31 août 2007

THE ORIGINAL SOUNDTRACK FROM NAKED ANGELS


Acquis à la FNAC Montparnasse à Paris à la fin des années 1980
Réf : STS 1056 -- Edité par Straight aux Etats-Unis en 1969
Support : 33 tours 30 cm
14 titres

Visiblement, des milliers de vieux 33 tours ont dû traverser l'Atlantique au moment de la disparition massive du vinyl dans les rayons des disquaires à la fin des années 80.
Rien que de mon côté, je suis tombé sur un stock de disques Warner en imports américains dans un Carrefour de la banlieue troyenne et, dans une FNAC parisienne, sur un lot d'albums US aux grosses pochettes cartonnées ouvrantes datant carrément de la fin des années 60, avec un coin de la pochette coupé et affublés d'une horrible étiquette rose mentionnant "Offre spéciale". Spécial, c'est surtout le parcours mystérieux de ces disques qui doit l'être : je me demande encore dans quel entrepôt et pendant combien de temps ces vieux disques neufs avaient bien pu séjourner avant d'être achetés par la FNAC.
Je crois que ces disques étaient vendus 10 ou 20 francs. J'en ai acheté deux ce jour-là, deux BO d'ailleurs. Celle, très légère, de Mrs Brown, you've got a lovely daughter par les Herman's Hermits, et celle-ci.
Naked angels, avec un titre pareil et une pochette aussi frappante, je ne pouvais pas laisser passer ce disque. Je ne savais rien du film lui-même, un des très probablement nombreux films de bikers sortis dans les mois qui ont suivi le succès d'Easy rider, mais je connaissais probablement le lien entre le label Straight Records, son pendant Bizarre Records et Frank Zappa.
Car cette BO de film est composée par Jeff Simmons et Randy Steirling, et Jeff Simmons était donc signé chez Straight en 1969, un label pour lequel Frank Zapppa devait plus ou moins être un directeur artistique, année où, outre Naked Angels, il a sorti un album solo, Lucille has messed my mind up, sur lequel Zappa intervenait. Au début des années 1970, Simmons a rejoint les Mothers of Invention, et il figure sur deux disques studio, Chunga's revenge et Waka/Jawaka, et sur le live Roxy & Elsewhere. Il est toujours actif musicalement aujourd'hui.
Avec les Mothers, Jeff Simmons jouait de la basse ou de la guitare, mais, avec Steirling, il devait être un sacré bon musicien et un compositeur de talent, car non seulement, ils jouent de tous les instruments sur ce disque, y compris le piano mais sauf la batterie, mais en plus les titres proposés font preuve d'un éclectisme et d'une culture musicale qu'on ne trouve pas sur toutes les BO de films de série Z : dans le lot, il y a quand même une toccata, un boogie-woogie au piano et un air de folk écossais très réussi !
A part ces finesses de composition, la tonalité musicale de ce disque principalement instrumental (seuls deux titres sont chantés) est typique de son époque. L'instrumentation est à base de guitare (électrique solo et beaucoup de fuzz) et d'orgue, et le titre d'ouverture, Naked Angels theme, rappelle même un peu dans l'esprit le Born to be wild de Steppenwolf, l'un des titres emblématiques de la BO d'Easy rider.
Ce disque est loin d'être indispensable, mais j'en retiens quand même particulièrement un titre, Rank, qui clôt la face B. C'est un court instrumental de deux minutes qui ressemble à tous ceux, à commencer par l'indicatif de Batman, dont Biff, Bang, Pow ! aurait pu s'inspirer pour composer un hymne qui me tient particulièrement à cœur, The whole world's turning Brouchard.
Cet album a été édité à plusieurs reprises en CD, soit seul, soit combiné avec Lucille has messed my mind up sous le titre The Straight years.

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