21 juillet 2009

THE JASMINE MINKS : Where the traffic goes


Offert par Adam Sanderson à Londres le 21 juillet 1984
Réf : CRE 008 -- Edité par Mayking en Angleterre en 1984 -- [non commercialisé]
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Where the traffic goes -/- Mr. Magic

C'était il y a vingt-cinq ans tout pile aujourd'hui. Après une année scolaire passée à Londres, je m'apprêtais à revenir en France. Ce soir-là, c'était la dernière fois que j'assistais à un concert au Living Room. A l'affiche, il y avait Stand on Zanzibar, New Seventh Music ! (Et non, je ne garde absolument aucun souvenir de ces deux groupes !) et les X-Men, le seul groupe psychobilly à avoir enregistré pour Creation, qui venaient de sortir leur premier single Do the ghost.
Depuis plus de six mois que je fréquentais les concerts organisés par Alan McGee et ses amis une fois ou deux par semaine selon mes possibilités, j'avais commencé à faire quelques connaissances parmi les autres habitués des lieux. Logiquement, ce soir-là, j'ai donc fait le tour des quelques personnes présentes que je connaissais de vue pour les saluer. Quand je suis arrivé à Adam Sanderson, l'un des deux guitaristes-chanteurs des Jasmine Minks avec Jim Shepherd, il m'a dit "Attends, j'ai quelque chose pour toi" et il est allé fouiller dans sa caisse de guitare (qu'il avait avec lui bien qu'il ne jouait pas ce soir-là). Il en est revenu avec ce disque, le deuxième 45 tours des Jasmine Minks, encore inédit pour quelques semaines. Je crois bien que c'est la première fois qu'on m'offrait comme ça un disque promo inédit.
Initialement, j'avais moins aimé Where the traffic goes que Think!, le premier 45 tours. Mais finalement, je me suis mis à beaucoup apprécié ce titre énergique qui culmine au moment du refrain, quand la tension monte et que les deux voix se répondent : "I just don't know where we can go" / "You can only go where the traffic goes" puis "Do you need directions ?" / "Yes I do".
Ce qui est sûr c'est que, sans être mauvaise du tout, la face B Mr. Magic n'est pas aussi forte que l'était Work for nothing sur le premier single. C'est une chanson au tempo moyen, construite bizarrement avec un refrain qui n'arrive qu'à la toute fin.
A l'automne 1984, on retrouvait ces deux chansons sur One, two, three, four, five, six, seven, all good preachers go to heaven, le mini-lp 6 titres qui faisait des Jasmine Minks le premier groupe Creation à sortir son album. Fin octobre, le groupe s'embarquait en tête d'affiche de la première tournée européenne de Creation, accompagné de Biff, Bang, Pow ! et de Jesus and Mary Chain. La tournée s'achevait le 3 novembre 1984 à la MJC Claudel de Reims pour un concert organisé par l'association Un Autre Emoi sur mon initiative. L'occasion après quelques mois de retrouver Adam et une bonne partie des habitués du Living Room.


The Jasmine Minks en concert à la MJC Claudel de Reims, le 3 novembre 1984.
De gauche à droite : Adam Sanderson, Martin Keena, Jim Shepherd.

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