03 avril 2011

THE BEATLES : 1962-1970


Offert par les médiathèques d'Issy-les-Moulineaux par correspondance en mars 2011
Réf : [sans] -- Edité par les médiathèques d'Issy-les-Moulineaux en France en 2011
Support : Virtuel
28 titres

Comme beaucoup de ceux qui ont grandi dans les années 1970, mon éducation aux Beatles s'est faite principalement par le biais des compilations 1962-1966 (l'album rouge) et 1967-1970 (le bleu). Nous ne les avions pas chez nous, mais ils étaient chez presque tous les copains et dans la famille. J'avais plutôt une préférence pour l'album rouge et je me souviens avoir été épaté en vérifiant les dates de copyright par le nombre de classiques sortis par les Beatles en 1965. Pendant l'été 1977 ou 1978, il y a eu aussi une grosse promotion des Beatles à la radio ("Un Beatles par heure" je crois) sur RTL ou Europe 1, qui m'avait bien marqué. Ainsi, mon premier véritable engouement pour la musique a été pour les Beatles, même si je suis assez vite passé à autre chose, que ce soit Lewis Furey ou Elvis Costello.
Les deux double-albums rouge et bleu regroupent 54 titres, avec les plus grands succès du groupe, y compris les scies genre Ob-la-di Ob-la-da et Yellow submarine. Mais étant donné que les Beatles ont enregistré plus de deux cents titres en moins de dix ans, tout n'y est pas. C'est là qu'intervient l'initiative des médiathèques d'Issy-les-Moulineaux qui, à l'occasion de l'exposition Do you speak Beatles ? qu'elles présentent jusqu'au 10 avril, et dans le même esprit que les disques virtuels de Vivonzeureux! Records, se proposent de nous faire découvrir le double album-vert 1962-1970, soit une sélection de vingt-huit titres des Beatles qui n'ont pas trouvé leur place sur les disques rouge et bleu.
Et là-dedans, si tout n'est pas parfait (Il y a des titres comme If I fell ou I'll be back que je trouve plus faibles), il y a avant tout un paquet d'excellentes chansons, très rock (I saw her standing there, You can't do that, And your bird can't sing, Helter skelter), plus pop (Do you want to know a secret ?, The night before) ou d'inspiration folk-country (I should have known better, I've just seen a face, Blackbird).
J'écoute rarement l'album blanc, mais la sélection de cinq titres qui en est proposée ici (Dear prudence, Happiness is a warm gun, Blackbird, Birthday, Helter skelter) a une forte tendance à le faire remonter dans mon estime. Pour ce qui est des trois extraits de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, je les trouve significatifs : si Getting better est plutôt un excellent titre rock (mais les Beatles ont fait bien mieux par ailleurs), When I'm sixty four, avec son inspiration rétro, et She's leaving home avec ses cordes (Je suis bien sûr qu'aucun Beatles ne joue sur cet enregistrement) sont deux chansons plutôt bonnes, mais qui n'ont absolument rien de rock. Je ne veux pas trop faire mon sectaire, mais je pense que c'est justement parce que cet album n'est pas vraiment rock qu'il est porté au pinacle par la critique et figure en haut de la majeure partie des classements de meilleurs albums.
Par rapport à cette sélection, ce sont les titres de l'année 1966 qui ont ma préférence, issus des sessions de l'album Revolver et du single Paperback writer : I'm only sleeping, avec son côté très Kinks, le très électrique And your bird can sing (J'avais justement lu il y a quelques semaines une explication intéressante sur l'inspiration de cette chanson) et les deux tueries psychédéliques, Rain et Tomorrow never knows. J'ai bien l'impression que Rain aurait pu influencer fortement le Pink Floyd de Syd Barrett. En tout cas, cette chanson concentre en elle tout le son et toute l'inspiration de Biff, Bang, Pow ! à l'époque de son premier album, Pass the paintbrush, honey : en 1984, le groupe la reprenait sur scène et Alan McGee ne portait pas de cuir mais le même blouson marron que John Lennon sur la pochette de Rubber soul.

La présentation du disque vert avec des extraits en écoute.
Les albums en hommage aux Beatles qui figurent dans les collections des médiathèques d'Issy, ainsi qu'une sélection de reprises isolées. Sans surprise, on n'y trouve pas d'exemplaire de mon album de Gérard Saint-Paul.



L'histoire des Beatles (Editions Phoebus, 1977).
Acquis en 1977 ou 1978, probablement au bureau de tabac du Carrefour de Châlons-sur-Marne. J'étais déjà suffisamment intéressé par la musique pour acheter, pour la première fois, un livre-magazine en plus des disques.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

c'est vrai que le succès/dévotion autour de Sergent Pepper est certainement lié au fait que ce n'est pas un album rock (en ref aussi à rock n roll) mais plutôt un pont inédit à l'époque entre différents genres (rétro, classique, rock, variété, recherche etc), cependant il y a quelque chose de franchement rock et plutôt primitif dans les guitares du morceau sergent pepper, même qd ils font le choeur un peu mièvre, derrière ça pousse, ça pulse.
c'est pas un hasard si la reprise ensuite va dans le sens de tout le reste et s'éloigne du rock, en fait le premier morceau est vraiment rattaché au rock apre et rugueux puis le disque par vers autre chose dès le 2ème morceau.
Ceci dit c'est qd même pour moi aussi un disque phare: une pierre d'angle, un repère dans l'histoire du rock.
Je vous salue mon bon, Ph

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