31 mai 2012

PAPA M : Three songs


Acquis par correspondance probablement chez Drag City aux Etats-Unis en 2003
Réf : dc222cd -- Edité par Drag City aux Etats-Unis en 2002
Support : CD 7,5 cm
Titres : Rainbow of gloom -- O Kentucky -- Lo the rose cease to bloom

En fin de semaine prochaine, j'aurais la chance de voir Papa M en concert à La Cartonnerie de Reims (sa tournée compte trois autres concerts en France). Je suis à peu près certain de passer un bon moment, même si je ne sais pas trop à quoi m'attendre, d'autant que David Pajo/Papa M n'a pas sorti de disque récemment. Lui qui aime passer d'un nom à l'autre presque aussi souvent que son compère de Louisville Will Oldham , et qui a également une discographie bien fouillée, n'a pas sorti d'album depuis le 1968 de P A J O en 2009. Le disque de Papa M le plus récent est la compilation Hole of burning alms de 2004, mais c'est bien sous cette dernière bannière qu'il s'embarque pour une tournée en Europe, accompagné apparemment d'un seul musicien, le troisième larron ayant dû déclarer forfait pour raison de santé.
C'est l'occasion ou jamais de ressortir ce mini-CD que j'ai acheté il y a presque dix ans, entre autres pour compléter une commande de 45 tours de Bonnie Prince Billy que je faisais à Drag City, crois-je me souvenir.
Ceci n'est que l'un des quasiment quinze singles sortis par Papa M entre 1999 et 2006, seul ou avec un autre groupe au programme (il y a notamment une série de six disques qui constituaient un carnet de bord de tournée). C'est à confirmer, mais j'ai lu quelque part que ces Three songs, surtout distribués par correspondance par Drag City, seraient issus des sessions de l'album Whatever, mortal (2001).
Jusqu'à ce que je lise cette chronique de Pitchfork en préparant ce billet, je n'avais pas particulièrement prêté attention à la photo de pochette. Il est pourtant précisé sur le disque lui-même, mais de façon peu visible, qu'elle a été prise le 11 septembre 2001. Une fois qu'on sait ça, on n'a pas besoin de chercher longtemps pour deviner le lieu de l'incendie visible à l'arrière-plan.
Du coup, on pourrait penser que le premier titre du disque, Rainbow of gloom (Arc-en-ciel de ténèbres ?), fait référence à cet événement, mais l'écoute des paroles ne le confirme pas. Cette très belle chanson démarre avec de la guitare acoustique et de l'harmonica. On y entend aussi des cordes, réelles ou synthétiques. Même s'il est loin d'avoir la voix aussi grave que lui, le débit et le chant de Dave Pajo se rapprochent plus ici plus de celui de Bill Callahan que de Will Oldham.
Le dernier morceau du disque, Lo the rose cease to bloom, est musicalement dans la même veine, en un peu plus folky et en un peu moins fort.
Entre les deux, on a un titre au son assez différent, O Kentucky. C'est à 99,9 % un instrumental (il me semble entendre une voix "d'encouragement" à un moment) qui associe piano et guitares acoustique et électrique. C'est excellent et ça me rappelle furieusement les premiers enregistrements du groupe rémois TV.La.Sun.Or. (la démo Le grand passage de 1998), dont j'avais publié un extrait sur la compilation Excusez-moi, je me suis occupé un peu de tout.
Plus je réécoute ce petit disque et plus j'ai hâte de voir Papa M sur scène. Vivement le 8 juin !

Three songs est toujours en vente chez Drag City.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

bonjour,

C'était bien le concert de Pajo ? j' écoutais pas mal For Carnation , a-t-il a joué des morceaux dans le même genre ? bye.

Pol Dodu a dit…

C'était bien, mais malheureusement pour moi, le style Pajo que je préfère, où il chante en s'accompagnant à la guitare (Telecaster, ai-je pu constater), n'a constitué que la partie centrale du concert (environ un tiers). Avant et après, il jouait de la Statocaster et, effectivement accompagné d'un bassiste, il nous a proposé ses (parfois) longues compositions instrumentales, avec effets et boucles.
C'est surtout pour ça qu'il est réputé, mais je l'aime mieux en chanteur.
Sinon, sans trop de surprise, il était assez peu communicatif et avait un verre de rouge posé à côté de sa guitare plutôt qu'une coupe de Champagne...

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