19 novembre 2006

PLASTIC BERTRAND : Jacques Cousteau


Acquis d'occasion dans la Marne à la fin des années 1980
Réf : 101583 -- Edité par RKM / Vogue en France en 1981
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Jacques Cousteau -/- Paradis

L'album de 1981 de Plastic Bertrand, "Plastiquez vos baffles", figurait dans le lot de disques Vogue offerts par mon cousin Jeannot à Noël 1981.
Le seul titre qui m'intéressait sur ce disque, "Jacques Cousteau", ne lassait pas de m'intriguer : il était co-écrit par Andy Paley, des Paley Brothers, un gars qui jouait sur quatre titres du "Back in your life" de Jonathan Richman.
J'en ai évidemment parlé à Andy Paley lorsque je l'ai rencontré en juin 1985, alors qu'il officiait à la batterie pour le concert de Jonathan Richman à la Maison Commune du Chemin Vert de Reims. Il m'a expliqué que "Jacques Cousteau" était un titre qu'il avait sorti en 45 tours, et qu'il s'était contenté d'utiliser la même bande musicale pour la reprise de la chanson, en y remplaçant sa voix par celle en français de Plastic.
Il m'a fallu attendre le 22 avril 1986, au lendemain d'un concert annulé de Jonathan Richman à Paris, pour entendre enfin la version originale de "Jacques Cousteau", au casque, sur le walkman d'Andy. Et plus de dix ans encore avant d'écouter cette version originale à nouveau, grâce à la compilation "Pulp surfin'" empruntée à la Médiathèque d'Epernay.
La version originale de "Jacques Cousteau" est sortie en 1981 sous le nom des Young Jacques (Andy Paley doit être friand de pseudos, puisqu'il avait déjà commis en 1978 l'inénarrable "Washing the defectives" des Beatles Costello). Il y a seize musiciens sur le disque, dont quand même trois membres des Cars.
La version de Plastic Bertrand est sortie la même année, en face A de single et sur l'album. L'adaptation en français est signée Plastic Bertrand lui-même, et il s'en tire très bien, tant du point de vue du chant que des paroles, qui ont un côté Richmanesque plus marqué que l'original ("How low can you go" traduit en "C'est beau la vie sous l'eau" ou "Les poissons lui sourient comme des jeunes mariés, pour lui c'est le moment de les photographier). Comme la musique originale était excellente, ça fait un disque à ne pas laisser passer la prochaine fois que vous le verrez dans un vide-grenier...


Andy Paley, batteur des Modern Lovers de Jonathan Richman, à Reims, le 13 juin 1985 (photo : Marc Roger)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

De Bob Morlock :
En 1999, j'ai appris au dernier moment que Plastic Bertrand allait se produire en concert dans la banlieue de Nancy à l'occasion du 14 juillet 1999.
Il n'en fallait pas plus pour que je décide d'aller l'interviewer sur sa période punk pour le n° 43 du fanzine "No government".
En fait de concert, Plastic, alors au creux de la vague avant La Ferme et la Star Ac belge, chantait sur ses disques sur une petite scène au bord du canal, près d'un kiosque à musique.
On s'est quand même fait prendre en photo avec lui après l'interview.

Une des questions portait justement sur "Jacques Cousteau et Jonathan Richman :

Côté USA, on a des surprises dans la discographie, une reprise pour pour "Jacques Cousteau", une dédicace à J. Richman...

J'ai beaucoup travaillé aux US, j'ai eu 2 tubes, "Ça plane..." et "Stop ou encore". Aux US, c'était très chic de me connaître, je rencontrais tout le monde : les Ramones, Talking Heads, toute la scène punk et underground. Et pour "Cousteau", ce n'est pas une reprise, ce sont les Cars qui l'ont écrit pour moi, je les ai rencontrés à Boston, et ce sont eux qui jouent sur le backing de la chanson, ensuite ça a été repris, mais pas à la base. Pour Richman, c'est encore une rencontre et ce qui me touche chez lui c'est le côté naïf. Pour moi la musique est vraie quand elle est naïve et futile, presque inutile. Les messages ça alourdit.

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