22 novembre 2008

FAD GADGET : I discover love


Acquis au Virgin Megastore de Londres en septembre 1983
Réf : 12 MUTE 028 -- Edité par Mute en Angleterre en 1983
Support : 45 tours 30 cm
Titres : I discover love (Extended version) -/- Lemming stomp

Comme Make room/Ladyshave en 1981, I discover love est un single de Fad Gadget complètement inédit sorti entre deux albums. Celui-ci est arrivé entre le sommet que constitue à mon sens Under the flag et ce qui s'avèrera être l'ultime album de Frank Tovey sous le nom de Fad Gadget, Gag.
A peine quatre ans après les débuts 100% solo et synthétique de Fad Gadget, Frank Tovey se trouve là avec un groupe au complet et avec des instruments quasiment tous acoustiques : contrebasse, piano plutôt que synthétiseur, trois cuivres en invités; la seule note très électrique est apportée par l'autre invité, Rowland S. Howard de Birthday Party, avec sa guitare électrique.
J'avais adoré les versions maxi de Life on the line et For whom the bells toll, les deux précédents singles très électroniques de Fad Gadget. Du coup, j'ai été un peu déçu à la sortie de I discover love, mais l'évolution n'est pas trop surprenante quand on lit dans une interview à Sounds en 1983 que Frank Tovey estimait avoir fait un peu trop de compromis à la mode avec ces maxis, sans avoir plus de succès pour autant. En fait, I discover love n'est pas l'un des chefs d'oeuvre de Fad Gadget mais, comme One man's meat par exemple, dont il est assez proche, c'est une bonne chanson, qui fonctionne bien notamment grâce à l'apport des choeurs féminins et des cuivres, mis encore plus en valeur sur cette version allongée.
La face B du maxi, Lemming stomp, est un remix instrumental de la face B du petit 45 tours, Lemmings on lovers' rock, et, comme le "stomp" du titre l'indique, l'accent est mis sur le côté rythmique et percussif.
Ce disque est sorti au moment où je venais d'arriver à Londres pour y passer une année scolaire et c'est l'un des premiers que j'ai dû acheter sur place vu que, comme pour Magazine, Costello, XTC ou Devo, à l'époque j'achetais tout ce que sortait Fad Gadget.
Je me souviens qu'un jour, alors que j'attendais un bus qui mettait longtemps à venir, j'ai scruté pendant de longues minutes une affiche qui faisait la promo du single, à détailler ces dentelles et fanfreluches arrangées en forme de coeur accrochées à du grillage.
Par contre, là où j'ai un gros problème de mémoire, c'est quand je contemple longuement la page de mon agenda du 19 octobre 1983 et que j'y lis "Concert : Fad Gadget + Red On Red". Il paraitrait logique que Fad Gadget ait donné au moins un concert à Londres pour soutenir la parution de son single, et normalement cette mention dans mon agenda signifie que j'ai assisté à un concert ce jour-là, avec Red On Red en première partie de Fad Gadget, ce qui a dû être un moment important, puisque je n'avais encore jamais vu Fad Gadget sur scène et qu'il s'agissait seulement du deuxième concert depuis mon arrivée à Londres, le premier étant un concert de Rich Bitch au Clarendon en septembre.
Le problème c'est que je ne conserve aucun souvenir de ce concert !!
Je me souviens très bien du concert d'Elvis Costello à l'Hammersmith Palais la semaine suivante (d'ailleurs, j'en ai conservé le billet et j'avais noté la liste de titres joués). Je me souviens très bien également de ce qui constituerait le deuxième concert de Fad Gadget auquel j'ai assisté, le 4 mars 1984 au Lyceum Ballroom, au moment de la sortie de Gag (j'en ai aussi le billet et une chronique publiée dans la presse) : le Ballroom est une sorte de théâtre à l'italienne, j'étais à l'un des balcons et l'une des trois premières parties était un groupe débutant nommé Dead Can Dance dont la chanteuse, à un moment, jouait du stylophone agenouillée sur la scène.
Mais pour le concert du 19 octobre 1983, j'ai beau me triturer les méninges, rien ou quasiment rien ne me revient à l'esprit. Sauf peut-être le lieu du concert, l'Electric Ballroom, qui m'a peut-être été suggéré par un historique des concerts de Fad Gadget sur lequel je n'arrive pas à remettre la main aujourd'hui. La salle se situe à Camden, et cela aurait été l'une des premières fois où je me rendais dans ce quartier de Londres. Et effectivement, il me revient un vague souvenir de punks relativement agressifs (événement très rare dans mes expériences londoniennes) entre l'Electric Ballroom et la station de métro toute proche de Camden Town. Mais du concert lui-même, rien, pas une image mentale, pas un son en tête. Pourtant, selon toute vraisemblance, ce concert a bien eu lieu... et j'étais bien dans le public !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

enorme....

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