27 juillet 2016

SAGES COMME DES SAUVAGES : Largue la peau


Acquis au F'estival des Musiques d'Ici et d'Ailleurs à Châlons le 23 juillet 2016
Réf : SCD001 -- Édité par Lookatmekid / A Brûle Pourpoint en France en 2015
Support : CD 12 cm
12 titres

C'est Philippe R. qui, le premier cet hiver, a attiré mon attention sur Sages Comme Des Sauvages. Au printemps, j'ai emprunté leur premier album Largue la peau à la Médiathèque. Il m'a bien plu et en l'écoutant je me suis dit que ce groupe aurait parfaitement sa place dans la programmation du F'Estival des Musiques d'Ici et d'Ailleurs, qui propose plein de concerts intéressants à Châlons depuis vingt-cinq ans. Un petit tour sur le site du groupe pour vérifier (la programmation du festival n'était pas encore annoncée), et bingo !, Sages Comme Des Sauvages était bien programmé pour ce 23 juillet.
J'ai pu y assister et j'ai passé un excellent moment ! L'an dernier, le concert de Canailles m'avait vraiment enthousiasmé, eh bien c'est pareil cette année avec Sages Comme Des Sauvages. Et les trois autres concerts du festival que j'ai vus étaient tous très réjouissants également.
Sur scène, Sages Comme Des Sauvages s'est présenté avec ses deux seuls membres permanents, Ava Carrère et Ismaël Colombani, dans des costumes de scène remarquables, ce qui n'est pas si courant. Musicalement, le cocktail est surtout constitué de percussions (un tambour "defi" notamment) et de cordes (bouzouki, ukulélé, guitare,...).
Le concert s'est ouvert magistralement, avec une reprise pour percussions et voix de Melocoton de Colette Magny. Il s'est terminé tout aussi en beauté avec La révolte des villes, une chanson façon "goguette" sur l'air de La peinture à l'huile de Boby Lapointe, composée en soutien aux mouvements de protestation contre la loi Travail.



D'autres reprises ont parsemé le concert, dont trois chansons d'Alain Péters (deux qui sont sur l'album plus une : le groupe a annoncé d'un air sérieux son intention de reprendre l'ensemble de son répertoire !), une chanson irlandaise à propos d'une fille mariée par son père à un mari trop jeune (et qui meurt vite...!) et, façon calypso, Somebody bad stole de wedding bell, une chanson enregistrée par Eartha Kitt en 1954.
Mais le répertoire était constitué majoritairement des excellentes chansons originales du groupe. Ils ont joué la majeure partie de leur album, ainsi qu'au moins une nouvelle chanson, excellente elle aussi, Ah, les angoisses.


Sages Comme Des Sauvages : Somebody bad stole de wedding bell, en concert au F'Estival des Musiques d'Ici et d'Ailleurs à Châlons-en-Champagne, le 23 juillet 2016.

Sages Comme Des Sauvages se présente comme un duo de folklore imaginaire, une définition qui leur va très bien. Clairement, ils synthétisent des sons venus d'ailleurs dans le monde entier pour composer d'excellentes chansons. Et pour les paroles ils empruntent une voie qui, je le pense depuis quelques années, est une véritable source de créativité pour la chanson chantée en français : ils s'inspirent du créole pour se libérer du carcan du vocabulaire et de la grammaire du français. Sur l'album, ça donne par exemple, Mon commandant, la première chanson à laquelle j'ai vraiment accroché, une chanson qui aurait pu venir d'un disque d'afrique francophone.


Sages Comme Des Sauvages : Mon commandant.

Des chansons, de cette qualité, l'album en est plein, de Lailakomo à Brindiy a mon zenfan et La montagne. Mais il est varié aussi : Asile Belleville rappelle les belles heures de Mano Negra et du rock alternatif.
Plein de vidéos du groupe sont disponibles. Je vous en propose une large sélection ci-dessous et je ne peux que vous encourager à vous procurer Largue la peau et à ne pas manquer le groupe s'il passe en concert près de chez vous.

Largue la peau est en vente chez A Brûle Pourpoint.






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