24 décembre 2014

BOYFRIEND : Hey big star


Offert par Creation Records par correspondance en 1993
Réf : caug 002 t -- Edité par August en Angleterre en 1993
Support : 45 tours 30 cm
Titres : Hey big star -- Jahlopee -/- Guitarist nipple -- Flew out

Ce disque fait partie de ceux que j'ai continué de recevoir en cadeau de Creation jusque vers le milieu des années 1990 car je conservais des amis dans la place. On est aussi dans la période où Creation sortait énormément de disques et où la mégalomanie ambiante, même avant l'arrivée d'Oasis, a conduit à la création de plusieurs labels associés. Mais, comme pour Elevation, la tentative d'Alan McGee de s'associer avec Warner en 1987, la plupart des labels créés par Creation ont eu une durée de vie limitée et, pue de succès, sauf pour la maison de rééditions Rev-Ola, qui a survécu à Creation, et peu d'impact artistique, à l'exception du label technoïde Infonet, dont je finirai bien par chroniquer un disque ici. Sinon, le label dance Eruption, l'éphémère Ball Product d'Ed Ball.
Le label noisy pop August ("Part of the Creation Pantheon of pop"), qui a duré grosso modo deux ans, de 1993 à 1994, était le bébé de David E. Barker (ex-Glass, Fire, Paperhouse, Seminal Twang), qui était alors l'un des directeurs de Creation. Au catalogue d'August, on trouve deux signatures "internationales", Shonen Knife et Ween, 18 Wheeler, qui est passé ensuite sur Creation, Eugenius, Autohaze, et aussi un album, un mini-album et ce single de Boyfriend.
Boyfriend est un groupe de Glasgow. Ils ont répété un moment dans le studio de Teenage Fan Club et je dirais qu'ils ne sont jamais sortis de l'ombre de ce groupe. Un de leurs rares titres de gloire est d'avoir été à l'affiche d'un concert de 18 Wheeler à Glasgow en 1993 le soir où Alan a découvert Oasis. Leur album Hairy banjo a été produit par Paul Chisholm, également producteur de Teenage Fan Club et des Pastels, Si Meat Whiplash était un simple écho du feedback de The Jesus and Mary Chain, on peut dire à la façon de Miossec que Boyfriend évoluait en troisième division de la noisy pop écossaise. A l'exception du court instrumental sympathique Rockwieller, je trouve leur album poussif et sans originalité, y compris les deux extraits qu'on en trouve sur ce maxi, Hey big star et Guitarist nipple. Il y a même au moins une véritable horreur sur cet album, #two. L'un des inédits de ce maxi, Flew out, est très mauvais aussi, mais pas à ce point-là quand même.
Pourquoi alors s'ingénier à parler de ce disque s'il est sans intérêt ? Eh bien parce qu'il y a une chanson qui le sauve, qui m'a accroché dès la sortie du disque et que du coup j'ai passé plusieurs fois à l'époque dans mon émission Vivonzeureux! sur Radio Primitive. Cette chanson, qu'on ne trouve que sur ce disque, c'est Jahloppee. Certes, elle n'a rien de particulièrement original, mais je la trouve agréable et accrocheuse, surtout grâce à son riff d'intro. Il est suivi d'un bon couplet, d'un pont un peu branlant mais qui tient le choc, d'un passage instrumental qui reprend le riff, et il y a des choeurs sur le dernier refrain, un peu à la Pastels ("I know when something is wrong, I know when something is right"). C'est tout, mais ça suffit pour me faire me souvenir de Boyfriend vingt ans après leur minute de gloire.

Boyfriend, Jahloppee.

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