03 octobre 2010

KILL THE YOUNG : Kill the young


Acquis chez Noz à Dizy le 17 septembre 2010
Réf : 6131332 -- Edité par Discograph en France en 2006
Support : CD 12 cm + DVD 12 cm
15 + 3 titres

La première fois que j'ai vu cette pochette (dans la version originale avec le rose et le vert inversés par rapport à celle-ci), c'était il y a quelques mois sur le t-shirt d'un collègue au boulot. Je l'ai trouvée suffisamment marquante, avec ce pauvre 33 tours martyrisé par la cigarette d'une vieille peau, pour aller chercher des infos sur le groupe.
Du coup, quand je suis tombé chez Noz sur la discographie album complète de Kill The Young parmi un lot de CD de chez Discograph bradés à 1,95 €, visiblement passé par les rayons d'une FNAC, j'y ai prêté une attention particulière. Il y avait là l'édition originale du premier album, le deuxième album et un lot associant les deux sous une pochette cartonnée, mais mon choix s'est arrêté sur cette réédition du premier album, parue à temps pour Noël un an après l'édition originale, qui comporte quatre titres audio et un DVD en bonus.
Je ne sais pas comment les trois frères Gorman, originaires de la région de Manchester, ont rencontré les responsables du label français Discograph, mais ce premier album d'un groupe anglais est bien une production française de niveau international. L'enregistrement s'est fait en France et en Angleterre avec dans le siège du producteur Dimitri Tikovoï, un français installé à Londres (c'est peut-être lui le lien...) et des grands noms au mixage avec l'anglais Flood et à la masterisation avec l'américain Howie Weinberg. En tout cas, cette conjonction explique sûrement pourquoi le groupe a eu du succès particulièrement en France, plus que chez eux en Angleterre il me semble.
L'intro du premier titre, Follow, follow, avec sa guitare cisaillante façon Gang of Four, s'avère au bout du compte être l'un de mes moments préférés du disque. J'ai malheureusement assez vite déchanté avec la suite de la chanson, notamment à cause du chant assez quelconque et trop poppy.
Je relève deux gros lot d'influences à l'écoute de l'album. Les eighties, donc, avec la partie de guitare façon New Order/Cure du premier single Origin of illness ou le chant à la Smiths de Fragile, mais le socle de la musique du groupe c'est bel et le bien le grunge des années 90 (logique, vu leur âge), comme le montre particulièrement No heroes. Quand les éléments sont bien en place, notamment le chant, on obtient un pop-rock-grunge light de bonne facture, avec Addiction et All the world notamment, mais le reproche que j'ai à faire à cet album c'est qu'il est trop polissé, trop propre. Chaque élément semble contrôlé et même quand les guitares deviennent bruyantes, on a l'impression que le niveau sonore ne s'élève pas d'un iota tant la production et le mixage égalisent le tout.
Au bout du compte, alors qu'il s'agit du premier album d'un groupe nommé Tuez Les Jeunes, on a l'impression que ce sont les membres du groupe eux-mêmes qui sont trop sages et vieux avant l'heure. On est plus proche ici de Kyo que de Nirvana...
Le DVD propose les deux clips du groupe et un (long) documentaire sur le groupe en tournée, au cours duquel on les voit composer Panic attack, l'un des bons titres proposés en bonus du CD. Girls just want to have fun de Cindy Lauper en reprise acoustique est un choix décalé qui ne pouvait que faire mouche.




La pochette de l'édition originale de l'album.

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