29 novembre 2009

JAMES : Village fire


Acquis à La Clé de Sol à Reims en 1987 ou 1988
Réf : 80198 -- Edité par Virgin/Factory en France en 1985
Support : 45 tours 30 cm
Titres : What's the world -- Folklore -- Fire so close -/- If things were perfect -- Hymn from a village

Au début, je suis resté volontairement à l'écart de James. Je les voyais en couverture des hebdos anglais, je lisais leurs interviews et je voyais leurs photos, où ils étaient habillés de trucs en tissu à fleurs et je me disais que c'étaient des néo-hippies à fuir. Ce que j'ai fait pendant un certain temps, donc, jusqu'à ce que je trouve, dans les fameux bacs à soldes du passage du vinyl au CD à La Clé de Sol, ce maxi et Stutter, le premier album de James, à 10 francs pièce. Ne pouvant résister à une bonne affaire, je les ai pris, et je n'ai pas regretté. Après, j'ai acheté Strip-mine au prix fort, attendu la sortie de One man clapping et grosso modo acheté toutes les productions du groupe jusqu'à la sortie de Gold mother en 1990.
Ce maxi Village fire est une réédition des deux premiers 45 tours de James sortis chez Factory, Jimone en 1983 et James II en 1984, diffusée opportunément à peu près au moment de la sortie du premier album chez Blanco Y Negro/Sire. Le titre général du EP a sûrement été composé à partir de deux mots pris dans les titres des chansons. Le disque lui-même est un sans faute.
What's the world est le titre qui montre la plus grande proximité avec les Smiths. Les deux groupes de Manchester ce sont beaucoup côtoyés, James a eu l'occasion d'ouvrir pour eux et Tim Booth a pu en partie influencer Morrissey. A l'époque de Meat is murder, les Smiths iront jusqu'à en faire une reprise sur scène, dont une version est sortie en face B de la version cassette du single I started something I couldn't finish.
Folklore sonne justement très folk, avec la basse qui emmène et les voix en chorale, que pour le coup on imaginerait entendre autour d'un feu de camp rassemblant la population d'un village.
Fire so close est un titre rapide et percussif, un peu à la Feelies des débuts. Sur Stutter, cette chanson a été ralentie, enregistrée en acoustique et est devenue Why so close, mais je préfère cette version échevelée et je suis d'accord avec Jasonaparkes qui dit que ça anticipe quelque peu le son des premiers Happy Mondays.
Sur l'autre face, on a l'impression que James a à peu près fixé son style avec If things were perfect. Il me semble que cette chansons aurait pu être enregistrée telle quelle par le groupe à tout moment dans les dix années suivantes.
Quant à Hymn from a village, c'est à nouveau une chanson rapide, la basse et la guitare ayant un petit côté June Brides à mes oreilles que je n'aurais pas décelé à l'époque. Parait-il que ça reste la chanson préférée des membres du groupe. Je n'avais jamais trop fait attention aux paroles, si ce n'est à la phrase "Oh go and read a book, it's so much more worthwile.", mais je viens de les lire pour la première fois et de découvrir à cette occasion qu'elle s'attaque aux mauvaises chansons : "This song's made up, made second rate. Cosmetic music, powderpuff, pop tunes, false rhymes, all lightweight bluffs. Second-hand ideas, no soul, no hate. Wasn't meant to be built on complacency".
Comme pour les Smiths, j'ai probablement raté des occasions de voir James en concert à Londres en 1983-1984. Je ne les ai pas vus non plus à l'époque de Stutter ou de Strip-mine. Quand j'ai fini par enfin assister à l'un de leurs concerts, c'était trop tard pour moi, et surtout dans de mauvaises conditions, puisque c'était le 7 décembre 1991 dans la salle omnisports de Rennes à l'occasion des Transmusicales. Grande salle, foule immense, soirée de toute façon marquée par le concert de Nirvana, qui était au même programme (!). Je n'ai quasiment pas de souvenirs de la prestation de James, sinon que je redoutais que tout le monde s'assoie au moment où ils joueraient leur tube Sit down, comme c'était l'habitude en Angleterre. Ça aurait encore fait trop hippie pour moi, mais finalement je ne crois pas que c'est arrivé.

Les cinq titres de Village fire figurent en ouverture de la compilation double CD The complete singles collection 1983-2007, dont le titre est trompeur car il y manque au moins deux singles sortis chez Rough Trade, mais on y reviendra.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

J'y étais aux Trans ce soir là !!!
Je venais voir James.
Nirvana passait avant. Connaissais pas ce groupe. Sur le coup j'ai pensé qu'ils allaient tout casser (ils étaient raid def). Quels souvenirs quand on y repense. Top !
Et James derrière ! Avec Sit Down. On ne s'est pas assis parterre, mais toute la salle a poursuivi la chanson, peut-être 2 min, 3, 4... C'était long et ils sont revenus !
Alors que derrière y'avait encore un groupe, peut-être bien les Blue Aeroplans (???) ou les wedding present (???) ou autre (de mémoire 5 groupes ce soir là, que du bon !).
Enfin bref !
James d'abord !!!
Les Trans ensuite !!!
Actarus

Pol Dodu a dit…

Actarus,
Ce soir-là il y avait bien 5 groupes au programme : Les Little Rabbits (pas notés dans mon agenda, je n'ai pas dû les voir), Curve, Momma Stud, Nirvana et James.

Anonyme a dit…

Oui, oui ! Exact ! Merci !
Little Rabbits : du bonheur !
Plus Momma Stud, que je ne connaissais pas, mais ai gardé un bon souvenir.
Curve par contre, je ne m'en souviens plus. C'était bien ? Je vais aller chercher sur Internet.
Et donc James derrière Nirvana qu'avait failli tout casser ! J'avais presque perdu une de mes pataugas dans le pogo. Déchainés qu' on était !
Et James pour calmer la foule. Spleen.
Actarus

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