10 juillet 2011

KRAFTWERK : Neon lights


Acquis chez Royer à Epernay le 9 juillet 2011 -- Offert par la Médiathèque d'Epernay
Réf : 12CL  15998 -- Edité par Capitol en Angleterre en 1978
Support : 45 tours 30 cm
Titres : Neon lights -/- Trans Europe Express -- The model

Je ne sais pas combien il y a eu de disquaires à Epernay dans le passé mais depuis plusieurs années il n'en reste qu'un, Royer, une boutique associée comme le fut en son temps A La Clé de Sol à Reims et Châlons à une enseigne d'électroménager. Ça pourrait paraitre surprenant mais je ne mets quasiment jamais les pieds dans cette boutique, principalement parce qu'il n'y a à peu près rien pour moi dedans, et ce qui pourrait s'y trouver ne serait pas dans mes prix.
En fait, les seules fois où je vais chez Royer, c'est quand je gagne l'un des lots du blind test organisé deux fois pas an par la Médiathèque d'Epernay. Pour les petits lots, c'est souvent un t-shirt ou un CD, comme celui des Breastfeeders, mais les premiers lots sont généralement des bons d'achat à utiliser chez le disquaire du coin. Et comme j'ai (très) bien répondu au dernier blind test en date, sur le thème des chansons enTRAINantes, lié à des expositions présentée en juin, je me suis présenté hier chez Royer.
Il m'est arrivé parfois de chercher pendant de longues minutes sur quel disque j'allais bien pouvoir porter mon dévolu, mais hier, grosse surprise en entrant : je découvre sur ma droite un bac de 45 tours et quelques bacs de 33 tours !
Il s'avère que les responsables du magasin, à qui on demandait souvent s'ils avaient des vinyls, ont fait le tour de leur arrière-boutique et ont retrouvé les derniers disques oubliés par-ci par-là qui n'avaient jamais été sortis lors des différentes périodes de soldes, certains depuis très longtemps puisque j'ai trouvé là des disques (neufs) datant de 1968 (!), comme l'édition originale française de Suzanne de Leonard Cohen. A 2 € les cinq 45 tours, j'en ai trouvé trente-cinq, plus deux albums et un maxi, rare, de Jona Lewie.
Vous vous imaginez bien que j'étais déjà très content et surexcité, mais ce n'était pas tout ! Alors que je fouinais dans le rayon CD pour trouver de quoi compléter mes achats pour atteindre la somme de mon bon, j'ai remarqué par terre quelques autres 30 cm. La propriétaire des lieux m'a expliqué que ces disques étaient à 50 centimes car c'étaient "des inconnus". Pas tous inconnus pour moi, mais presque tous sans intérêt. J'ai quand même pris, au pif, l'album High fly de Difference. Je pensais tomber sur du reggae ou de la musique africaine : dommage, il s'agit de funk, enregistré en France. Un disque recherché, semble-t-il, mais ce n'est pas ma tasse de thé. J'ai pris aussi un album de Tintin et le disque le plus connu de Mouth & Macneal, que je ne connaissais pas du tout pour le coup, et enfin, j'ai eu un gros coup au coeur quand, perdu entre deux albums, j'ai découvert de maxi en "vinyl lumineux" de Kraftwerk !!!
Il faut dire que le guigne depuis très longtemps, ce disque. Depuis plus de trente ans en fait. J'étais lycéen, je m'étais offert, pour pas très cher, l'album The man . machine. Alors, ce maxi en import, assez cher (code B, celui d'un album pas trop cher à l'époque), avec uniquement des titres extraits d'albums, il avait beau avoir une pochette toute verte et un vinyl coloré, il n'était pas question de me l'offrir. Alors, en 1979-1980, à chacune de mes visites chez ce petit disquaire de la rue du Flocmagny dont j'ai oublié le nom, je tournais et retournais ce disque et le laissais sur place à regret.
En 1978, le premier single extrait de The man . machine a été The robots, un excellent choix et une parfaite introduction à la thématique de l'album. Pour le deuxième single, le label allemand a encore fait un excellent choix et sélectionné ce qui était probablement le plus gros tube potentiel du disque, The model, qui est sorti dans ce pays avec la même illustration de pochette que ce disque-ci, mais sur fond rouge et avec un vinyl rouge également.
Assez bizarrement à mon sens, le label anglais a opté pour Neon lights en face A du single, reléguant The model en face B. Il faudra attendre 1982, l'année du succès de titres synthétiques comme le Being boiled de The Human League, pour qu'une version légèrement remixée de The model soit éditée en face A de 45 tours en Angleterre. Elle se vendra suffisamment pour atteindre la première place des hit-parades.
Ce maxi est complété par le morceau-titre de l'album précédent, Trans Europe Express, également sorti précédemment en face A de single. Il est amusant de noter que ce titre fait justement partie des huit qui m'ont permis de bien me classer au blind test sur le thème des trains ! La boucle est bouclée...
J'aime beaucoup le titre Neon lights, proposé ici dans sa version intégrale de neuf minutes, simplement j'ai du mal à imaginer ce morceau caracolant en tête des ventes (d'un autre côté, qui aurait misé sur Autobahn ou Radioactivity ?). La grande force de ce titre plutôt lent, qui démarre par une partie chantée, c'est de nous plonger dans une douce transe électronique dans la longue partie instrumentale qui suit.
Je n'y croyais absolument pas, mais le vinyl est effectivement vaguement luminescent ! Un étonnement de plus. En tout cas, je ne pouvais pas rêver meilleure récompense pour ce blind test et je suis sorti de chez Royer en ayant eu l'impression d'avoir fait une excellente brocante (de neuf) un samedi après-midi !


Une version raccourcie à trois minutes de Neon lights

6 commentaires:

Anonyme a dit…

belle pioche, qui eut crû que cela fut possible chez Royer, Epernay?!Autobahn n'a pas eu autant de succès en france que radioac.... dans la sphère "rock" oui, mais radioac a touché un public bien plus large, un grand sucès popoulaire avec passages radios nationales quotidiens.
Pour moi ç'est un grand disque dans l'histoire du vynil européen.
Au fait ce neon lights il brille la nuit ?
ph

Pol Dodu a dit…

Philippe,
Je n'y croyais pas, mais le vinyl est effectivement vaguement luminescent dans le noir, comme je le disais vers la fin du billet. Rien à voir avec l'éclairage d'un néon, quand même !

debout a dit…

il me semble avoir eu aussi un maxi verdâtre de Kraftwerk, il y a longtemps déjà, trouvé au Temps des Cerises dans la rue Gustave Simon à Nancy... mais était-ce "neon lights" ? ne l'ayant plus, ne puis vérifier. J'avais acheté, dans la même boutique, quelques jours plus tard, un maxi 4 titres des Kinks, un des Lovin' Spoonful... et le mini LP Stiff de Devo (le seul qu'il me reste à ce jour... m'étant racheté l'intégrale Lovin' Spoonful en cd lors des resorties... quant aux Kinks, exceptions faites de "a well respected man", "dedicated to the followers of fashion" et "Waterloo sunset", je me lasse trop vite.

Pol Dodu a dit…

Debout,
M'est avis que c'était celui-ci, mais il y a eu aussi en verdâtre le maxi allemand de 'Computerwelt'. Si c'était autant jaunasse que verdâtre, voire plus, il y a aussi eu les maxis de 'Computer love' et 'Mini calculateur'...

debout a dit…

bon, comme je suis sûr et certain qu'il ne s'agissait pas de la série des computer "welt oder love" ni de l'ode à la calculatrice (version à puces de la dominatrice ?), ce devait être donc bien ce "neon lights"... quant à la couleur verdâtre du maxi, c'est sans doute ce que je regrette le plus !

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je possède ce maxi en vinyl phosphorescent.
S'il y a des amateurs...
Petite remarque: comme tout objet phosphorescent, il faut l'exposer à la lumière pour "recharger" sa capacité à la restituer. Et là, il brille carrément dans le noir ! Au moins autant que les compositions du groupe...
eval57@hotmail.com

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