28 février 2010

DAVID BYRNE : Music for The Knee Plays


Acquis probablement à La Clé de Sol à Reims dans la seconde moitié des années 1980
Réf : 064 24 0381 1 -- Edité par EMI/Zonophone en Europe en 1985
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Mine de rien, de The Catherine wheel à The forest, David Byrne, l'une des têtes pensantes des Talking Heads, a sorti pas mal de disques de musique composée pour des spectacles, de ballet ou autre. Celui-ci est sûrement mon préféré, sûrement parce que, même si, pour le jeu des acteurs, l'inspiration est venue d'une forme de théâtre japonais, japonais, le Bunraku, la musique est elle inspirée du Dirty Dozen Brass Band, la célèbre fanfare de La Nouvelle Orleans. Or, qu'elles soient du fin fond de la campagne française, d'Europe de l'Est ou de Louisiane, j'ai un faible pour les fanfares.
Il s'agit là d'une collaboration avec Bob Wilson, réputé pour s'entourer de musiciens aventureux, de Philip Glass à Tom Waits en passant par Lou Reed.
Comme Franck Mallet l'explique bien, ces "knee plays" de David Byrne ont été composées pour The CIVIL WarS (présentation plus détaillée, en anglais, ici), un spectacle-opéra hyper-ambitieux prévu dans le cadre des manifestations culturelles accompagnant les jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Tellement ambitieux  et coûteux que l'ensemble, confié à plusieurs dramaturges et compositeurs, n'a jamais été représenté complètement, certaines subventions ayant fait défaut, apparemment.
La partie confiée à David Byrne a bien été terminée, sûrement aussi parce que c'était une des plus faciles à monter : les knee plays étant conçues par Bob Wilson comme des intermèdes entre scènes plus complexes nécessitant des changements de décor et de plateaux, permettant aux acteurs de se dégourdir les jambes, ou les genoux plus précisément.
L'instrumentation est donc ici uniquement à base de cuivres accompagnés de batterie et de percussions. Les musiques sont en partie inspirés de thèmes traditionnels, joués aux enterrements, aux mariages, à l'église ou pour endormir les enfants. Une moitié des titres comporte des paroles, la particularité étant que celles-ci sont simplement dites par David Byrne, pas chantées.
L'ensemble du disque est très agréable à écouter, et à  mon sens c'est sur The sound of business et surtout sur le dernier titre, In the future, que la sauce prend le mieux.
The knee plays a bénéficié d'une réédition en CD en 2007, augmentée de plusieurs titres auparavant inédits et complétée d'un DVD. A cette occasion, David Byrne a mis en ligne un site dédié à The knee plays, très complet, très fouillé et passionnant.
The knee plays ont été jouées en public en deux occasions au moins. Pour la création à Minneapolis en 1984, puis à Londres en 1988 avec Les Miserables Brass Band.
Le DVD de la réédition propose un diaporama de 57 minutes du spectacle créé à Minneapolis, synchronisé avec la musique (voir In the future dans cette configuration). On peut comparer avec la version de In the future interprétée à Londres.

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