28 mai 2012

SIMON STOKES & THE NIGHTHAWKS : Voodoo woman


Acquis sur le vide-grenier de Matougues le 13 mai 2012
Réf : INT. 80218 -- Edité par Elektra en France en 1969
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Voodoo woman -/- Can't stop now

Parmi mes 45 tours à 10 centimes de Matougues, voici sûrement la pépite rock la plus intéressante, un disque paru chez Elektra en 1969, époque où ce label folk à l'origine avait aussi à son catalogue des bruyants comme les Stooges et MC5.
C'est plutôt dans cette catégorie qu'on se trouve avec Voodoo woman : riff de basse en intro, puis guitare rythmique acoustique et orgue superbe. Un chant à la Beefheart pour un titre vaudou qui évoque Dr. John en mentionnant dans les paroles toutes les expressions incontournables sur ce thème (New Orleans, bayou, voodoo, mojo, cajun,...). Le tout est bouclé en 2'20 après quand même un bon petit délire instrumental bluesy-psyché à la guitare et à l'orgue. Excellent !!!
En face B, Can't stop now est de très bonne tenue également. On est plutôt là dans un rock très heavy. J'ai l'impression d'avoir déjà entendu une reprise de cette chanson, avec son refrain "And I can't stop now, no I can't stop now". En tout état de cause, pour la compilation Rubaiyat des 40 ans d'Elektra en 1990, Frank Black et les Pixies auraient mieux fait de reprendre Can't stop now plutôt que le Born in Chicago du Paul Butterfield Blues Band.
Je ne connaissais pas du tout Simon Stokes, qui a commencé à enregistrer en 1965. L'album de Simon Stokes & the Nighthawks qu'on nous annonce au dos du 45 tours a dû être enregistré dès 1968 mais il n'est sorti qu'en 1970, chez MGM, pas chez Elektra. Il a été réédité en CD en 2007 par Rev-Ola. On y trouve bien Voodoo woman parmi les 12 titres, mais pas Can't stop now, même pas en bonus du CD. Dommage.
The Nigthawks se sont séparés en 1972. Simon Stokes a continué à enregistrer avec divers groupes et il a beaucoup composé pour des films. En 1993, les Cramps ont repris son Miniskirt blues, avec Iggy Pop. Pour sa part, il a enregistré avec Timoty Leary et, plus récemment, avec Wayne Kramer et des membres des Bellrays pour un disque plutôt country-rock.
Voodoo woman, voilà pour une fois une pépite obscure qui mériterait d'être élevée au rang de classique méconnu. En tout cas, la chanson n'a pas été oubliée sur le coffret Forever changing, qui retrace l'âge d'or du label de 1963 à 1973.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Waouh!!!
Steph de Nantes

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