09 août 2006

M. WARD : Scene from #12 EP


Acquis probablement par correspondance chez Glitterhouse en Allemagne en 2000
Réf : 29290 & LDMTCD003 -- Edité par 62TV Records en Belgique et Les Disques Mange-Tout en France en 2000
Support : CD 12 cm
Titres : Scene from #12 (I ain't sleeping) -- Wild minds -- Carolina -- Going away

Je ne me rappelle plus exactement comment je me suis procuré ce disque. Je pense bien que c'était un achat, pas un cadeau, qui a eu lieu avant le concert de Giant Sand à la MJC Claudel de Reims le 20 octobre 2000.
J'ai eu l'occasion de chroniquer ce disque dans Vivonzeureux! en décembre 2000. Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce que j'écrivais à l'époque, si ce n'est que la face A, "Scene from #12", est l'un des très bons titres de l'album "Duet for guitars #2".
"En septembre, deux jeunes labels entreprenants, 62TV en Belgique et Les disques Mange-Tout en France, ont sorti par chez nous "Duet for guitars #2", avec un supplément inespéré, le maxi "Scene from #12", qui contient trois nouvelles chansons enregistrées plus récemment.
A ce niveau de qualité, on ne parlera pas de faces B ou de titres bonus, tellement les trois titres sont bons. "Wild minds", avec un son de basse en avant et une rythmique marquée pourrait être du hip-hop ralenti et déchiqueté. Les paroles évoquent des femmes qui ne veulent pas attendre et quelqu'un qui se fait avoir par la beauté et par un/une abruti(e)...
"Carolina" est une ballade sur le même thème que les "Etats d'âme Eric" de Luna Parker ou l'"Ohio" d'Isabelle Adjani. Avec le son trafiqué sur le deuxième micro, le sample de musique classique qui se déclenche et la tonalité générale d'enregistrement maison, on comprend rétrospectivement encore mieux ce qui a intéressé Howe Gelb dans la musique de Matt Ward. Quant aux paroles, du style "Je marche à reculons vers l'endroit d'où je viens, mais ce n'est pas assez et tu veux me faire courir", avec celles de "Wild minds" et de "Good news", - si elles sont un tant soit peu autobiographiques - elles laissent penser qu'il a vécu au moins une histoire d'amour à donner le blues. Mais on ne s'aventurera pas plus sur ce terrain car, comme Matt Ward l'explique lui-même dans la bio un peu délirante qu'on trouve sur le site de 62TV, "les événements précis qui sont ignorés dans la bio sont justement ceux qui ont eu la plus grande influence". Dans "Carolina", quand la deuxième voix arrive, et quand Matt fait monter sa voix dans les aigus, comme il aime visiblement bien le faire, on a le droit de craquer.
Le troisème titre, "Going away" est aussi une balade acoustique très sombre et très belle."
Depuis ce disque, M. Ward a sorti une série magistrale d'albums. Le cinquième, au titre un peu optimiste ("Post-war"), sort prochainement, sur 4AD en Europe. Au-delà des parrainages de ses débuts (Howe Gelb et Jason Lytle), il multiplie les collaborations avec ses amis et collègues de tournée : Morning Jacket, Bright Eyes, Jenny Lewis, Beth Orton,...
Les Disques Mange-Tout se sont malheureusement arrêtés peu de temps après la sortie du second album de M. Ward, "End of amnesia", après avoir diffusé des disques de Melon Galia, John Cunningham et Flop.
62TV Records, par contre, est en pleine forme (Ils organisent même une série de concours idiots cet été, où on peut gagner des super lots comme l'intégrale du catalogue du label ou un concert privé !). Le catalogue du label, justement, montre qu'on a affaire avant tout avec 62TV à des passionnés de la musique : toute une galaxie belge, bien sûr, de Girls In Hawaii aux Tellers, mais aussi St. Thomas, Dogbowl, Papas Fritas, John Wayne Shot Me et plein d'autres.

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