21 septembre 2009

LES FRERES JACQUES : Le poinçonneur des Lilas


Acquis sur le vide-grenier d'Athis le 13 septembre 2009
Réf : 432.267 BE -- Edité par Philips en France en 1958
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Le poinçonneur des Lilas -- Faut tout ça -/- Shah, Shah, Persan -- Bain, amour et...

Ah, Les Frères Jacques. Pendant longtemps, disons au moins toutes les années 1970, pour moi c'était l'horreur. Quand ils apparaissaient à la télé, avec leurs collants noirs et leurs justaucorps couleur pastel pires que cles sous-pulls nous portions (même si, je dois bien l'avouer, je sais bien qu'il y a eu un moment, vers dix ou douze ans, où j'ai été content et fier de porter des sous-pulls en acrylique — et des pantalons à patte d'éléphant !), je me sauvais.
Par la suite, mon opinion a évolué, même si je ne suis toujours devenu pas un aficionado confirmé, et même si, après plusieurs tentatives, je n'ai toujours pas accroché à leur Mythologie.
Je ne sais plus trop pourquoi, c'était peut-être après avoir vu une reproduction de la pochette du disque, mais l'an dernier je m'étais mis en tête d'acheter ce 45 tours des Frères Jacques avec leur version du Poinçonneur des Lilas. J'ai même suivi quelques enchères sur ce disque sur eBay, mais avec le port ça revenait de toute façon trop cher par rapport à ce que j'étais prêt à miser.
Tout vient à point sait attendre puisque, cette année à Athis, à défaut de 45 tours Formidable ou de disques d'Eileen, j'ai fait une assez bonne pioche au stand d'un monsieur qui avait une boite à chaussures pleine de 45 tours chanson française des années 50. Il a commencé à annoncer 50 centimes comme prix avant de se raviser et dire 20 centimes. Du coup, je lui ai pris une douzaine de disques. Rien d'exceptionnel, mais des titres rares signés Vian-Salvador par Léo Clarens et Yvette Giraud, l'interprétation de Blue moon par Annie Cordy sous le titre Partout, et deux EP des Frères Jacques, dont celui-ci, en parfait état.
L'accompagnement musical de leur version du Poinçonneur des Lilas, par leur pianiste habituel Pierre Philippe et l'orchestre de Franck Aussman, est intéressant : la guitare électrique fait plus penser au Gainsbourg de Confidentiel en 1963 avec Elek Bacsik qu'à celui du Chant à la une en 1958.
Avec son ton martial et ses "Faut que ça", c'est au Boris Vian des Joyeux Bouchers que Faut tout ça me ferait plutôt penser.
La face B est consacrée à deux titres de Jean Constantin, sur des rythmiques typiques, comme on disait à l'époque. Shah, Shah, Persan est, avec Le Poinçonneur, le sommet de ce disque. Ce fut aussi un grand succès, je crois.
Avec ses jeux de mots à la chaîne, sa guitare acoustique et ses voix douces, Bain, amour et... est également une réussite.

Ecouter Le poinçonneur des Lilas (version en concert) sur YouTube.
Ecouter Shah, Shah, Persan sur YouTube.

1 commentaire:

jacques debout a dit…

J'ai eu la même approche sinon "historique" du moins "temporelle" des Frères Jacques et, pour ma part, c'est avec leur reprise d'"Adélaïde" (hymne de la "prolo-aventure") que j'ai accroché à ce qu'ils faisaient, oubliant ces années ORTF-noir-et-blanc et collants de mime, pour n'entendre plus que les mots qu'ils mettaient en musique et enfin trouver "ça" bien, au point d'en rentrer sous forme de disques sur mes rayonnages. Idem pour les Quatre Barbus qui ont gravé des choses plutôt très biens finalement. Quant à Jean Constantin, total resppect, comme on disait encore il y a pas si longtemps dans les médias "à l'écoute des banlieues".

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