31 juillet 2006

JOHN FAHEY AND HIS ORCHESTRA : After the ball


Acquis sur un vide-grenier de la Marne, probablement à Sillery, vers 2001
Réf : MS 2145 -- Edité par Reprise aux Etats-Unis en 1973
Support : 33 tours 30 cm
11 titres

Quand je suis tombé sur ce disque, en fin de parcours d'un vide-grenier herbu et assez humide, j'y ai regardé à deux fois : je fouillais un carton de disques assez anodin, et non seulement je venais de tomber sur un disque attribué à John Fahey, incongru dans ce contexte, mais en plus, de la pochette avec sa boule à facettes et son danseur gominé au label et aux autres mentions de pochette, rien ne m'indiquait qu'il s'agissait bien du John Fahey que je connaissais, surtout de réputation, pour ses enregistrements solo acoustiques, de rags et autres titres folks, sur des labels comme Revenant ou Takoma.
J'ai tenté le coup, et bien m'en a pris, car il s'agissait bien du même John Fahey, les différences avec les disques que je connaissais s'expliquant par le fait que "After the ball" est l'un des deux seuls disques qu'il a enregistrés pour un gros label, le deuxième et dernier, aucun des deux ne s'étant vendu suffisamment pour satisfaire sa maison de disques.
La pochette d'un goût douteux est la seule "compromission commerciale" vraiment évidente. Pour ce qui est de la musique, ce que certains fans considèrent peut-être comme un faux-pas est pour moi une bénédiction : le fait que John Fahey ne joue pas ici en solo, mais accompagné d'un orchestre comprenant notamment des cuivres dixieland et des joueurs de guitare, banjo, ukulélé.
Pour moi c'est un bonheur, car j'ai un peu de mal à digérer les longs instrumentaux en solo à la guitare acoustique qui ont fait la réputation de Fahey. Ici, les titres de ce style, comme "Horses" et "Om shanthi norris", sont bons, plutôt courts, et rehaussés de banjo et d'autres guitares, et ceux qui sont accompagnés de cuivres sont rafraichissants, notamment mon titre préféré de l'album, une version de "I wish I knew how it would feel to be free", proche dans l'esprit de ce que je connais du Dirty Dozen Brass Band ou du "Cakewalk into town" de Taj Mahal que j'adore aussi : on dirait de la musique de funérailles enjouées !

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