29 septembre 2007

EARCOM 2


Acquis au Virgin Megastore de Londres le 11 septembre 1981
Réf : Fast 9b -- Edité par Fast en Ecosse en 1979
Support : 45 tours 30 cm
6 titres

Puisque Joy Division est à la pointe de l'actualité ces jours-ci avec la mort de Tony Wilson et la sortie du film Control, il est temps de ressortir de nos étagères cette compilation du label Fast Product, achetée bien sûr parce qu'elle contient deux titres de Joy Division inédits par ailleurs à l'époque, mais dont j'ai toujours apprécié, en plus, la photo de pochette asssez frappante et très réussie à mon goût.
Ce disque, je l'ai laissé passer une première fois, en solde à 30 F. à La Clé de Sol de Reims, un jour que j'étais de passage dans la ville, mais mes finances de lycéens étaient des plus serrées ! Celle du jeune bachelier n'étaient guère meilleures, mais après un été de petits boulots, je ne l'ai pas laissé passer une nouvelle fois quand je suis retombé dessus lors de mon premier séjour à Londres, à juste 1,99 £.
Ce disque fait partie d'une série de trois compilations de jeunes groupes sorties par Fast quasiment en même temps. Le n° 1 était aussi un maxi, avec les Pratts notamment, la n° 3 était un double 45 t avec D.A.F. entre autres, mais bien sûr c'est Earcom 2 qui est vite devenue très recherchée grâce au culte qui entoure Joy Division.
Mais ce qui compte, c'est que les trois groupes présents sur ce disque avec deux titres chacun ont tous leurs qualités et que l'ensemble forme une compilation d'un très bon niveau.
Thursdays ouvre et ferme le disque. Perfection est un titre qui sonne tout à fait de son époque, entre Gang of Four et les Delta 5.
Ils s'en sortent très bien avec leur reprise de (Sittin' on) The dock of the bay alors que c'est un choix plutôt casse-gueule pour un groupe new wave. Le chant et la guitare aigrelette passent très bien sur les couplets, il n'y a guère que les refrains un peu énervés que je trouve ratés. C'est quand même avec cette version que j'ai appris à aimer le classique d'Otis Redding !
A ma connaissance, ce groupe, probablement écossais, n'a jamais rien sorti d'autre.
Basczax est la très bonne surprise de ce disque. Celluloid love, leur premier titre, est de la bonne pop new wave, avec une petite ligne de clavier très accrocheuse.
Karleearn photography
est encore meilleur. C'est d'ailleurs le titre de ce disque que j'ai le plus souvent joué. La chanson tient avec une rythmique synthétique, jouée au synthé ou avec un séquenceur primitif, mais tout le reste est bon aussi, le chant, les couplets, le refrain et même le solo de saxo passent bien. Seul défaut de ce titre, il est un peu trop long.
Basczax a sorti un single par ailleurs, Madison fallout, et par la suite deux de ses membres ont formé les Flaming Mussolinis, auteurs de cinq singles et deux albums parus chez CBS dans les années 80.
Les deux titres de Joy Division ont été enregistrés en avril 1979 pendant les sessions d'Unknown pleasures. Auto-suggestion est un titre lent et long. Quand il se met à accélérer un peu sur la fin, Ian Curtis et le groupe se mettent étonnamment à sonner comme Jim Morrison et les Doors.
From safety to where... ? est plus du niveau d'Unknown pleasures. On peut penser que cette chanson a été écartée de l'album simplement pour éviter tout effet de redondance avec des titres comme Shadowplay ou Wilderness.
Ces deux chansons ont été rééditées sur la compilation Substance en 1988 et dans le coffret Heart & soul en 1997, et je ne vous apprendrai rien si je vous dis que Joy Division s'est pendu en mai 1980 et a ressuscité en 1981 sous le nom de New Order.

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