06 juillet 2010

NEW ORDER : Krafty


Acquis à la boutique de l'Hospice Earl Mountbatten à Ryde le 20 mai 2010
Réf : NUCDP13 -- Edité par London Records 90 en Angleterre en 2005
Support : CD 12 cm
Titres : Krafty (The Glimmers 12" extended mix) -- Krafty (Phones Reality remix) -- Krafty (Andy Green remix) -- Krafty (Re-edit of album version) + vidéo

C'est l'un des trente CD achetés à 10 pence sur l'île de Wight. Celui-là, je l'ai écouté pour la toute première fois dans la voiture, tôt le matin en partant au boulot. Une expérience assez saisissante.
Comme je conduisais, j'ai mis le CD dans le lecteur sans regarder précisément la liste des titres. Je savais juste qu'il s'agissait de différentes versions de Krafty, un single tardif de New Order.
La musique démarre et je suis assez surpris car l'intro est à la batterie. De la batterie toute simple, pas de la boite à rythmes ni du séquenceur. On a l'impression d'être dans la pièce avec le batteur. Au bout de quinze secondes, la basse entre en jeu, très mélodique, un élément essentiel du son de New Order. Ça dure comme ça une minute, en basse-batterie avec juste quelques glou-glou discret de synthés. C'est alors que Bernard Sumner prend la parole et me chante aux oreilles, en anglais, "Il y a des gens qui se lèvent à l'aube. Faut aller au boulot avant qu'il soit trop tard. Assis dans une voiture et conduisant sur la route. Ce n'est pas une fatalité, mais c'est ce que tu fais pour gagner ta croute. C'est le genre de monde dans lequel on vit. Ce n'est pas ce que tu veux être. Et ce n'est pas ce que tu veux faire."
Etant donné que j'étais justement en train d'aller au boulot en voiture, j'ai vraiment eu l'impression bizarre que ce premier couplet s'adressait directement à moi ! Le refrain qui suit n'a apparemment pas grand chose à voir. C'est le truc habituel chez New Order du "Laisse-moi encore une chance, laisse-moi un peu de temps, j'ai déconné mais c'est fini, je ne veux pas te laisser partir".
Outre les paroles, ce qui m'a vraiment frappé à l'écoute de ce premier titre c'est le côté dépouillé du son, batterie-basse, un peu de synthé et de guitare. Je me suis étonné que New Order soit revenu quasiment aux ingrédients de son premier album Movement. Il faut dire que je pensais qu'il s'agissait de la version originale de la chanson, qui en général est en premier sur les CD qui contiennent des remixes. Sauf que là ce n'est pas le cas, et je me suis fait bien eu.En effet, ce qui se rapproche le plus ici de la version originale est le titre 4 ("Re-edit of album version", tu l'as dit mon con !) et cette version a le son typique du New Order de toutes les dernières années, avec des sons traités et de l'électronique, alors que la version dépouillée qui m'a tant fait sursauté est bel et bien un remix, dû aux Glimmer Twins, un duo de DJs belges qui a bêtement piqué son nom au pseudo de producteurs de Jagger et Richards.
N'empêche, en enlevant des couches de son et en s'éloignant des méthodes habituelles des remixeurs qui rajoutent pistes et des pistes de sons et de rythmes à la chanson originale (On en a un bon mauvais exemple ici avec le remix pseudo-techno de Phones Reality; le remix d'Andy Green, qui survitamine la chanson avec notamment de la guitare électrique, est plus intéressant), les Glimmers ont fait un travail très réussi qui donne de l'intérêt à une chanson qui n'est au départ, comme le reste de Waiting for the siren's call, l'ultime album du groupe dont elle est extraite, qu'un assemblage sans trop de saveur de tous les ingrédients qui ont fait la réputation de New Order au fil du temps.
Et, alors qu'en réécoutant l'edit de la version album j'entends à peine la vraie batterie et pas du tout la basse non synthétique, je me dis que les Glimmers ont peut-être fait plus que de baisser des potars pour couper la chique aux sons synthétiques. Il n'est pas impossible, comme ça se pratique parfois, qu'ils aient tout bonnement réenregistré "à la New Order" la basse et la batterie pour réaliser ce remix rafraichissant.


La vidéo de Krafty, mais il est surtout conseillé d'écouter le remix des Glimmers.

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