05 mai 2007

THE ROLLING STONES : Paint it, black


Acquis chez sur un vide-grenier de la Marne au début des années 2000
Réf : 333.017 -- Edité par Decca en France en 1972 -- Offert par Antar
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Paint it, black -/- Long long while

Question de génération : pendant de longues années, je n'ai au qu'un seul single des Rolling Stones, "Miss you", acheté au moment de sa sortie en 1978. Et puis, au fil du temps, j'ai fini par en acheter quelques autres, des titres des années 60 uniquement, mais évidemment jamais dans des boutiques spécialisées ni au prix fort.
La plupart de ces quelques disques sont en fait des rééditions du début des années 1970 sorties par Decca après que les Stones aient quitté le label pour fonder Rolling Stones Records, qu'on trouve assez souvent dans deux séries, "Golden Hit-Parade" et celle des disques "Offert par Antar" dans ses stations-service. Offerts, oui, mais probablement contre un bon paquet de litres d'essence.
L'essence est brûlée depuis longtemps, mais une bonne partie des disques a survécu, et bon sang qu'ils sont bons !
En 1965-1966, les Stones (et les Beatles aussi) progressaient à la vitesse de la lumière, et étaient peut-être à leur meilleur. Sur "Paint it black", les repompages de Chuck Berry et du rhythm'n'blues américains sont loins, et en plus les drogues ont déjà planté des graines psychédéliques dans le cerveau des membres du groupe, sans avoir encore eu le temps de les bousiller, et il en résulte des sons et influences orientales (sitar, percussions) parfaitement intégrés aux arrangements et qui viennent enrichir le tout. La chanson elle-même n'est pas un pur rock'n'roll, mais elle dégage une énergie folle, grâce notamment au jeu de batterie très particulier de Charlie Watts et aux percussions. Les paroles sont bonnes, le chant est excellent : on a bien à faire à l'un des nombreux classiques des Stones !
Dans leur frénésie créative de ces années-là, les Stones (et les Beatles aussi) créaient tellement de bonnes chansons tellement vite qu'ils les gâchaient presque. "Paint it black" a été enregistré pendant les sessions de l'album "Aftermath". Cette chanson est sortie en single en 1966 et a été un tube en Angleterre et aux Etats-Unis, mais elle a été écartée de l'édition anglaise d' "Aftermath".
En France, c'est encore différent (pire ?) : "Paint it black" n'est pas sur l'album et n'est pas sorti non plus à l'origine en face A de single : on le trouvait avec "Long long while" en face B du EP "Mother's little helper", 'Lady Jane" étant le quatrième titre qui bouclait le EP : trois classiques sur un même 45 tours avec une superbe pochette, un rapport qualité-prix imbattable !
Cette édition est donc la premièse sortie française de "Paint it black" en face A de 45 tours. Pour compliquer un peu plus la discographie déjà passablement compliquée des Stones, elle reprend la maquette de la pochette du single américain (mais avec une photo différente, issue de la même session) et la face B du single anglais, "Long long while", une bonne ballade soul qui, elle, montre encore bien ses influences américaines.

2 commentaires:

Pol Dodu a dit…

Allons bon, je savais bien que c'était compliqué la discographie des Stones.
Je viens de revérifier cette discographie française, et apparemment il y a bien eu, avant le EP "MOther's little helper" en août 66, une édition française de "Paint it black"/"Long long while" en mai 66, mais sans pochette illustrée.

Anonyme a dit…

si m'sieur il y a bien eu, avec la belle photo des stones dans un parc.Mon exemplaire est daté de mai 66 C'est une bonne chose que P.itB. ne soit pas sur aftermath parce que ça n'a rien à voir avec la tonalité de cet album qui se tient de bout en bout et ce morceau est d'une telle intensité qu'il vaut mieux qu'il soit resté en single. A mon avis hein, comme tjrs! Quelle rythmique infernale...

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