27 février 2011

SIMPLE MINDS : Chelsea girl


Acquis chez Woolworths à Londres vers la fin 1983
Réf : ZUM 11 -- Edité par Zoom en Ecosse en 1979
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Chelsea girl -/- Garden of hate

Je crois me souvenir que j'ai eu ce 45 tours dans l'un des lots de dix disques emballés sous plastique achetés chez Woolworths au centre de Londres, comme le Mystic Knights of the Oingo Bongo. Si c'est le cas, comme il s'agit d'un groupe connu on peut être sûr qu'il faisait partie des deux seuls disques du lot dont la pochette était visible.
Chelsea girl est le deuxième single de Simple Minds, sorti quelques semaines après l'album et le single titrés Life in a day, (Chelsea girl est sur l'album). J'ai acheté ce premier album alors que j'avais déjà Real to real cacophony et je me souviens que ce disque était assez décrié à l'époque. J'avais lu au moins une chronique qui voyait en Simple Minds de simples suiveurs de Magazine ou XTC, allant même jusqu'à embaucher leur producteur John Leckie, qui en fait n'était pas leur premier choix : ils auraient préféré John Cale ou John Anthony, le producteur de Van Der Graff Generator.
Le groupe a très vite renié cet album, avant de sortir le deuxième dans la foulée quelques mois plus tard. Ce n'est certes pas un chef d'oeuvre, mais outre une pochette trés réussie, il propose au moins deux excellentes chansons, les deux singles, Life in a day et Chelsea girl. Sauf que, à la réécoute, les points de référence musicale me semblent plus à chercher vers Ultravox!, Sparks, Roxy Music, les Stranglers ou le Velvet Underground que chez Magazine.
Alors que la pochette du 45 tours Life in a day était plus que minimale, celle de Chelsea girl est presque luxueuse, avec une peinture au recto, de Thomas Rathmell, et une au verso de Mary Ruth Craig. En fait, c'est cette dernière qui avait d'abord été contactée pour la pochette, mais elle a été plus inspirée par la face B, Garden of hate, et a produit un beau tableau bien lugubre, qui s'est naturellement retrouvé au verso. Pour le recto, c'est Jim Kerr qui a repéré le tableau chez l'avocat d'Arista Records. Il a trouvé qu'il convenait parfaitement pour illustrer cette chanson, dont le personnage est basé sur le mannequin du Swingin' London Jean Shrimpton.
Sur Chelsea girl, Simple Minds est dans son registre plus électrique que synthétique. Il y a un bon gros riff de guitare et même un solo. C'est un morceau que j'aime toujours beaucoup, avec un refrain pas vraiment pop mais qui fonctionne bien. Quelques semaines après avoir beaucoup écouté Rock and roll heart de Lou Reed pour le chroniquer, la parenté de Chelsea girl avec Temporary thing, signalée par le site simpleminds.org, ne m'a pas sauté aux oreilles. Après vérification, je saisis ce qu'ils ont pu piquer chez Lou Reed pour construire leur composition, mais on est très loin d'un véritable plagiat.
Dans un même ordre d'idée, avec le jardin dans le titre, j'ai eu un petit coup au coeur en entendant l'intro au synthé de Garden of hate, qui m'a fait penser au Jardin chinois de Taxi-Girl. Il y a un petit lien aussi dans la thématique des paroles, mais, même si l'écoute de cette chanson plutôt quelconque, composée après le sessions de l'album, aurait pu très éventuellement déclencher chez Taxi-Girl l'envie de composer Jardin chinois, toute comparaison s'arrête là : la chanson de Taxi-Girl est une réussite à mille lieues au-dessus de celle de Simple Minds.



2 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci mon cher Pol de réhabiliter les premiers enregistrements de Simple Minds qui selon moi on proposé de très bon morceaux, instrumentaux parfois, jusqu'au milieu des 1980's (oui, oui, jusque là). Philippe C (du 28)

Pol Dodu a dit…

Philippe,
Pour moi, Simple Minds ne figure pas dans les groupes des innovateurs de premier plan de la new wave, mais je les ai beaucoup écoutés et j'aime toujours ces premiers disques. J'y reviendrai. Par contre, je me suis arrêté avec "Promised you a miracle", soit bien avant toi.

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