01 mai 2010

WRECKLESS ERIC : Le beat group électrique


Acquis chez New Rose à Paris en 1989
Réf : ROSE 179 -- Edité par New Rose en France en 1989
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Voilà encore un disque, comme ceux de T. Tex Edwards, Pianosaurus, Elliott Murphy, Les Calamités, Paul Roland et un petit paquet d'autres, édité par le label New Rose et acheté  à la boutique New Rose en partie parce que les prix y étaient imbattables.
Je connaissais Wreckless Eric depuis le tout début des années 80, mais seulement grâce à deux ou trois titres que j'ai eus sur des compilations Stiff, notamment Semaphore signals et Reconnez cherie. Ce n'est que quelques temps plus tard que j'ai entendu son autre grand classique des débuts, Whole wide world.
Wreckless Eric a signé chez New Rose en 1989 au moment où il s'installait en France pour la première fois (Aux dernières nouvelles,il vit à nouveau en France avec sa partenaire Amy Rigby), après une grosse période de déprime en 1987-1988. Il mentionne cela dans diverses interviews, mais c'est évident à la lecture des paroles de certaines chansons de cet album, et pas seulement parce que l'une d'entre elles s'appelle justement Depression ! Comme sa pochette au bleu claquant, le disque n'est pourtant pas d'une humeur trop sombre dans l'ensemble.
La musique qu'on trouve sur cet album, enregistrée en trio avec André Barreau et Catfish Truton, n'est pas à proprement parler du "garage rock". Mieux que ça à mon sens, on pourrait parler de rock bricolo, strictement équivalent à ce qu'enregistrait à la même époque de l'autre côté de l'Atlantique un groupe comme le Ben Vaughn Combo, avec les mêmes ingrédients, une guitare au son pourrave, un chant approximatif, un orgue anémique et une batterie déglinguée. Les influences sont sûrement les mêmes aussi, des Modern Lovers à ? and the Mysterians, en incluant tout un pan de l'histoire du rock des années cinquante et soixante.
L'album se tient bien dans l'ensemble mais ma préférence va à trois chansons enlevées de la face A, Depression, Sarah et Tell me I'm the only one.
L'écoute de ce disque doit absolument êre complétée par celle de la version française de Depression, enregistrée à la guitare acoustique par Eric tout seul. Elle est sortie en 1990 en face B du single Haunted House mais elle est peut-être plus facile à trouver parmi les trois bonus de l'édition CD de l'autre album sorti par Wreckless Eric sur New Rose, le live At the shop !, un disque carrément enregistré dans le magasin New Rose qu'Eric a tendance à renier car il trouve le son vraiment excécrable.


Le beat group électrique et At the shop ! sont actuellement en téléchargement chez Music ruined my life.
Le dernier album en date de Wreckless Eric, en collaboration avec Amy Rigby, l'a vu de retour chez Stiff. Le duo joue en France ces jours-ci. Un deuxième album, Two-way family favourites, est annoncé pour juin.

3 commentaires:

Charlie DOntsurf a dit…

Je suis d'accord avec Eric. Le son de ce disque est vraiment exécrable. A tel point que je n'ai jamais vraiment fait l'effort d'écouter les autres disques ... d'Eric.

Anonyme a dit…

Je suis loin d'être d'accord sur le son etc... Un putain d'album pas loin derrière " donovan of trash " du même auteur Un classique ! ( ouais enfin pour moi )

Pol Dodu a dit…

Attention, il est question dans le billet et le commentaire de deux disques différents. Pour l'album studio "Le beat group électrique", tout le monde est d'accord, il est excellent, son compris, même si les adjectifs que j'ai employés ("pourrave", "approximatif", "anémique" et "déglingué") pourraient laisser croire que je ne le pense pas. Dans ce contexte, ils étaient tous à prendre de façon positive !
C'est pour l'album live "At the shop" que Wreckless Eric et Charlie Dontsurf parlent de son excécrable...

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