15 février 2009

WILD CHILD : Death trip


Acquis sur le vide-grenier de Cramant le 1er juillet 2007
Réf : MAD 5003 -- Edité par Idéal en France en 1984
Support : 33 tours 30 cm
8 titres

Bon, je dois préciser au départ que je n'ai pas acheté ce disque pour moi. Je pensais qu'il s'agissait d'un groupe de hard années 80 et qu'à 1 € le disque dédicacé (Pour toi "champion", pas très lisible sur ma photo du verso avec les signatures des quatre membres du groupe) sûrement assez rare, ça me donnerait l'occasion de faire plaisir à un vieux ou un jeune fan de hard.
Pourquoi j'ai cru avoir à faire à un disque de hard ? Le nom du groupe, Wild Child, le code couleur rouge et noir, comme pour Epsylon, et un regard trop rapide jeté au look du groupe (on dirait que Nicola Sirkis a adopté par la suite exactement la même tenue que le chanteur Little Jim !).
Mais par acquis de conscience je jette au moins une oreille sur tous les disques que j'achète. Si ça avait vraiment été du hard, celui-ci n'aurait pas tenu plus de trente secondes sur la platine, mais là je me suis surpris à l'écouter entièrement et à le mettre de côté pour une réécoute ultérieure, qui m'a fait le même effet : un bon disque de rock avec un chant intégralement en anglais par des français que je supporte (étonnant, ça). Tant et si bien que j'ai même décidé de garder le disque !
Les apparences étaient donc trompeuses et il s'avère que si Wild Child doit se placer sous le patronage d'un groupe, ce n'est pas sous celui d'AC/DC ou Rainbow mais bel et bien sous celui des Stooges (leur premier 45 tours s'intitulait Stooge face, le titre de cet album Death trip est aussi celui d'un morceau des Stooges et la chanson Messed up est dédiée leur guitariste Ron Asheton), et ça ça me convient bien mieux. J'associe aussi Wild child fortement à Iggy Pop, mais là chronologiquement il ne faut pas se planter : c'est en 1986 qu'Iggy Pop a fait un tube avec Real wild child (Wild one), une reprise d'un titre de 1959, et, à moins que les Stooges ou Iggy n'aient inclus cette chanson dans leur set dans les années 70, ou à moins que ce surnom ait été donné à Iggy avant 1986, il ne peut pas y avoir de rapport direct car le groupe Wild Child a duré de 1981 à 1984.
Ça commence doucement avec What ever happened to us, le moment qui me plait le plus venant tout à la fin quand il y a une deuxième voix. Ce qu'il y a de bien c'est que, comme pour l'accent irlandais avec les Undertones, l'accent marseillais des membres de Wild Child disparait complètement quand ils chantent.
Avec le deuxième titre Story of life me vient ce qui me semble être la deuxième référence du groupe par importance après les Stooges, les Sisters of Mercy, autant pour la voix que pour l'esprit général, mais il peut très bien s'agir d'une proximité par association car je ne doute pas que les Sisters of Mercy ont eux aussi beaucoup écouté et admiré les Stooges.
Au début de Simple mind, la voix a côté dédaigneux à la Johnny Rotten et Messed up, qui démarre comme une ballade à l'harmonica, se poursuit aussi dans un esprit punk avec ses "I don't care". L'intro de Lost children est aussi dans un esprit de ballade, avec un motif de guitare léger et des choeurs réussis. Par contre, le petit cri de Little Jim quand il entame Welcome to my cemetery fait très Iggy.
Avec ses 8'25, Death trip, qui n'est pas une reprise des Stooges, est le morceau de bravoure qui clôt l'album. Ce n'est pas le titre le plus électrique du disque, mais l'esprit des Stooges et des Sisters of Mercy l'imprègne fortement, tout comme, et c'est peut-être plus surprenant, celui de Joy Division pour la batterie et la basse.
En 2005, Garage Records, le label du studio parisien où cet album a été enregistré, a réédité Death trip, qui reste disponible en CD ou en téléchargement. Dommage qu'à cette occasion Garage n'ait pas acquis les droits de l'intégralité du catalogue de Wild Child, qui aurait presque pu tenir sur un seul CD il me semble puisque, outre le premier 45 tours, il n'y a qu'un mini-abum, Speedlife o'mind, sorti en 1982.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour l'anecdote, il existe un clip vidéo de "Whatever happen to us". Si mes souvenirs sont bons, il se déroule dans une salle de billard ; parce qu'un jeune lecteur, joueur de bon niveau, avait gagné une journée avec Wild Child dans Hard Rock magazine 'ou qqchose dans le genre.
S'agirait-il du disque que le groupe lui a sûrement offert et dédicacé alors ? 'j'en parlerai à Jim, c'est un ami de longue date).

Pol Dodu a dit…

Peut-être que cette vidéo réapparaîtra un jour, à moins qu'elle ne se soit volatilisée dans la jungle des changements de format ou l'évaporation des poussières magnétiques...
Ce serait une sacrée coïncidence si cet exemplaire était précisément celui du vainqueur du concours de Hard-Rock Magazine !!

Leeroy a dit…

Salut je suis Leeroy du groupe WILD CHILD. Tu peux voir sur mon facebook Dominique LOMBARDO des albums photo qui peuvent t'intéresser. Merci pour ton article. Pour le billard je m'en souvient. @+

Pol Dodu a dit…

Bonjour Leeroy,
C'est sympa de te voir passer par ici.
Pour ceux qui veulent aller voir, les albums photo sont sur http://www.facebook.com/LEEROYwildchild.
Vizeureux!

Anonyme a dit…

Wild Child, je dois avouer que Speedlife O'Mind est un disque qui m'a beaucoup marqué et ce des sa sortie (81? 82?). Le groupe avait été filmé en playback sur la chanson Dusty Friends, pour les enfants du rock il me semble. Helas dans la province française où je vivais à l'époque je n'ai jamais eu la chance de les voir en concert. Pour moi le meilleur groupe français.

Pol Dodu a dit…

Pour les fans de Wild Child, sachez que le 1er 45 tours et le mini-album Speed life o' mind dont je parlais à la fin de l'article vont être réédités le 30 octobre chez Celluloid en intro d'un nouvel album, The next decline.

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