09 août 2010

A DIRTY SHAME


Acquis chez Noz à Dizy vers 2007
Réf : 330 519 2 -- Edité par Austerlitz en France en 2004
Support : CD 12 cm
14 titres

La première fois que j'ai vu ce CD avec cette photo de pochette dans un bac de disques à moins de 2 € chez Noz, je l'ai laissé passer sans y jeter un second regard (je n'avais même pas remarqué que c'était un ballon dans le corsage). Pourtant, j'avais noté qu'il s'agissait de la bande originale d'un film de John Waters, un réalisateur que je connais surtout de réputation (le seul film que j'ai dû voir de lui est Hairspray), mais qui a marqué des points dans ma considération quand Jonathan Richman a fait plusieurs fois la première partie de son one man show A John Waters Christmas.
La deuxième fois que j'ai vu ce CD, au même endroit quelques temps plus tard, j'ai quand même pris la peine de retourner la pochette pour consulter la liste des titres et là il ne m'a pas fallu plus de trente secondes pour décider de l'acheter : des compilations avec des titres de Johnny Burnette (Eager beaver baby), Slim Harpo (Baby scratch my back), Billy Lee Riley (Red hot) et Screamin' Jay Hawkins (Moanin'), on n'en voit pas tous les jours !
Certains autres titres, comme Hump-a-baby ou Tony's got hot nuts, ne m'ont laissé aucun doute sur le principal centre d'intérêt de A dirty shame : le sexe. Et effectivement, dans le film, les obsédés s'opposent aux coincés et, s'agissant de John Waters, j'ai ma petite idée sur le camp qui prend le dessus à la fin.
Malgré tout, même si les coincés sont aussi en minorité sur la BO du film, leur hymne fait partie de mes titres préférés du disque. Il s'agit de Open up your heart (and let the sunshine in), un titre avec des voix accélérées pour les rendre enfantines qui a été un tube en 1955 pour The Cowboy Church Sunday School. Mais dans le contexte, on se surprend quand même à chercher un double sens, qui n'existe pas, à cette chanson religieuse.
Outre les classiques rockabilly et rhythm & blues cités plus haut, et l'instrumental Black tarentula de Jody Reynolds, mes deux autres titres préférés sont des reprises décalées de morceaux country. The pussycat song par Connie Vannett est une excellente transposition au féminin d'un titre des années cinquante de Billy Mitchell, Song of the woodpecker. Quant à Itchy twitchy spot, il s'agit d'une parodie par Run C&W de Achy breaky heart, qui a été un tube pour Billy Ray Cirrus en 1992. Avec ce style country léger et décalé, on est dans le même esprit qu'un autre groupe qui a C et W dans son nom, C.O.W. Et ça n'a rien à voir, mais les grognements de cochons qui ponctuent la chanson me rappellent les petits bruitages de Oh ! wot a dream de Kevin Ayers !

En tout cas, à force d'écouter cette BO ma curiosité est aiguisée et maintenant je mettrais bien la main sur le DVD du film, dont l'une des vedettes est Tracey Ullman, qu'on a connue comme chanteuse chez Stiff au début des années 1980.

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