31 décembre 2014

THE WAKE : Something outside


Acquis neuf peut-être à Londres fin 1983
Réf : FBN24 -- Edité par Factory Bénélux en Belgique en 1983
Support : 45 tours 30 cm
Titres : Something outside -/- Host

Je me demande bien où et quand j'ai acheté ce disque. J'aurais parié que c'était chez A la Clé de Sol à Châlons, au moment de sa sortie mais, selon la discographie du groupe, ce maxi serait sorti à l'automne 1983, à un moment où j'étais à Londres. D'où le souvenir reconstruit que j'aurais acheté ce disque à Londres. Mais alors je l'aurais entendu où ? En écoutant l'émission de John Peel, le Bernard Lenoir anglais ? Pourquoi pas, ça ferait toujours une bonne histoire à raconter.
En tout cas, j'ai ressorti ce disque, que je n'avais pas dû écouter depuis une bonne dizaine d'années après avoir lu plusieurs mentions enthousiastes à propos de la sortie d'une nouvelle compilation de The Wake, Testament : Best of. Un enthousiasme qui m'a surpris car The Wake est toujours resté pour moi un groupe mineur, l'un de ceux de la galaxie Factory qui, comme Section 25 par exemple, sont toujours restés dans l'ombre de Joy Division / New Order, sachant que je n'ai pas du tout suivi la deuxième partie de leur carrière chez Sarah et que l'anecdote de la présence dans le groupe du jeune Bobby Gillespie à la basse vers 1982 n'a pas plus développé que ça mon intérêt pour le groupe.
Alors j'ai remis Something outside sur la platine et de nouveau la magie a opéré. Je sais pourquoi j'ai eu envie d'acheter ce disque il y a une bonne trentaine d'années et, même si mes goûts ont beaucoup évolué entre-temps, j'aime toujours autant cette chanson. Pas besoin d'attendre que les huit minutes soient écoulées. Juste l'intro, avec batterie et synthés, la partie musicale ensuite et la première partie chantée ("I sleep alone and in my dreams I just see what I want to see. I should have known I could be wrong depending on your promises. But all the people say to me there's something else for you to be. And all the people say to me there's nothing else for you to be.") et je suis transporté.
Et pourtant, il n'y a pas à dire, on est dans le décalque de New Order le plus complet. Musicalement, c'est du New Order 1981-1982, avec les sons de synthé à la Gillian Gilbert, l'ambiance générale, le chant à la Bernard Albrecht. Et puis il y a le reste, le nom du groupe, parfaitement lugubre (La veillée, mortuaire, bien sûr), le même label, et la pochette, qui n'est pas de Peter Saville, mais c'est presque tout comme avec cette adaptation d'une affiche d'El Lisstzky...
Certes, le mimétisme n'est pas tout à fait à fait parfait, avec la basse notamment, plus douce et avec des touches reggae, mais tout ça devrait m'horripiler au plus haut point ou me rendre indifférent, mais non, pour une chanson au moins, Something outside, The Wake transcende son manque d'originalité et me plaît beaucoup à moi aussi.
En face B, Host, que je n'ai pas beaucoup écoutée à l'époque, est aussi complètement dans l'univers New Order, surtout pour le chant, avec une ambiance de dub léger assez marquée.
Il y a quelques années, j'ai acheté Here comes everybody, le deuxième album du groupe, sorti fin 1985. Pareil, j'y ai trouvé deux ou trois chansons que j'aime bien, mais sur la longueur il est difficile de supporter le côté dérivatif de leur musique.
Ça ne les a pas empêchés d'avoir un beau parcours avec quatre albums jusqu'en 1995, ni de se reformer en 2009, avec un nouvel album, A light far out, sorti en 2012.


The Wake, Something outside, en concert à The Hacienda, Manchester, en 1984.

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