14 novembre 2008

DARK DARK DARK : Love you, bye


Acquis au Ludoval à Reims le 12 novembre 2008
Réf : wam - 04 -- Edité par What A Mess ! en France en 2007
Support : CD 12 cm
Titres : Benefit of the doubt -- That light -- Trouble no more -- Come home -- Wayfaring stranger

Est-ce qu'on prend un coup de vieux quand les enfants de ses amis se lancent dans la création d'un label indépendant ? Non ! Simplement, on se réjouit que le flambeau ait bien été transmis.
Ainsi, What A Mess !, label basé à Toulouse, a édité ce premier disque du groupe américain Dark Dark Dark (un album, The snow magic, vient de lui succéder tout récemment) et a rendu possible leur première tournée européenne, qui se déroule actuellement.
Alerté par Rockomondo, je n'ai pas raté leur concert organisé mercredi dernier à Reims par l'association Oxalart.
Sur scène comme sur disque, la principale qualité et l'originalité de Dark Dark Dark (ils auraient franchement pu trouver mieux comme nom), c'est le choix d'instruments des quatre musiciens : accordéon, banjo, contrebasse et violoncelle. On est loin de la formation rock classique, d'ailleurs ils sont loin de faire du rock : leurs chansons sont dans des ambiances folk-pop plutôt calmes. En-dehors de cette particularité de l'instrumentation, le groupe est discret, peu exubérant et ses chansons sont toutes bonnes, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Le groupe compte deux chanteurs principaux, une fille et un garçon, et c'est quand ils mêlent leurs voix que ça fonctionne le mieux, et ce d'autant plus quand les deux autres musiciens se joignent à eux pour faire des choeurs.
Le disque est un superbe objet, avec sa pochette cartonnée imprimée à l'ancienne, qui me rappelle le premier album de M. Ward (ce n'est sûrement pas un hasard, puisque cette pochette — en tout cas celle de l'édition distribuée aux Etats-Unis — a été imprimée à Portland, là où M. Ward est basé). Mes deux titres préférés sont Trouble no more et Benefit of the doubt, mais l'ensemble du disque est d'une grande qualité. Même le traditionnel Wayfaring stranger, que j'aime beaucoup mais qui, à force d'être repris par tout le monde, de Johnny Cash à Giant Sand, risque de finir par lasser, bénéficie d'un arrangement original, avec l'utilisation ponctuelle d'un piano, qui donne de la fraîcheur à l'écoute.
La tournée de Dark Dark Dark se poursuit en France pendant une semaine encore. Ne les manquez pas s'ils passent près de chez vous...

2 commentaires:

Jean-Pierre Moya a dit…

J'ai beaucoup apprécié que tu passes au Ludoval (et Cyril aussi).
Merci.
Et merci aussi pour cet article.

JP

Anonyme a dit…

le set à Nantes était excellent, (surprise il y avait du monde), bons instrumentistes et choeurs, des harmonies originales pour le genre, ouais c'était très bien, le temps passe mais les moya gardent l'oreille bien ouverte! Le violoncelliste a joué seul (voix/gt) et même là c''etait original ce qui n'est pas évident
. Il y avait un groupe dont je n'ai pas compris le nom, un trio un peu faiblard (de chicago pt être) sur les vocaux mais intéressant: violoncelle, gt, percussion si mes souvenirs sont bons mais qqes pintes de bière ont du m'affaiblir du côté mémoire.
ph

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