21 décembre 2013

GOLDEN BOOTS : The winter of our discotheque


Acquis chez Gibert Joseph à Lyon le 5 juin 2013
Réf : HR003CD -- Edité par Havalina en France en 2009
Support : CD 12 cm
10 titres

Aujourd'hui, c'est l'hiver dans l'hémisphère nord, et c'est aussi l'hiver dans nos discothèques. Pour ce qui est des lieux où l'on danse, ce n'est pas trop mon problème vu que je ne les fréquente pas, par contre, pour ma propre discothèque, l'hiver, ça veut dire pas de vide-greniers, donc moins de nouvelles acquisitions inattendues, des achats en ligne plus nombreux et une plongée dans les rayons pour ressortir des disques plus ou moins oubliés. C'est aussi le moment idéal pour tenter de faire baisser quelques piles de disques, comme celle des candidats à une chronique dans Vivonzeureux!. Cet album de Golden Boots était dans cette pile depuis que je l'ai acheté en juin dernier, et aujourd'hui c'était le jour idéal pour parler de The winter of our discotheque (un titre dérivé d'un vers de Richard III de Shakespeare où il est question de "The winter of our discontent").
J'essaie toujours de faire un crochet chez Gibert Joseph quand j'ai l'occasion de passer à Lyon. Je ne risque plus trop d'y faire une bonne affaire en vinyl comme avec le Marcel Bianchi il y a trois ans : il y en a plein, mais ils sont maintenant chers, et encore beaucoup plus chers dès que l'artiste est un peu mieux qu'inconnu. Par contre, il reste des caisses pleines de CD par dizaines par terre, sous les bacs des disques neufs. Ils sont censés être d'occasion mais je pense que beaucoup d'entre eux, disponibles en plusieurs exemplaires, sont en fait des disques neufs invendus et bradés.
Celui-ci, je l'ai choisi uniquement à cause de sa belle pochette cartonnée, qui m'a vaguement fait penser à la compilation Fond des Fire Engines. J'aime encore mieux une des illustrations à l'intérieur, qui a sûrement dû être considérée à un moment pour être au recto. C'est d'ailleurs cette illustration que le groupe a choisie pour la pochette d'une compilation d'inédits des sessions de l'album disponible en ligne.



Je ne connaissais pas du tout Golden Boots et je ne savais donc pas que ce groupe était installé à Tucson, ce qui explique sûrement pourquoi cette édition française de cet album est sortie chez Havalina, le label de Federico Pellegrini, de French Cowboy et des Little Rabbits.
Ça n'arrive quand même pas si souvent avec un groupe qu'on découvre complètement, mais The winter of our discotheque m'a plu et accroché dès la première écoute et les suivantes n'ont fait que confirmé et amplifié la chose. Il faut dire qu'on est dans une configuration qui me convient parfaitement, qui associe une sensibilité pop fortement marquée avec un aspect bricolo rafraichissant. On vogue dans des sphères qui évoquent des Flaming Lips moins drogués, ou Mercury Rev sans Dave Fridmann. J'ai vu que Beck était évoqué à leur propos, mais j'ai plutôt pensé à Pavement. On pense fugitivement à Grandaddy, à Herman Düne, et même, quand on touche à la country, à C.O.W..
Avec dix titres en moins de trente-cinq minutes, le groupe ne chôme pas en chemin. Ma séquence préférée se trouve dans la partie centrale du disque, avec Ghosts, Love is the air, Knife (très Neil Young) et Make believe, mais j'aime aussi beaucoup Heatwave et Fear, et je vais m'arrêter là sinon je risque de citer tous les titres, que vous pouvez écouter ci-dessous de toute façon.
Aux dernières nouvelles, Golden Boots est toujours en activité. Leur dernière parution ? Un 45 tours souple en édition limitée gravé sur des radiographies récupérées dans une clinique vétérinaire. Original !






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