04 mai 2013

THE CHILLS : Heavenly pop hit


Acquis chez Cancer Research à Londres le 26 avril 2013
Réf : LASHX 22 -- Edité par Slash/London en Angleterre en 1990
Support : 45 tours 30 cm
Titres : Heavenly pop hit -/- Whole lot of non -- Wave watching

Je l'anticipais depuis un moment, mais cette fois c'est arrivé et c'est bel et bien la fin d'une époque. Dans la cave du principal magasin Music and Goods Exchange, au 38 Notting Hill Gate à Londres, finis les disques bradés à 10 pence parce qu'ils n'ont pas trouvé preneur (récemment, il s'agissait de CD singles ou promos, plus des 45 tours à 50 pence; il y a bien longtemps, la cave était remplie de 45 tours à 10 pence, de maxis et d'albums à 20 ou 50 pence). Désormais, on n'y trouve plus que des disques qui démarrent à 2 £, CD ou 33 tours, et plus un seul 45 tours. On peut toujours y faire des affaires, car les prix baissent au fil du temps, et j'ai trouvé plusieurs disques de qualité à 50 pence ou 1 £, mais je n'en suis pas ressorti comme ces derniers temps avec une pile de 30 à 50 CD pour 5 £.
Changement aussi à l'étage, ou depuis au moins trente ans, on trouvait les raretés pop et rock. J'y allais avant tout pour le plaisir des yeux, mais là aussi on pouvait faire de très bonnes affaires quand les prix avaient baissé. Mais les raretés sont désormais réparties dans les différents magasins de la chaîne, pour faire place au stock Soul and Dance d'une de leurs boutiques spécialisées qui a récemment fermé : les loyers à Londres sont à des hauteurs incroyables...
Malgré tout, je suis revenu d'un week-end à Londres avec pas mal de bonnes choses, dont beaucoup trouvées dans des boutiques de charité, à des prix corrects, ce qui m'a surpris. Je suis notamment ressorti d'un magasin Cancer Research du quartier de St John's Wood avec deux vinyls et six CD à 1 £ pièce : c'est très rare que je trouve autant de bons disques au même endroit.
Parmi ceux-ci, il y avait ce maxi des Chills, un grand disque dans une pochette toute fine, un format pour lequel j'ai peu d'affection, mais celui-ci est comme neuf, et surtout excellent.
J'ai peu suivi les Chills après avoir pourtant apprécié la compilation de leurs premières parutions chez Creation puis leurs différents titres sur des compilations Flying Nun.
J'ai bien vu The Chills en concert le 7 octobre 1989, à l'affiche d'un fameux concert du Festival des Inrocks avec Felt, The La's et The Stone Roses, mais une Cigale bourrée à craquer ce n'est pas un lieu de concert idéal pour moi et j'ai peu de souvenirs de leur prestation, que j'ai peut-être suivie en partie de l'extérieur de la salle.
Ce concert a eu lieu juste après la fin de l'enregistrement du troisième album des Chills, Submarine bells, que ce single annonçait. J'ai eu l'occasion de l'écouter à l'époque, mais ce fut sûrement une écoute trop rapide et distraite tant j'étais d'avance persuadé que ce premier album sur un gros label était trop propret et trop pop ligne claire. Ce en quoi j'avais complètement tort et c'est ce qui m'a frappé en mettant Heavenly pop hit sur la platine. La production de Gary Smith sur ce titre (connu pour son studio Fort Apache et notamment le Come on pilgrim des Pixies) reste très sobre et le son n'est pas différent des précédents disques chez Flying Nun, avec un orgue très présent et, aux choeurs, Donna Savage, qu'on avait entendue sur la version de Kiss and make up de Saint Etienne. Il fallait oser donner un tel titre à un disque aussi important pour les Chills mais, même si le succès du single, plus qu'honnête, n'a pas été stratosphérique, Martin Phillips a s'est montré à la hauteur avec une chanson assez surprenante car la mélodie qui me parait la plus forte et la plus accrocheuse n'est pas celle du refrain, comme pour la plupart des tubes pop il me semble, mais celle des couplets.
Les deux titres de la face B sont issus des mêmes sessions mais ne sont pas sur l'album, et là  encore le son est pop mais pas surproduit et ces titres n'auraient pas déparé sur Kaleidoscope world. L'orgue et la guitare sont à l'unisson sur Whole lot of non, un titre que j'ai du mal à comprendre, tandis que, pour la première fois, la guitare est très en avant sur Wave watching, où on traverse presque la mer entre la Nouvelle Zélande et l'Australie pour atteindre le territoire des Go-Betweens.
En tout cas, voilà un disque excellent de bout en bout comme on aimerait en trouver plus souvent, pas cher et en bon état si possible, tout en sachant que, plus le temps passe, plus les (bonnes) occasions risquent de se faire rare.



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