27 juillet 2010

NICK HORNBY : Juliet, naked


Acquis dans une boutique de la British Heart Foundation à Southampton le 21 mai 2010
Réf : 978-0-141-02064-8 -- Edité par Penguin en Angleterre en 2010
Support : 249 p. 17 cm
15 titres

L'un de mes objectifs lors de ce séjour en Angleterre était d'en revenir avec un exemplaire pas cher du dernier roman de Nick Hornby. Il faut dire que ses livres se vendent tellement bien qu'on trouve souvent dans les boutiques de charité High fidelity ou About a boy à un prix dérisoire. Mais là, je n'avais pas réalisé que l'édition en poche de Juliet, naked venait de sortir depuis quelques semaines à peine et n'avait pas eu le temps de rejoindre les étagères de livres d'occasion. J'ai quand même fini par avoir un coup de chance et par le trouver, juste après le 45 tours de Chuck Berry, dans la belle et grande boutique de la British Heart Foundation de Souhampton, dont le rayon livres était presque digne d'une librairie.
En bon fan de musique, Haute fidélité a intégré dès que j'ai eu fini de le lire la liste de mes romans préférés. Par la suite, j'ai lu la plupart des autres livres de Hornby au fil des bonnes affaires. J'ai bien aimé About a boy, trouvé How to be good ? un peu bancal, pas lu Fever pitch et bien sûr lappé les chroniques de 31 songs.
Si je tenais à me procurer assez rapidement Juliet, naked, c'est que j'avais lu quelques critiques qui expliquaient que, comme pour Haute fidélité, la musique tenait une place importante dans ce nouveau roman. C'est effectivement le cas, même si les thèmes principaux tournent plus sûrement autour du sentiment d'avoir (ou pas) gâché sa vie, de la question d'avoir (ou pas) des enfants et d'avoir assumé (ou non) leur éducation. Et aussi, quand même beaucoup, autour des relations entre les stars du rock et leurs fans.
Quinze ans ont passé depuis Haute fidélité, qui mettait en scène le collectionneur de disques obsédé des années 80 et 90. Depuis, les disquaires sont pour la plupart au cimetière du petit commerce et Juliet, naked réussit très habilement à mettre en scène les pratiques des amateurs de musique des années 2000 : les forums et groupes de discussion, les sites de fans, l'achat en ligne et le téléchargement. Grâce au net, les fans d'une vedette peuvent partager rapidement à l'échelle mondiale leurs opinions sur l'album de démos inédit d'une vedette recluse des années 80. Grâce au net, cet américain peut se retrouver en quelques semaines dans une ville paumée du nord de l'Angleterre. Et grâce à Nick Hornby, plutôt un très bon écrivain, dont les livres sont souvent très drôles, on peut lire un roman en ayant l'impression qu'il a été écrit par un pote qui vit la musique en passionné et au quotidien, et qui a des goûts proches des nôtres en plus ! Que le cadre de références culturelles de Juliet, naked recoupe à peu près exactement les miennes, ça a renforcé mon plaisir de lecture de façon exponentielle. A part Haute fidélité, et dans une moindre mesure The song reader,  la seule fois où ça m'est arrivé ces dernières années c'était avec Bienvenue au club (The rotters' club) de Jonathan Coe.

Juliet, naked est édité en français chez 10-18.

1 commentaire:

Charlie Dontsurf a dit…

J'aime beaucoup aussi Nick HORNBY. Vu le sujet du livre, et étant donnée ma propre vie de fan, je l'ai fait lire à ma compagne de 30 ans (non, pas d'âge mais de vie commune !). Pas que je l'aie déjà emmenée dans des chiottes fréquentées par David Thomas mais je lui ai imposé il y a 2 ans, ainsi qu'à mes 3 filles, un petit pélerinage à Baambruge, petite commune hollandaise que les Beach Boys ont fréquenté pour l'enregistrement de leur album ... "Holland".
Du coup, elle a craqué pour la littérature de Nick HORNBY. Je n'ai pas encore osé lui passer "Haute Fidélité". Son avant-dernier roman, "Slam", est un délice.

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