12 mai 2012

RADAR : Bright like the sun (album sampler)


Acquis au Record and Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres le 18 avril 2012
Réf : BRIGHTDJ 001 -- Edité par EMI en Angleterre en 2006 -- Promo use only. This promotional CD has been released by EMI on the express condition that ownership and title remain vested in EMI which may require delivery up of this record at any time. It may not be sold, transferred, altered or copied (including burning or uploading to the internet) without the express prior written approval of EMI.
Support : CD 12 cm
6 titres

J'ai beau pratiqué de façon assidue les disques promo hors-commerce destinés aux professionnels, l'inventivité des services marketing et les budgets alloués à ces projets continue régulièrement de m'ébahir. Il y avait eu par exemple le digipack CD-DVD de Robin Leduc il y a quelques moi, mais ce disque de Radar est pas mal non plus dans le style.
Le nom est bateau au possible (il y a 33 artistes nommés Radar chez Discogs !), mais ce qui m'a attiré dans ce disque, outre qu'il était dans le bac à 10 pence et qu'il était bien visible car sa pochette cartonnée allongée est bien plus grande que la moyenne, c'est le travail graphique, que j'ai trouvé plutôt réussi, qui est dû au studio Intro de Londres, qui a aussi fait la pochette d'Xtrmntr de Primal Scream.



Ce disque est un "album sampler", c'est à dire un échantillon censé donner un avant-goût de l'album Bright like the sun à paraître. On y trouve les faces A des trois singles de Radar parus chez EMI en 2006 et trois autres extraits de l'album.
Ce n'est pas une surprise vu que ce disque a été acheté et édité en Angleterre, mais à l'écoute on ne se pose pas de question sur l'origine du groupe : ce sont sans conteste des anglais.
Musicalement, c'est poppy, avec des côtés ska, des touches de synthétique. On pense très fort aux Specials en écoutant War out there, évidemment à Fun Boy Three quand il est question de Lunacy. Pour des points de référence plus contemporains, on se penchera sur des gens qui ont les mêmes sources d'inspiration, comme Gorillaz ou les Dub Pistols. Ce disque est d'ailleurs mixé par Jason Cox, qui a travaillé avec Gorillaz, et produit par Dan Carey, qui a travaillé avec une multitude de gens, dont CSS et The Kills. S'il n'y a là rien de très nouveau et original, donc, l'ensemble est en tout cas très agréable, surtout 5th columnist, War out there et la chanson Bright like the sun.
Parmi les autres objets promo de Radar diffusés par EMI, il y a trois CD "mix tape" compilés par le groupe. Je n'ai la liste des titres que du premier et j'ai vraiment du mal à comprendre l'objectif recherché : on y trouve un titre de Radar associé à dix-neuf titres, des classiques comme le Clash et les Stranglers et des contemporains comme Audio Bullys et Fischer Spooner. Ça peut aider les chroniqueurs et susciter des comparaisons plus ou moins flatteuses, mais je ne suis pas sûr que d'exposer à ce point les goûts personnels d'un jeune groupe fasse beaucoup avancer sa cause.
Il n'y a évidemment pas de cause à effet, mais le comble du comble c'est que j'ai appris chez All Night Sharing Party qu'au bout du compte EMI n'a jamais sorti l'album Bright like the sun de Radar. Les trois singles sortis coup sur coup n'ont pas dû suffisamment se vendre et les premières réactions à l'album n'ont pas dû être suffisamment bonnes. En tout cas, après avoir tant investi en 2006, EMI a laissé tombé Radar en 2007. Le groupe a auto-produit un quatrième single en 2007, First to last, malheureusement bien nommé car il a été le dernier du groupe. Trois des membres du groupe ont ensuite fondé H:U:M:A:N:S, mais ce projet ne semble pas avoir duré très longtemps...
Pour ma part, il m'arrive quand même un truc pas trop courant, puisque je me retrouve avec un disque qui est un bel objet, mais qui se trouve être l'extrait d'un album qui n'existe pas !





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