25 octobre 2008

BOBBY SICHRAN : From a sympathetical hurricane


Acquis chez Crocodisc à Paris le 17 octobre 2008
Réf : 476511 2 -- Edité par Columbia en France en 1994
Support : CD 12 cm
10 titres

Ça doit faire la troisième fois que j'achète le disque, toujours à prix bradé, depuis que je l'ai découvert à sa sortie lorsque nous l'avons reçu en nouveauté à La Radio Primitive.
Le premier exemplaire était un promo avec une pochette toute noire sur laquelle il y avait juste écrit le nom de Bobby Sichran et le titre de l'album. J'ai dû le donner quand j'ai acheté le deuxième exemplaire, le même que celui-là, qui a dû s'égarer lors d'un prêt parce que je l'ai cherché plusieurs fois dans mes disques depuis un an en vue de le chroniquer, sans jamais mettre la main dessus. Alors, je n'ai pas hésité à le prendre quand je l'ai à nouveau trouvé, à 1,50 € la semaine dernière, tout comme j'ai pris dans la même étagère - ça ne peut pas être un hasard - le Epiphany in Broolyn de Brenda Kahn, un autre jeune espoir déçu de Columbia, dont l'album était sorti quelques temps plus tôt.
A l'époque de la sortie de l'album, on a beaucoup évoqué Beck et G. Love and Special Sauce à propos de Bobby Sichran, et c'est vrai que tous mélangent des sons hip hop avec des musiques américaines plus traditionnelles, mais Sichran ne trafiquent pas les sons de manière délirante comme le Beck des débuts, et sa musique n'a pas les accents jazz de celle de G. Love. Non, sur sa page MySpace, Sichran cite comme influence Dylan, Hank Williams, des bluesmen, Bob Marley, Springsteen et , et son disque reflète ces influences : c'est un album de folk-blues new-yorkais, qui se trouve utiliser les sons hip hop de son époque et de sa ville. Ce qui explique la variété des disques échantillonnés : Afrika Bambaataa, Boogie Down Productions et James Brown, mais aussi Tom Waits et les Talking Heads. Musicalement, il y a une indolence qui rappelle celle de DC Basehead, et un ton général qui annonce le Whitey Ford sings the blues d'Everlast ou plus récemment ce que peut faire Buck 65.
Les cinq premiers titres de l'album s'enchaînent parfaitement, c'est un sans-faute. Le morceau-titre pose le décor en ouverture; Lorena Lorena continue de faire évoluer Corrina Corrina, popularisé notamment par Dylan; Don't break my heart kid nous briserait presque le coeur; sur Stray dog, Bobby fait très bien le chien errant et That's what people say est une très belle ballade avec un discret accompagnement de congas.
L'autre moitié du disque n'est pas aussi parfaite, mais se défend bien pour autant, avec notamment l'excellent Burning like a tyre, swinging from a tree, Real live wire avec son sample de Psycho killer et son rapper invité et le dubby Freedom is calling.
Si vous avez envie de vous procurer ce disque, ça ne devrait pas vous coûter beaucoup plus cher que le port, puisque je l'ai vu en vente à 1 cent ! Mais sachez aussi que Bobby Sichran a édité l'an dernier sur Bombi Beat un (deuxième ?) album, Peddler in Babylon.
En français, on peut lire une chronique de l'album sur Tatapoum et une interview de Bobby Sichran réalisée par Periph' Magazine au moment de son passage au festival des Inrockuptibles (probablement en 1994 ou 1995; par ailleurs, on trouve sur la compilation 14 94 diffusée par le magazine deux titres rares de Bobby Sichran, les faces B inédites du CD single From a sympathetical hurricane).

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Oui, c'est à moi que tu as offert le Bobby Sichran (pochette noire) que tu ne retrouves donc plus.
Merci encore et bonjour chez toi.
Phil Sex

Pol Dodu a dit…

Salut Phil,
Bonjour chez toi aussi.
Je savais que je l'avais donné, le noir, mais je ne me souvenais plus que c'était à toi!
C'est l'autre qui s'est égaré, mais c'est pas grave puisque je l'ai finalement remplacé à l'identique...

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