01 janvier 2008

BIFF BANG POW ! : There must be a better life



Acquis à la Living Room ou chez Rough Trade à Londres au printemps 1984
Réf : CRE 007 -- Edité par Creation en Angleterre en 1984
Support : 45 tours 17 cm
Titres : There must be a better life -/- The chocolate elephant man

Les tous premiers singles Creation je les ai achetés chez Rough Trade, mais je me demande si celui-ci je ne l'ai pas acheté directement auprès d'Alan McGee à la Living Room, avec le Do the ghost des X-Men qui a dû sortir en même temps. Quelques temps plus tôt, j'avais commandé à Alan, le "Creation cow-boy", un lot à 2 £ des trois singles de son précédent groupe, The Laughing Apple, suite à une pub parue dans son fanzine Communication Blur.
A leurs débuts, je considérais Biff, Bang, Pow ! avant tout comme un groupe revival sixties. Et il y avait de quoi : le nom du groupe, les plans piqués aux Byrds, le look Beatles époque Rubber Soul d'Alan, le slogan de Pink Floyd réapproprié pour 1984 au verso de cette pochette ("The next projected sound of 1984"). Impression confirmée par le premier concert du groupe que j'ai vu, non pas à la Living Room mais au Noise Above, en première partie des Pastels et avec les June Brides au même programme (excusez du peu !), avec Alan et sa guitare douze cordes qui menaient le bal.
There must be a better life est une excellente chanson, en net progrès par rapport au premier single, une vraie pépite garage des eighties qui méritait bien sa place dans le coffret Children of Nuggets. A part la batterie, le son ne souffre pas trop des conditions précaires d'enregistrement. Il y a toujours des références sixties psychédéliques (les choeurs très réussis, le solo de guitare à l'envers), mais il y a aussi une ligne de synthé style Casio qui n'a rien de rétro et surtout la chanson a une énergie propre, des paroles et un refrain réussis ("Love me... There must be a better life") qui en font un grand titre hors de toute référence passéiste, au niveau des titres les plus énergiques des premières vedettes du label, les Jasmine Minks.
Quelques mois plus tard, c'est There must be a better life qui ouvrait Pass the paintbrush, honey, le premier album de Biff, Bang, Pow !, un disque qui m'est dédié. Parmi les huit titres de cet album, on trouve aussi The chocolate elephant man, la face B de ce 45 tours. C'est l'une des premières belles ballades composées par Alan, avec là un titre et un son très psychédéliques, et pour le coup un son de batterie très réussi, avec des roulements de toms sur le refrain.



Comme je ne comprenais rien aux paroles de There must be a better life, j'ai insisté un jour auprès d'Alan, alors que je séjournais chez lui, probablement en 1985, pour qu'il m'écrive les paroles. Il a cherché autour de lui un papier pour écrire et a pris, pas au hasard car il savait que j'étais fan, un dossier de presse de Julian Cope de début 1984 qui traînait par là.
Ce n'est pas le seul lien que l'on peut faire entre Julian Cope et Biff, Bang, Pow !, puisqu'on trouve au verso de la pochette du maxi Eve's volcano la reproduction de l'affiche du concert de Julian Cope au Westminster Central Hall de Londres le 23 janvier 1987, avec Biff, Bang, Pow ! en première partie. Sans parler qu'en 1988, Joss Cope, le propre frère de Julian, a rejoint le groupe aux claviers.


L'affiche du concert de Biff, Bang, Pow ! à la M.J.C. Claudel de Reims le 25 octobre 1986.
Sérigraphie inspirée de la pochette de There must be a better life réalisée par Jean-Paul, le directeur de la M.J.C., sur ma suggestion.

A l'origine, ce sont les Weather Prophets, alors très bien classés dans les charts indépendants anglais avec Naked as the day you were born, qui devaient être en tête d'affiche du concert à la place de Biff, Bang, Pow ! Quant à Phil Wilson, il n'a finalement pas pu faire le voyage à Reims.


Biff, Bang, Pow ! en concert à Reims, M.J.C. Claudel, le 3 novembre 1984, en première partie de The Jesus & Mary Chain et The Jasmine Minks. (Photo : Marc Roger ?)
De gauche à droite : Alan McGee, Dave Evans, Dick Green, Luke Hayes, London, Philippe Roger.London porte la parka qui, j'imagine, lui a valu son surnom !


Biff, Bang, Pow ! en concert à Reims, M.J.C. Claudel, le 25 octobre 1986. (Photo : Jean-Frédéric Albert ?)
De gauche à droite : Alan McGee, London.
Soit les mêmes, au même endroit, près de deux ans plus tard. Philippe Roger ne fait pas le technicien de scène comme en 1984 car là il jouait en première partie avec Brigitte Rurale.

Ce soir-là, j'ai rejoint Biff, Bang, Pow ! sur scène aux choeurs (faux) et au tambourin pour deux titres, If I die et There must be a better life.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

allez, même si c'est un tantinet iconoclaste "let the good time roll", très bon message pour d'excellents souvenirs...Un bon début d'année à lire ce message.
ph

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