01 février 2009

WALL OF VOODOO : Wall of voodoo


Acquis à La Clé de Sol à Châlons-sur-Marne fin 1981 ou en 1982
Réf : SP 70401 -- Edité par Index aux Etats-Unis en 1980
Support : 33 tours 30 cm
Titres : Longarm -- The passenger -/- Can't make love -- Struggle -- Ring of fire -- Granma's house

La première fois que j'ai écouté Wall of Voodoo c'était chez François B. Il s'agissait d'un exemplaire en import du premier album Dark continent, probablement prêté par Philippe R., et, bien que fan de new wave et donc habitué au son des boites à rythmes, ma première réaction avait été d'être très surpris par le fait que celle de Wall of Voodoo ait un volume aussi fort et soit mixée autant en avant. Mais je n'avais pas été rebuté pour autant, puisque j'ai très vite ensuite acheté Dark continent, et plus tard le deuxième album Call of the west.
Entre la parution des deux albums, j'avais fini par craquer pour ce disque, le premier sorti par Wall of Voodoo, un mini-album en import, donc assez cher, avec quatre chansons et deux petits instrumentaux, qui a lontemps traîné à La Clé de Sol avant que je les en débarrasse. J'avais aussi dû être alléché par les différents articles que Philippe Garnier leur a consacrés dans ces moments-là dans Rock & Folk.
Les deux instrumentaux sont OK; ils doivent remonter au temps où le chanteur Stan Ridgway et le guitariste Marc Moreland avaient monté une boite, Acme Soundtracks, pour essayer de vendre des musiques de film.
Les quatre chansons sont elles carrément excellentes. Les ingrédients du son du groupe sont déjà parfaitement en place : boite à rythmes donc, synthés et guitares qui se répondent et prennent tour à tour les devants, et un chanteur hors pair.
Longarm traite de la mécanisation dans les usines, avec les petits bras trop faibles des ouvriers remplacés par ceux plus grands et plus forts d'un robot pour actionner les leviers.
The passenger (rien à voir avec la chanson d'Iggy Pop) parle effectivement du passager d'un avion, visiblement un pirate de l'air porteur d'une bombe qui va faire exploser l'avion en l'air. Il y a un solo avec un son trafiqué, probablement joué au synthé mais ça pourrait presque être de la guitare.
Je n'ai pas le courage de rechercher l'article, que j'ai quelque part dans une boîte, mais Can't make love est une chanson sur laquelle Philippe Garnier avait écrit tout un paragraphe. C'est une chanson sardonique sur les relations humaines à Los Angeles dont le refrain ("Je suis un mec sympa mais je ne t'aime pas, je veux juste coucher avec toi") prend un sel particulier quand on sait que le premier couplet s'adresse aux filles et que le second est identique mot pour mot, sauf bien sûr que Ridgway s'adresse alors aux garçons.
Je suis bien certain que la reprise de Ring of fire est la première chanson que j'ai jamais écoutée de Johnny Cash. J'avais été prévenu par une chronique dans Best ou Rock & Folk que ce Johnny Cash était un monument réac de la country (une sentence pas entièrement injuste, surtout à cette époque où Cash était au nadir de sa carrière), ce qui m'a tenu pendant des années prudemment et bêtement éloigné de son oeuvre, mais ce qui ne m'a pas empêché d'apprécier énormément la reprise typiquement new wave de Wall of Voodoo.
Pas de boite à rythmes ici, ni de percussions. Le rythme est donné par un synthé saturé au vibrato très prononcé, sur lequel la guitare brode pendant que Stan Ridgway fait son numéro. Une fois les paroles évacuées, on a deux bonnes minutes d'instrumental, avec des solos de guitare et de synthé et divers bruitages.

La quasi-intégralité de ce disque a été rééditée une première fois sur la compilation Granma's house en 1984, juste après le départ de Stan Ridgway, et surtout en 1991 sur le CD Index masters, qui associait cet EP en entier avec un concert de 1979 précédemment inédit (sauf un medley de musiques d'Ennio Morricone déjà sorti fin 1982 en face B d'une réédition de Ring of fire, suite au succès de Mexican radio). Ce CD a lui-même été réédité en 2005 et je vous le recommande chaudement, tout comme Call of the west, toujours disponible. Il est simplement très dommage que Dark continent, un album que je préfère à Call of the west, soit depuis longtemps indisponible, la dernière édition CD remontant à 1992.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Paul peut-on dire d'un chanteur alternatif qu'il serait au nadir de sa carrière en chantant au Zénith? Bon ,après cette mauvaise blague je remarque que tout en ayant du plaisir à lire ces tranches de vie-nyls en plus on s'instruit. Très fort monsieur Dodu, de plous en plous fort! Ph

ZEV1 a dit…

un des grands (petits) disques des années 80... acheté à l'époque chez Punk Records (à Nancy et à genoux derrière le comptoir lorsqu'arrivaient les colis en provenance directe des Etats Unis et racheté depuis en CD, grâce à cette excellente compile mêlant studio et live, compile achetée en core à Nancy au magasin d'occase qui se trouvait près de la place St Epvre)

Pol Dodu a dit…

Fin 2009, le label australien Raven a eu la bonne idée de rééditer sur un seul CD l'intégralité des deux albums "Dark continent" et "Call of the west". Une bonne affaire à faire.

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