17 septembre 2010

OUM JEAN, PAULA ISIDORE, MBOO FERDINAND ET SON ORCHESTRE : Folklore du Cameroun


Acquis auprès de Dorian Feller à Villedommange le 10 septembre 2010
Réf : 424.801 BE -- Edité par Philips en France dans les années 1960
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Matoa - Mandjombi -- Hingondabidjou -/- Paula - Bassa -- Angonda - Gwes - Me

Dorian Feller achète tellement de disques qu'il ne peut tous les conserver. En plus de ceux dont ils m'a fait cadeau (dont un superbe album des Barefoot Boys avec Loma), j'en ai sélectionné trois vendredi dernier dans les caisses de ceux qu'il s'apprêtait à vendre sur un vide-grenier : deux maxis de Jona Lewie et des Talking Heads (The lady don't mind, pour faire pendant à And she was) et ce 45 tours de musique camerounaise sur lequel je me suis jeté dès que je  l'ai aperçu.
En effet, avec Philippe R., depuis notamment qu'on a écouté des compilations de rumba congolaise et d'autres rééditions, on guette sur les vide-greniers les disques africains, mais ils ne sont pas légion (peut-être parce qu'ils commencent à être recherchés) et les quelques-uns que j'ai trouvés depuis deux ou trois ans ne sont pas renversants.
Celui-ci est beaucoup plus intéressant. Enregistré au Cameroun, édité en France vers 1965, il a été acquis par l'un de ses précédents propriétaires en Cote d'Ivoire, en avril 1970. Voilà un disque voyageur !
J'ai trouvé la mention "Folklore du Cameroun" uniquement sur la tranche du disque et j'ai bien l'impression qu'il s'agit effectivement d'enregistrements de terrain de chanteurs et de musiciens. En tout cas, il semble bien que ceux dont les noms sont mentionnés sur la pochette n'ont pas publié d'autre disque dont on trouverait aujourd'hui la trace sur internet. D'ailleurs, la typographie est tellement fichue que j'hésite encore sur le nom du ou des chanteurs. J'ai décidé qu'il y en avait deux (et il y a bien au moins deux vois sur le disque), Oum Jean et Paula Isidore, sauf que, étant donné qu'il n'y a pas de voix féminine, ce dernier nom désignerait un homme et pas une femme.
La photo, elle, créditée au Ministère de la France d'Outre-Mer, ne représente sûrement pas les gens qu'on entend sur le disque.
Les quatre titres sont dans un style assez uniforme (deux d'entre eux sont en écoute dans le radio-blog ci-contre) à base de chant donc (plus du sifflement sur le troisième titre), de guitare acoustique et de percussions, principalement du tam-tam, agrémenté de pièces métalliques pour le premier titre et d'une bouteille frappée pour le second.
Il est précisé sur le disque que l'enregistrement concerné est en langue Bassa du Cameroun. Du coup, je me demande si le genre musical capté ici n'est pas une forme traditionnelle d'assiko, une musique à base de guitare et de percussions, comme le précise le site Zic Trad, l'assiko étant aussi une danse du pays Bassa.
Dans sa version modernisée, l'assiko s'est électrifiée. Son porte-drapeau était Jean Bikoko Aladin, qui est mort cet été.
Voilà en tout cas un disque excellent, pas si éloigné dans l'esprit de ceux de P'tit Frère ou Emile Volel. Je me méfie un peu des comparaisons un peu trop rapides que je pourrais être amené à faire dans un domaine musical que je ne maîtrise pas, mais quand je lis chez Zic Trad que la musique camerounaise prend parfois un rythme syncopé de beguine qui donne l'impression que c'est une musique des Antilles, je me dis que je ne me plante pas complètement.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Belle pioche, ça fait rêver.....ou rager c'est selon! Mais bon c'est plus du jeu si tu commences à avoir des rabatteurs!!! Superbe skeud en attendant la.... suite. ph

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