écarte un peu de leur veine indie-pop habituelle.
J'aime d'ailleurs bien au moins un des titres de chacun des groupes. La seule exception, c'est Solid gold hell : en les écoutant, je me disais que ça sonnait comme une fusion jazz et hardcore. En voyant que le titre de l'album était Swingin' hot murder, je me suis dit que je ne devais pas trop me tromper. En tout cas, ce n'est absolument pas mon truc.
Par contre, pour Chug, j'aime beaucoup Evil knievel alors que pour les 3Ds c'est l'excellent Beautiful things, proposé ici dans sa version single.
Les titres des Tall Dwarfs sont extraits de 3 EPs, un album qu'on avait reçu à La Radio Primitive, ce qui m'avait permis de vraiment faire connaissance avec ce groupe et de pas mal le passer dans mon émission Vivonzeureux!. Bee to honey et Self-deluded dream boy ne sont pas mal, surtout le premier, mais franchement, si j'avais eu le choix, j'aurais extrait d'autres titres de cet excellent album, What goes up et For all the Walters in the world pour commencer, ou même Kidstuff, Two dozen lousy hours, More 54, Bob's yer uncle...
N'empêche, voilà au bout du compte un bon petit disque pas cher qui donne un bon instantané sonore de la (riche) production de Flying Nun en 1994.

23 décembre 2010

THE SOUND IS OUT THERE


Acquis au Record & Tape Exchange de Camden le 18 novembre 2010
Réf : FN CD 334 -- Edité par Flying Nun en Nouvelle-Zélande en 1995
CD 12 cm
12 titres

Je pensais en avoir bel et bien fini avec ma série de billets sur les compilations Flying Nun puisque j'avais fait le tour de toutes celles en ma possession. Oui mais voilà, je n'avais pas imaginé que, toute petite et perdue dans sa pochette cartonnée parmi des centaines de boitiers en plastique du rayon des disques à 1 £, je tomberais sur cette compilation venue d'ailleurs que je n'avais jamais vue auparavant.
Il s'agit d'une compilation-catalogue du Flying Nun de 1995 qui a le gros avantage de n'avoir absolument aucun titre en commun avec toutes celles que j'avais déjà. Il n'y a rien d'écrit dessus mais je me demandais s'il s'agissait d'un disque vendu dans le commerce ou d'un CD promo. Une publicité de l'époque m'a apporté la réponse : ce disque en édition limitée était vendu pas cher, mais il était aussi offert en promo aux acheteurs d'une des trois parutions de Flying Nun de septembre 1995. Il y a également eu une tournée Flying Nun en Australie sous cette bannière The sound is out there, qui fait référence à X Files.

Il n'y a pas un mauvais titre dans le lot. Le son est varié mais le style de pop-rock qui a fait la réputation du label dans les années 80 est assez peu présent, sauf dans une reconfiguration un peu folky avec Sweet angel des Magick Heads, ce qui n'est pas surprenant car l'un des membres du groupe est Robert Scott (The Clean, The Bats). Il y a aussi l'inamovible Chris Knox, qui réussit comme toujours un sans faute avec juste sa voix, une boite à rythmes et une guitare saturée pour Half man half mole.
Globalement, les groupes ont un son plus lourd, comme Garageland avec l'excellent Pop cigar, qui ouvre l'album, Bailterspace, Superette ou Loves Ugly Children avec le punky Messing things up. Snapper signe avec Hammerhead une belle réussite dans un style Jesus and Mary Chain à boite à rythmes. Il y a une une tendance post-rock assez marquée, qui est renforcée par les groupes "internationaux" signés sous licence par Flying Nun pour les antipodes : Labradford, avec un titre un peu mou du genou qui est pour moi le plus faible du lot; Stereolab, avec un très bon et énergique Farfisa, chanté en français, qui a le bon goût de s'arrêter au bout de deux minutes alors qu'on s'attend à ce que le groupe parte en transe pour un quart d'heure; et enfin la bonne surprise Cul de Sac avec The Kim Parker report, un titre à la PIL extrait d'une compilation de cassettes démos et de répétitions. On n'est pas trop surpris d'apprendre que le groupe a collaboré avec Faust. Un peu plus de savoir qu'ils ont fait de même avec John Fahey !
La distinction "Mon morceau préféré du disque" est attribuée à un instrumental, 76 comeback de King Loser, du surf garage d'anthologie, un croisement entre Lucifer Sam et Jonathan Fire*Eater qui me rappelle évidemment The whole world is turning Brouchard ! et qui est parfaitement à sa place au même catalogue que le Fish de The Clean.Allez, au revoir Madame la Nonne Volante, et à une prochaine peut-être, sait-on jamais ?

11 septembre 2009

IN LOVE WITH THESE TIMES - A FLYING NUN COMPILATION


Acquis probablement dans une FNAC parisienne en 1990
Réf : FNE 28 CD -- Edité par Flying Nun Europe en Europe en 1990
Support : CD 12 cm
19 titres

Après la cassette promo de 1984/1985 et la sortie de la compilation Kaleidoscope world des Chills en 1986 chez Creation, la branche Europe de Flying Nun s'est rapidement développée, parallèlement à l'éclosion et au succès de tous les groupes qui ont fait l'âge d'or du label, des Verlaines aux Tall Dwarfs et de Straitjacket Fits aux Bats.
De mon côté, j'avais fait depuis relativement peu de temps l'acquisition d'une platine CD et j'essayais de concentrer mes achats de ce support sur des disques qui avaient effectivement un "plus produit" par rapport aux 33 tours. Autrement dit, il fallait qu'ils soient pas chers et/ou avec beaucoup de titres. Cette compilation-catalogue de Flying Nun Europe remplissait ces deux conditions, ce disque a donc été l'un des premiers CD (disons un des trente ou cinquante premiers) à avoir rejoint mes étagères.
Les titres compilés sur In love with these times ont tous été édités entre 1986 et 1988, il n'y a donc aucun recoupement de titres avec A Flying Nun sampler, même si les deux ont bien sûr plein de groupes et encore plus de musiciens en commun.
Généralement, les groupes les plus connus s'en sortent très bien ici. Le Rain des Chills, extrait de leur premier album Brave words, est impressionnant, surtout pour la performance vocale de Martin Phillips. Avec The slide, les Tall Dwarfs atteignent déjà des sommets. J'aime beaucoup le North by North des Bats (un peu plus que les titres présentés ici des Straitjacket Fits et des Verlaines) et Trouble with Kay est carrément mon titre préféré du premier album de Sneaky Feelings (la Kay en question étant justement la guitariste chanteuse des Bats).
Parmi les groupes un peu moins connus, je retiens surtout Hang on de Snapper (l'un des projets de Peter Gutteridge de The Clean, qui étaient alors séparés), mais aussi Grader spader de Bailter Space, les Able Tasmans, The Jean Paul Sartre Experience et les Headless Chickens avec leur boite à rythmes.
Les six derniers titres de l'album ne figuraient pas sur l'édition originale néo-zélandaise de l'album. Parmi ceux-ci, mon préféré est de loin le premier, Barlow's House de Dead Famous People. Cette chanson, qui pourrait être sous-titrée en référence aux Smiths You should never go back to the old house, est assez réussie, avec son orgue discret. La chanteuse du groupe, Donna Savage, est surtout restée dans l'histoire pour avoir été l'interprète de Kiss and make up, le deuxième single de Saint Etienne.

25 avril 2010

TOPLESS WOMEN TALK ABOUT THEIR LIVES


Acquis chez Parallèles/Gilda à Paris à la fin des années 1990
Réf : FNCD402 -- Edité par Flying Nun en Nouvelle-Zélande en 1997
Support : CD 12 cm
14 titres

Topless women talk about their lives. Voilà un titre accrocheur, et trompeur également puisqu'on ne trouve aucune femme topless sur la pochette de CD et je suis à peu près sûr qu'elles ne sont pas particulièrement nombreuses non plus dans le film dont ce disque constitue la bande originale.
A l'origine, Topless women talk about their lives était une série télévisée, lancée quasiment sans budget avec des acteurs non payés et des histoires largement improvisées. 41 épisodes de 4 minutes ont ainsi été diffusés.
Au bout de dix mois, l'actrice Danielle Cormack s'est retrouvée enceinte. Elle s'attendait à voir son personnage disparaitre de la série. Au lieu de ça, l'auteur-réalisateur Harry Sinclair a écrit tout un script autour de sa grossesse, a trouvé les financements et en 1997 la série est devenue le film Topless women talk about their lives.
La musique joue un rôle central dans la série et dans le film et, comme tout cela se passe en Nouvelle-Zélande, chaque épisode de la série utilisait un titre du catalogue Flying Nun, une pratique qui s'est poursuivie et amplifiée au moment du passage au long métrage.
Quand il s'est agi de sortir un disque de la bande originale, Harry Sinclair a tenu à faire une sélection la plus cohérente possible parmi tous les titres utilisés. Mission accomplie, avec 14 titres qui constituent un mélange équilibré de classiques du label du début des années 80 et de productions plus récentes des années 1990.
Evidemment, comme il s'agit de la cinquième compilation Flying Nun dont j'ai fait l'acquisition, il y a quelques doublons avec mes précédents disques. Ce n'est pas un hasard si seuls d'excellents titres sont concernés : North by North des Bats, She speeds des Straitjacket fits, Anything could happen et Point that thing somewhere else de The Clean et Not given lightly de Chris Knox, qui a sur ce titre un jeu de guitare à la Stuart Moxham que je n'avais pas repéré la dernière fois.
Parmi les titres que je n'avais pas déjà, il y a d'excellents classiques du label, comme I love my leather jacket des Chills et surtout l'excellent instrumental Fish de The Clean, la face A d'un maxi au titre à rallonge de 1982, Great sounds great, good sounds good, so-so sounds so-so, bad sounds bad, rotten sounds rotten!!, qui, avec ses guitares influencées par les Byrds psychédéliques, montre une fois plus que les groupes de débuts de Creation et de Flying Nun écoutaient les mêmes disques chacun à un bout du monde. Pour ce qui concerne les jeunes pousses des années 90, ma préférence va à 3Ds, le seul groupe qui a droit à trois titres, mais un seul suffit à gagner mon vote, celui qui ouvre le disque, Hey seuss, avec un chant fortement influencé par celui de Black Francis. Buddy de Snapper et Saskatchewan de Superette sont également excellents.

04 mai 2013

THE CHILLS : Heavenly pop hit


Acquis chez Cancer Research à Londres le 26 avril 2013
Réf : LASHX 22 -- Edité par Slash/London en Angleterre en 1990
Support : 45 tours 30 cm
Titres : Heavenly pop hit -/- Whole lot of non -- Wave watching

Je l'anticipais depuis un moment, mais cette fois c'est arrivé et c'est bel et bien la fin d'une époque. Dans la cave du principal magasin Music and Goods Exchange, au 38 Notting Hill Gate à Londres, finis les disques bradés à 10 pence parce qu'ils n'ont pas trouvé preneur (récemment, il s'agissait de CD singles ou promos, plus des 45 tours à 50 pence; il y a bien longtemps, la cave était remplie de 45 tours à 10 pence, de maxis et d'albums à 20 ou 50 pence). Désormais, on n'y trouve plus que des disques qui démarrent à 2 £, CD ou 33 tours, et plus un seul 45 tours. On peut toujours y faire des affaires, car les prix baissent au fil du temps, et j'ai trouvé plusieurs disques de qualité à 50 pence ou 1 £, mais je n'en suis pas ressorti comme ces derniers temps avec une pile de 30 à 50 CD pour 5 £.
Changement aussi à l'étage, ou depuis au moins trente ans, on trouvait les raretés pop et rock. J'y allais avant tout pour le plaisir des yeux, mais là aussi on pouvait faire de très bonnes affaires quand les prix avaient baissé. Mais les raretés sont désormais réparties dans les différents magasins de la chaîne, pour faire place au stock Soul and Dance d'une de leurs boutiques spécialisées qui a récemment fermé : les loyers à Londres sont à des hauteurs incroyables...
Malgré tout, je suis revenu d'un week-end à Londres avec pas mal de bonnes choses, dont beaucoup trouvées dans des boutiques de charité, à des prix corrects, ce qui m'a surpris. Je suis notamment ressorti d'un magasin Cancer Research du quartier de St John's Wood avec deux vinyls et six CD à 1 £ pièce : c'est très rare que je trouve autant de bons disques au même endroit.
Parmi ceux-ci, il y avait ce maxi des Chills, un grand disque dans une pochette toute fine, un format pour lequel j'ai peu d'affection, mais celui-ci est comme neuf, et surtout excellent.
J'ai peu suivi les Chills après avoir pourtant apprécié la compilation de leurs premières parutions chez Creation puis leurs différents titres sur des compilations Flying Nun.
J'ai bien vu The Chills en concert le 7 octobre 1989, à l'affiche d'un fameux concert du Festival des Inrocks avec Felt, The La's et The Stone Roses, mais une Cigale bourrée à craquer ce n'est pas un lieu de concert idéal pour moi et j'ai peu de souvenirs de leur prestation, que j'ai peut-être suivie en partie de l'extérieur de la salle.
Ce concert a eu lieu juste après la fin de l'enregistrement du troisième album des Chills, Submarine bells, que ce single annonçait. J'ai eu l'occasion de l'écouter à l'époque, mais ce fut sûrement une écoute trop rapide et distraite tant j'étais d'avance persuadé que ce premier album sur un gros label était trop propret et trop pop ligne claire. Ce en quoi j'avais complètement tort et c'est ce qui m'a frappé en mettant Heavenly pop hit sur la platine. La production de Gary Smith sur ce titre (connu pour son studio Fort Apache et notamment le Come on pilgrim des Pixies) reste très sobre et le son n'est pas différent des précédents disques chez Flying Nun, avec un orgue très présent et, aux choeurs, Donna Savage, qu'on avait entendue sur la version de Kiss and make up de Saint Etienne. Il fallait oser donner un tel titre à un disque aussi important pour les Chills mais, même si le succès du single, plus qu'honnête, n'a pas été stratosphérique, Martin Phillips a s'est montré à la hauteur avec une chanson assez surprenante car la mélodie qui me parait la plus forte et la plus accrocheuse n'est pas celle du refrain, comme pour la plupart des tubes pop il me semble, mais celle des couplets.
Les deux titres de la face B sont issus des mêmes sessions mais ne sont pas sur l'album, et là  encore le son est pop mais pas surproduit et ces titres n'auraient pas déparé sur Kaleidoscope world. L'orgue et la guitare sont à l'unisson sur Whole lot of non, un titre que j'ai du mal à comprendre, tandis que, pour la première fois, la guitare est très en avant sur Wave watching, où on traverse presque la mer entre la Nouvelle Zélande et l'Australie pour atteindre le territoire des Go-Betweens.
En tout cas, voilà un disque excellent de bout en bout comme on aimerait en trouver plus souvent, pas cher et en bon état si possible, tout en sachant que, plus le temps passe, plus les (bonnes) occasions risquent de se faire rare.



21 janvier 2008

FELT : Me and a monkey on the moon


Acquis à La Clé de Sol à Reims en 1989
Réf : ACME 024CD -- Edité par El en Angleterre en 1989
Support : CD 12 cm
10 titres

L'affiche était alléchante pour cette première soirée du 2ème Festival des Inrockuptibles à La Cigale : Felt, les Chills, les La's et les Stone Roses !
Qu'on ne s'y trompe pas cependant. Je n'apprécie pas trop ces concerts dans des salles de mille places ou plus pleines à craquer et, si j'ai fait le déplacement à Paris ce jour-là, c'est uniquement pour Felt, que je n'avais pas vu en concert depuis celui de Londres deux ans et demie auparavant, et dont les concerts en France étaient des plus rares : à part celui-ci et le premier, que j'avais organisé à Reims le 21 juin 1986, je ne trouve mention, dans un article de Libération non daté, que d'un autre concert annoncé de Felt, à Paris au Rex-Club en première partie de Primal Scream, fin 1988 ou début 1989.
Je ne sais plus dans quel ordre sont passés les groupes. Je me souviens d'avoir un peu écouté les Chills du fond de la salle, un groupe que j'aimais pourtant bien depuis que Creation avait sorti la compilation Kaleidoscope world sous licence Flying Nun en 1986.
Pour les Stone Roses, dont j'aimais beaucoup quelques titres, surtout Made of stone, c'était tellement la folie, avec notamment les fans anglais qui avaient dû descendre de Londres, Manchester ou Liverpool, que j'ai passé une bonne partie du concert dans le hall de La Cigale, me contentant de quelques incursions dans la salle.
Pour les La's, mes souvenirs sont très flous. J'ai en tête un très bon son sixties et un John Power sautillant avec sa tête bouclée, mais j'associe ce souvenir à un concert à L'Usine de Reims ! Seul problème : je ne retrouve dans mes archives aucune mention d'un concert des La's à Reims !! Il est possible que je confonde avec l'excellent concert des Real People à L'Usine le 9 novembre 1991, un autre groupe de Liverpool dont le son ce soir-là était bien meilleur que celui de leur album.
Par contre, je n'ai pas perdu une miette du concert de Felt, et quelle déception ce fut ! Felt n'a jamais eu de jeu de scène à proprement parler (voir le DVD A declaration pour confirmation), mais a toujours donné d'excellents concerts à chaque fois que j'ai eu l'occasion de les voir dans leurs différentes formations, sans jamais rechercher à reproduire vainement les délicates broderies de leurs enregistrements studio. Mais ce soir-là, rien ne fonctionnait. On avait l'impression que le groupe ne jouait pas ensemble, que Lawrence faisait la gueule...
Il n'est jamais facile d'accéder aux loges des groupes quand on n'a pas de pass, surtout lors des gros concerts et encore plus à Paris. Ce soir-là, alors que je prenais l'air sur le boulevard Rochechouart, j'ai hésité à me battre pour essayer d'aller voir le groupe avant de renoncer : j'aurais eu bien du mal à trouver quoi que ce soit de positif dire au groupe sur leur prestation sans leur mentir. J'avais vu un groupe en pleine décomposition, dont je voyais mal comment il pouvait survivre longtemps après ça.
Je n'ai donc pas du tout été surpris d'apprendre quelques semaines plus tard dans le NME que Felt annonçait sa séparation fin 1989 après une dernière tournée anglaise et la sortie d'un nouvel album, Me and and a monkey on the moon.

Après ce concert parisien, je craignais le pire en achetant ce disque, mais pour le coup j'ai été agréablement surpris : il n'est pas mauvais du tout ! Il est certes très différent du reste de la production de Felt, à des années lumières du maxi The final resting of the ark par exemple, ou du premier mini-album Crumbling the antiseptic beauty. C'est un disque de pop-rock presque normale, et la production discrète d'Adrian Borland, de The Sound, y est peut-être un peu pour quelque chose. Mais pas seulement. Les paroles de Lawrence sont plus directes (Budgie jacket relate une agression pédophile sur un ton presque journalistique) et le son a évolué : les solos de guitares sonnent très américains parfois et les claviers de Martin Duffy sont moins en avant mais plus variés, avec le petit son de synthé qu'on trouvait sur Space blues qui revient plusieurs fois et qui, comme le disque dans son ensemble, confirme l'intérêt de Lawrence pour un retour sur les années 70 qui se cristallisera avec Denim.
L'excellente chanson d'ouverture, I can't make love to you anymore, synthétise tous ces éléments. Au niveau du titre, on ne peut guère faire plus direct, et on est très loin du style ampoulé qui a fait la réputation de Felt, comme Whirlpool vision of shame, Sunlight bathed the golden glow ou Trails of couleur dissolve ! La guitare slide et l'ambiance générale font penser au meilleur Weather Prophets ou Peter Astor en solo, et on n'est pas surpris de découvrir dans les crédits que Peter Astor fait justement les choeurs sur ce titre, avec Rose McDowall des Strawberry Switchblade.
Avec cette seule chanson, Felt avait réussi ses adieux en beauté et aurait pu s'arrêter là, ou nous coller une demie-heure de piano solo pour boucler le disque comme sur The Pictorial Jackson Review. Mais non, le reste du disque est d'un très bon niveau de bout en bout, avec des titres enlevés (Mobile shack, Get out of my mirror) et de belles chansons Never let you go, Cartoon sky ou Free qui n'auraient pas déparé sur Forever breathes the lonely word ou Ignite the seven cannons.
New day dawning est particulièrement intéressante puisqu'elle synthétise avec un meilleur son les principales qualités de Poem of the river : le début de la chanson ressemble beaucoup à A declaration (surtout le rythme de basse) et commence justement par une déclaration ("There are some things that I should say before I go and there are some things that you should know") et elle se termine dans une longue envolée de solos de guitares qui pourrait rappeler Riding on the equator.
Avec cet album, Felt tire sa révérence de manière très élégante et, a posteriori, Me and a monkey on the moon peut constituer un point d'entrée très accessible pour qui voudrait faire connaissance avec la musique de Felt, à la condition expresse bien sûr de faire ensuite le chemin à rebours jusqu'à Crumbling the antiseptic beauty.

26 décembre 2005

COME! : A CREATION RECORDS PROMOTIONAL CASSETTE


Offert par Laurence V. à Paris le 21 avril 1986
Réf : CRE PROMO ONE -- Edité par Creation en Angleterre en 1986 -- Not for resale
Support : Cassette
Titres : Therese (The Bodines) -- Cold heart (The Jasmine Minks) -- Love song # 2 (The Weather Prophets) -- Love's going out of fashion (Biff, Bang, Pow !) -- Rolling moon (The Chills) -- Subterranean (Primal Scream)

Ce fut une journée bien chargée, ce lundi 21 avril 1986. Elle s'annonçait bonne, car Jonathan Richman devait donner un concert à l'Eldorado à Paris.
J'étais parti de Reims avec un membre des Combinaisons (Bruno ?) pour aller retrouver un autre membre du groupe (Philippe, mais c'est peut-être l'inverse) chez lui à Paris. Tous les trois, on s'est ensuite rendus assez tôt dans l'après-midi vers le lieu du concert. A quelques centaines de mètres de l'Eldorado, boulevard Saint-Martin, on passe devant une sanisette ouverte. Il y a un mec inconscient assis sur la cuvette, avec une seringue qui pend, plantée dans son bras. On se serait cru dans un film. Il nous a fallu quelques minutes pour trouver une cabine et appeler les secours. Pendant que j'écoutais le répondeur qui me disait qu'on prendrait bientôt mon appel, on a finalement vu arriver les secours arriver près de la sanisette, et on a pu continuer notre chemin.
Les Combinaisons ont acheté leur billet pour le soir, tandis que moi j'ai réussi à me faire admettre à l'intérieur, et j'ai pu assister à la balance de Jonathan Richman, accompagné d'Andy Paley et de Brennan Totten, tous les deux à la guitare acoustique. L'événement, c'est que pour la première fois de ma vie, j'entendais Jonathan jouer du saxophone ! (notamment pour une version d' "Egyptian reggae", il me semble me rappeler).

Ensuite, j'ai pu récupérer un passe pour le concert, et je me suis rendu à l'appartement de Laurence V. Laurence, la dernière fois que je l'avais vue, c'était à Londres l'automne précédent, au retour de deux concerts de Jesus and Mary Chain à Manchester et à Leeds. Là, comme elle était à Paris aussi, on s'était donnés rendez-vous. Au cours de la conversation, elle a sorti cette cassette promo de Creation, et m'a demandé si j'en avais eu un exemplaire. La réponse étant négative, elle m'a donné son exemplaire, car elle comptait en récupérer un de retour à Londres.

Un peu plus de deux ans après les débuts de Creation, il s'agit donc de la première parution promo du label, à un moment où il était en pleine expansion.
Il y six titres dessus. "Therese", des Bodines, allait devenir un gros succès. "Cold heart" des Jasmine Minks et "Love's going out of fashion" de Biff, Bang, Pow ! sont parmi les meilleurs des singles respectifs de ces deux groupes. "Rolling moon" des Chills est extrait du premier disque édité par Creation qui ne soit pas une production originale : "Kaleidoscope" a été sorti par Creation en Angleterre sous licence de Flying Nun. Les Weather Prophets n'avaient sorti aucun disque sous leur nom au moment de la diffusion de la cassette. "Love song # 2" était donc alors inédit, mais on a retrouvé cet enregistrement en face B de leur premier single, "Almost prayed", sous son titre définitif, "Like Frankie Lymon".
Le titre le plus intéressant du lot, c'est "Subterranean" de Primal Scream, tout simplement parce que cette très bonne chanson est restée officiellement inédite. C'est d'ailleurs incompréhensible, puisque, à l'automne 1985 lorsque je les avais vus en tournée, cette chanson figurait en très bonne place dans le répertoire du groupe. Ils l'ont même enregistrée pour une Peel session. Je pensais même à l'époque que "Subterranean", avec son refrain "I love you, do you love me ? I love you, ah do you love me now ?" serait la face A du second single du groupe. Eh bien non, et on n'a retrouvé cette chanson ni sur le premier album, ni même sur une obscure face B de single. Je ne serais pas surpris que l'enregistrement proposé ici soit celui de la Peel session.
Il y a un message de propagande publicitaire imprimé sur la jaquette de la cassette, presque illisible en noir sur bleu, mais on peut déchiffrer : "A taste of things to come...Get ready for Lawrence...Creation Records, the world just wouldn't be the same without it" (et en effet, "Ballad of the band" de Felt allait sortir ce printemps 1986).

Après un café, je suis retourné rapidement à l'Eldorado, pour trouver l'entrée bloquée par quelques voitures de flics de Pasqua (le Sarkozy de l'époque était effectivement Pasqua, le parrain politique des Hauts-de-Seine et de Sarkozy !). J'ai très vite appris que le concert venait d'être annulé car la salle n'était pas aux normes. Jonathan était sorti s'excuser auprès du public un peu plus tôt, et avait chanté quelques chansons a capella. Mais pas mal de gens étaient arrivés depuis, dont certains avaient fait des centaines de kilomètres pour l'occasion.
Avec mon passe, j'ai pu entrer dans l'Eldorado, juste à temps pour croiser Jonathan qui quittait les lieux, lui expliquer la situation et lui demander s'il pouvait rechanter quelques chansons. En sortant, j'ai récupéré un paquet des affiches géantes et moches du concert que j'ai distribuées aux gens dehors pendant que Jonathan entamait un mini-tour de chant sur le trottoir du boulevard de Strasbourg, accompagné d'Andy à la guitare et de Brennan aux percussions (sur sa guitare retournée) : "That Summer feeling", "Give Paris one more chance", "Chewing gum wrapper"... Evidemment, un petit attroupement s'était formé autour des musiciens, et tout le monde les accompagnait en choeur. Mais la maréchaussée était bien sûr toujours présente, alors, avant d'entamer sa dernière chanson, "Just about seventeen", Jonathan a tenu à s'adresser à eux pour leur demander "Gendarme, c'est possible pour encore une fois ?".

Le lendemain, je quittai Paris avec une cassette Creation en poche, mais sans avoir assisté à un concert complet avec Jonathan Richman au saxophone...

Ajout du 29 janvier 2010 :
Pour avoir une idée ce qu'on a raté à Paris le 21 avril 1986, voici un extrait du concert de Madrid plus tôt dans la tournée, le 8 avril.
Jonathan, Andy Paley et Brennan Totten interprètent "This kind of music", "The UFO man" et "La bamba".



Ajout du 28 novembre 2013 :
Et voici l'affiche promo correspondante, en noir et blanc à peine lisible, trouvée sur la page Facebook des Jasmine Minks.