30 mai 2006

THE PASSIONS : Michael & Miranda



Acquis à La Clé de Sol à Châlons-sur-Marne en 1980
Réf : 2383 573 -- Edité par Fiction/Polydor en France en 1980
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Comme pour les Associates, on est sûrement nombreux à avoir porté une attention particulière à ce premier album des Passions parce qu'il sortait sur Fiction, le label qui a révélé The Cure. Mais à la limite, la parenté est bien plus marquée entre "Three imaginary boys" et ce disque qu'avec le premier album des Associates (quand bien même on entend Robert Smith aux choeurs sur "The affectionate punch", sans parler de Michael Dempsey qui a fait partie des Associates).
Il est vrai que, comme chez les Cure du début, on a affaire ici à de la pop-rock ligne claire à guitares, sans synthé ni boite à rythmes, et l'instrumental "Miranda" qui clôt la face A peut faire penser à "A reflection" sur "Seventeen seconds", sorti en même temps que "Michael & Miranda". Mais comme la voix des Passions est féminine, onpeut penser aussi aux Raincoats ("Oh no it's you") ou même à Family Fodder ("Absentee").
Les titres rapides, comme l'excellent premier titre "Pedal fury", alternent tout au long du disque avec des titres plus lents. Les textes vont de l'anecdote ("Pedal fury" encore, avec la classique histoire du motard qui se plante à force de rouler trop vite, sauf que là c'est une motarde) aux relations femmes-hommes et à la place des femmes ("Why me"), en passant par des titres plus prises de tête ("Brick wall", "Absentee") et des références à la dope ("Snow", qui fait écho à leur premier single, "Needles and pills").
L'ensemble forme un disque excellent et agréable. Sûrement pas un chef d'oeuvre, mais un classique mineur de la new wave, un des rares à n'avoir encore jamais bénéficié d'une réédition en CD. Cela est peut-être dû au fait que les Passions ont quitté Fiction juste après cet album pour Polydor, où ils ont rencontré le succès, enfin un succès avec le single "I'm in love with a German film star", une sorte de slow qui fait encore le bonheur des compiles de succès des eighties.

PS : Certains 45 tours étaient sensément des "doubles faces A". Cet album avait lui une pochette à double recto, blanche ou noire selon le sens dans lequel on prenait le disque, d'où les deux clichés du même disque ci-dessus...

2 commentaires:

Pol Dodu a dit…

Un lien intéressant pour ceux qui souhaitent découvrir cet album, sur le blog Death wears white socks.

Charlie Dontsurf a dit…

The Passions, c'est le dernier concert que notre association Epzebia ait organisé à Caen, dans la salle Concorde, ancien cinéma acheté par la Ville, devenue depuis un restaurant ! C'était en 82. La tournée du 2ème album. Le groupe n'avait plus que 3 membres et le départ du 4ème avait du être chaud : je me souviens que la chanteuse avait arraché l'affiche du groupe, qui les montrait encore 4, dans le hall en arrivant. Un bide énorme, ce concert, pourtant dans une belle salle.
Un de nos copains s'était planqué au balcon pour enregistrer le show. Malheureusement, ou pas, je ne sais plus, je n'ai jamais pu récupérer une copie de la bande.

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