22 décembre 2015

EZRA FURMAN : Perpetual motion people - Other people's songs



Acquis par correspondance chez Rough Trade en décembre 2015
Réf : bella498CD + [sans] -- Edité par Bella Union en Angleterre en 2015
Support : 2 x CD 12 cm
13 + 6 titres

Tous les mois, j'écoute les CD fournis avec Uncut et Mojo, mais ces derniers temps j'y fais rarement de vraies découvertes. Les deux titres d'Ezra Furman que j'y ai entendus, Restless year et Lousy connection, sont une exception et m'ont suffisamment plu pour que j'aie envie d'acheter un de ses disques.
Je ne voulais pas me contenter de l'album. J'ai bien penser m'offrir le beau 45 tours en édition limitée de Restless year, mais il coûte presque autant que l'album entier, faut quand même pas abuser. Et puis j'ai découvert que, dans les boutiques Rough Trade, l'album était accompagné d'un CD bonus. Surprise, il en restait en stock même après plusieurs mois et j'ai pu en commander un exemplaire.
Ezra Furman n'est pas vraiment un débutant. Il a sorti six albums depuis 2007 : trois avec son groupe The Harpoons, un en solo et Perpetual motion people est le deuxième avec son autre groupe The Boy-Friends.
J'ai lu aussi quelques articles et chroniques pendant l'année. Presque tous insistent sur ses hésitations entre le masculin et le féminin, sur sa garde-robe et son maquillage. Il est clair que ça le préoccupe et ça fait genre, mais il y a un gros risque qu'on le réduise à ce sujet et qu'on oublie sa musique.
Et sa musique, c'est un concentré de soixante ans d'histoire du rock et de la pop. Rien de vraiment novateur, mais une très bonne synthèse, entraînante et joyeuse la plupart du temps.
Comme Restless year, qui ouvre l'album, avec ses chœurs et son orgue, et son refrain qui capture l'air du temps ("Ça a été encore un année agitée, pendant un temps on n'a pas eu peur."). On n'est pas si loin de Beck quand il était encore plein de vie et de folie. Wobbly et Body was made sont dans la même veine. L'excellent Lousy connection semble repiquer plein de trucs à Spector. Hark! to the music est un court titre punky pop. Haunted head démarre de façon ordinaire, mais le niveau s'élève d'un seul coup grâce à de superbes parties de cuivres, dues à Tim Sandusky, qui a aussi produit le disque. Au bout du compte, v'est un album très bon de bout en bout. Même des chansons lentes comme Watch you go by et le très rétro Pot holes me plaisent bien. On termine avec One day I will sin no more, un titre acoustique folk-blues-gospel à la One foot in the grave.
Comme son titre l'indique, Other people's songs, dans sa pochette cartonnée, ne contient que des reprises. J'ai vu mentionné quelque part en ligne qu'il s'agit de versions "live", mais il n'y a absolument aucune indication sur le disque. C'est peut-être enregistré en direct en studio, mais certainement pas en public...
Le premier titre, une version assez fidèle de Devil's haircut, est le seul dont je connaissais bien la version originale. Ils ont eu la bonne idée de conserver la partie de guitare de I can only give you everything de Them qui lui donne tout son sel. Ensuite, on a The good book de Melanie, Crown of love de The Arcade fire et Androgynous de The Replacements. Pour finir, on a droit à une version de I can change de LCD Soundsystem, dans un arrangement à la guitare, sans rien d'électronique. Très bien, mais c'est plutôt bon signe que l'album original soit bien plus intéressant.



1 commentaire:

jodo a dit…

Sympa. Merci pour cette découverte.
Denis

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