07 mai 2011

FACTORY STAR : Enter Castle Perilous


Offert par Occultation par correspondance en avril 2011
Réf : MAB7DB011 -- Edité par Occultation en Angleterre en 2011
Support : 10 fichiers MP3
10 titres

Tout est parti il y a trois ou quatre semaines d'un email sympathique, en français, du label indépendant Occultation qui, suite à la (brève) mention dans ce blog des Blue Orchids, un groupe new wave Rough Trade du tout début des années 80, attirait mon attention sur la sortie prochaine du premier album de Factory Star, le nouveau projet de Martin Bramah, qui a fait partie avec l'organiste Una Baines des membres fondateurs de The Fall. Ils ont été aussi en 1979 parmi les tous premiers à quitter le navire turbulent de Mark E. Smith pour fonder Blue Orchids.
A courrier sympathique réponse aimable, et donc, après avoir jeté un coup d'oeil à la présentation du disque sur le site d'Occultation, je me suis décidé à chroniquer prochainement un disque de Blue Orchids, ce qui m'aurait donné l'occasion d'annoncer la sortie du disque de Factory Star.
Sauf que, entre-temps, j'ai pris la peine de télécharger les titres de l'album auxquels Occultation m'a donné accès et j'ai été tellement enthousiasmé que j'ai préféré chroniquer cette nouveauté plutôt qu'une vieillerie !
A la manière du Longest meow de Bobby Bare Jr, Enter Castle Perilous a été enregistré et mixé en quelques jours, principalement live en studio, et les deux disques ont les mêmes qualités d'énergie et de fraicheur. La formation de Factory Star est basique, avec Martin Bramah au chant et à la guitare, une basse, la batterie et un orgue. Cet orgue assez proéminent permet de faire un lien direct avec le son des Blue Orchids. Le chant et la structure de certains titres permettent aussi de remonter jusqu'à The Fall (Je pense que Bramah s'est bien amusé à laisser un grand silence après "Fall" quand il chante "This is a warning to you all, This is the story of the fall — of Great Britain" dans The fall of great Britain.
Un des points de repère qui m'est venu à la première écoute, c'est Jonathan Fire*Eater. La comparaison marche aussi avec le groupe qui lui a succédé, The Walkmen, sauf que j'ai récemment écouté Lisbon, leur dernier album, et même les titres les plus faibles de Factory Star (plus j'écoute le disque et moins j'en trouve) me donnent bien plus la pêche que ceux des Walkmen. J'ai du mal à sélectionner des titres préférés parmi les dix, mais Black comic book, New chemical light et Angel steps en font sûrement partie. Avec l'orgue, Tumbling stream et Arise Europa me font un peu penser aux Stranglers.
A la limite, ce que j'aime le moins c'est le nom du groupe, mais accolé au titre du disque, ça donnerait presque une façon littéraire d'évoquer un ouvrier qui pénètre dans son usine. La présence d'une chanson intitulée La grande usine (The big mill) et la phrase "There used to be a factory there" dans le titre suivant, Away dull care, donnerait presque du corps à cette interprétation.
Voilà donc une excellente surprise et une nouveauté très solide pour 2011 !

Trois titres sont en écoute sur le site d'Occultation, où le disque est en vente, en 33 tours, CD ou MP3.

2 commentaires:

Seán Báite a dit…

On va avoir droit quand-même à une chronique sur les 'Blue Orchids' ???
Pour le nom du groupe - effectivement, il ne doit plus trop ressembler au Joe Dallesandro de vers 1965, notre Martin : ) Pour prétendre à être une star du Factory

Pol Dodu a dit…

Sean,
J'ai toujours mes disques des Blue Orchids, je vais donc bien finir par en chroniquer un un de ces jours !

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