08 avril 2011

LOUIS ARMSTRONG : C'est si bon


Acquis sur le vide-grenier de la rue de l'Hôpital à Epernay le 20 mars 2011
Réf : 105.525 -- Edité par CID en France vers le milieu des années 1950
Support : 45 tours 17 cm
Titres : C'est si bon -- Avril au Portugal -/- La vie en rose -- Ramona

Allez, après le Kingsmen et le Lightnin' Hopkins, un troisième (et dernier pour l'instant) disque tiré du très beau lot de la rue de l'Hôpital à Epernay.
D'abord, je trouve que la pochette du disque est une grande réussite. Encore une fois, comme Pacific ou Riviera, un label des années cinquante  nous prouve qu'on peut produire une pochette très efficace sans quadrichromie, avec juste deux couleurs plus le noir et blanc. Je trouve celle-ci particulièrement flashy avec un fort côté BD ou, plus à propos, pop art.
Plus largement, j'ai été très content de tomber sur ce disque car ça fait de nombreuses années maintenant (depuis le succès renouvelé de What a wonderful world à la fin des années 1980) que j'apprécie le Louis Armstrong chanteur, intérêt renforcé aussi par l'excellente version que M. Ward donnait sur scène à ses débuts de Someday you'll be sorry. Et avec la liste des titres de ce disque, j'étais certain d'avoir à faire à des morceaux chantés !
Si j'en crois la discographie concoctée par Michael Minn et Scott Johnson, les enregistrements de ce disque sont issus de deux sessions qui ont eu lieu à trois ans d'écart : La vie en rose et C'est si bon datent du 26 juin 1950 tandis qu'Avril au Portugal et Ramona ont été enregistrés, à New-York également, le 21 avril 1953.
Même si le titre d'April in Portugal a été francisé pour l'occasion, Armstrong chante bien en anglais sur tout le disque, en-dehors bien sûr des quelques expressions exotiques comme "C'est si bon" ou "La vie en rose".
Vocalement, avec son chant énergique, Armstrong me fait souvent penser à Louis Prima. Musicalement, je préfère la face B, plus chanson et moins jazz, surtout La vie en rose, avec la contrebasse, une guitare, le piano et une trompette pas trop énervée qui accompagnent Armstrong pendant les trois-quarts de la chanson.
D'après les indications au dos de la pochette, CID a sorti au moins cinq autres EP d'enregistrements de Louis Armstrong sous licence Decca. Et aussi au moins un 33 tours, en 1956, Satchmo sings, sur lequel on retrouve le deux titres de 1953 de ce 45 tours. Je voudrais bien le trouver celui-là aussi car il y contient aussi Someday you'll be sorry !



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