21 août 2011

SOUNDS INCORPORATED : 4 succès de la danse


Offert par Philippe R. à Nantes le 9 août 2011
Réf : POX 68 -- Edité par Pop en France vers 1966
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Michelle -- L'amitié -/- Yesterday man -- Treat her right

Après L'hymne au boudin blanc, voici un autre des cadeaux de Philippe de ce mois-ci. Outre la sélection de reprises instrumentales proposée ici, ce disque m'intéressait notamment pour sa pochette, qui semble pré-psychédélique au premier coup d'oeil mais qui s'avère après inspection représenter tout simplement une décoration de Noël prise, par Michel laguens, au travers d'une vitre en verre granité. Je m'intéresse aussi à certains disques du label Pop, sous-marque de Vogue. Là, le logo a évolué par rapport à des disques plus anciens comme celui de Jack Hammer, pouvant même faire croire que le nom du label est Pop'4 (en référence aux nombres de titres des EP, j'imagine), mais au verso il est bien fait référence à "un enregistrement Pop".
Une fois rentré à la maison, j'ai commencé par (re)découvrir via Google que j'avais déjà deux titres de ce 45 tours, sur la compilation Vogue Voulez vous venier en surprise-partie avec moi ?. Je les avais alors qualifiés de "bons instrumentaux".
Avec un nom comme Sounds Incorporated (à ne pas confondre avec Sounds Orchestral, lancé par un label rival pour les concurrencer), je n'avais même pas essayé à l'époque de trouver des infos sur ce groupe tant j'étais persuadé qu'il s'agissait d'une formation de musiciens de studio anonymes comme il y en a eu des centaines pour sortir à la chaîne des versions instrumentales des grands succès. C'est encore ce que je pensais en lisant au verso du 45 tours les rappels de catalogue allant du Carnaval Polka à des Opérettes célèbres, en passant par des disques des Villagemen ou de Jacky Noguez.
Là où je me trompais, c'est que si Sounds Incorporated est effectivement une formation de (bons ) musiciens ayant surtout enregistré des reprises (essentiellement) instrumentales, il ne s'agit pas d'un vague conglomérat de pros du studio mais bel et bien d'un véritable groupe anglais, formé en 1961, qui a enregistré pour Parlophone, Decca (dont un 45 tours produit par Joe Meek) et Columbia. Leurs disques n'ont pas eu énormément de succès en Angleterre mais ils ont eu un tube en Australie avec leur version de l'ouverture de Guillaume Tell. Leur grande chance a été de signer un contrat de management avec la société d'un certain Brian Epstein. Cela leur donnera notamment l'occasion d'ouvrir en tournée pour les Beatles, notamment lors du fameux concert au Shea Stadium, et même, pour leur section de cuivres, de participer à l'enregistrement de Good morning good morning sur l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band.
Si les quatre titres de ce 45 tours français figurent bien sur l'un  des trois CD de The Sounds Incorporated story, édités en 2004 par Stylus, je ne les vois pas mentionnés dans la discographie anglaise. Il est possible qu'ils ne soient sortis que dans quelques pays, voire uniquement en France.
On a deux slows en face A. L'arrangement de Michelle, avec guitare et orgue en instruments principaux, est intéressant. On pourrait s'étonner de voir des anglais reprendre un titre français, L'amitié, mais Françoise Hardy a eu beaucoup de succès en Angleterre en 1965, et cette chanson fait partie de celles qu'elle a enregistrées en anglais, sous le titre So many friends.
Sur la face B, il y a deux jerks, c'est à dire deux titres rapides. La version de Yesterday man de Chris Andrews est arrangée avec des cuivres, du piano et de l'orgue. Quant à la reprise du Treat her right de Roy Head and the Traits, elle est assez échevelée : sûrement pas assez folle pour être freak, mais très beat quand même. Elle confirme, ainsi que le medley des Beatles ci-dessous (datant probablement de 1967) ce qui est somme toute logique : les membres de Sounds Incorporated sont avant tout des musiciens techniquement compétents, s'attaquant à un répertoire intéressant. On n'a pas vraiment à faire à des rockers, même si les images du Shea Stadium montrent qu'ils ne manquaient pas d'énergie quand il s'agissait de chauffer un stade !

1 commentaire:

debout a dit…

Le chanteur (sur la vidéo youtubesque) me fait penser à François Deguelt. Physiquement, bien sûr. Un François Deguelt qui aurait oublié son rendez-vous hebdomadaire chez le coiffeur et qui aurait un peu forcé sur les tartines de Nutella. Pour la voix, ça n'a rien à voir bien sûr. Mais physiquement !

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