14 août 2014

LES CALAMITES : A bride abattue


Acquis chez New Rose à Paris vers 1984
Réf : NEW 26 -- Edité par New Rose en France en 1984
Support : 33 tours 30 cm
9 titres

C'est avec ce disque, leur premier, que j'ai connu Les Calamités, n'ayant pas eu l'occasion d'écouter l'année précédente la compilation Snapshots, où elles apparaissaient avec le titre carte de visite Je suis une calamité.
Ce titre et le nom du groupe indiquent bien que Les Calamités ne se prenait pas excessivement au sérieux. Ca explique en partie pourquoi ce groupe, qui faisait pourtant à fond dans le rétro  sixties,  était éminemment sympathique : influence des beat groups, certes, mais avec suffisamment de distance et d'humour pour que ça ne soit pas béat ni bêta !
A bride abattue a beau tourner en 33 tours et compter neuf titres, on le classera dans la catégorie bâtarde des mini-albums, par sa durée (une petite vingtaine de minutes) et surtout parce que le label New Rose en avait décidé ainsi en lui attribuant une référence "New", alors que les albums avaient droit à "Rose". Le prix était du coup inférieur à celui d'un album, et c'était encore moins cher dans la boutique New Rose : ça a dû achever de me convaincre d'acheter le disque !
Il y a ici quatre titres en français et cinq en anglais. On considérera ces derniers, y compris l'original Behind your sunglasses, comme des "faces B", des enregistrements sympathiques, reflétant le goût et les influences du groupe (Les Troggs, The Who...), mais les titres de ce disque qu'on a envie d'écouter et de réécouter en s'éclatant, ce sont bel et bien les compositions en français. L'excellent Toutes les nuits, également sorti en 45 tours, ou les infortunes d'avoir un fiancé somnambule. Le supermarché, le point névralgique de la vie sociale dans une ville de province. Nicolas, qui ne peut pas lâcher un instant son amoureuse (qui se trouve être sa guitare). Et le tout aussi excellent Malhabile, le titre parle de lui-même, avec son chorus de guitare et ses choeurs. Les influences sont les mêmes (sixties, garage, punk), et à l'écoute de ce dernier titre j'ai chaque fois l'impression d'entendre Biff, Bang, Pow ! avec Christine au chant.
Un disque qui ne respire que la bonne humeur, donc, et qui ne suscite chez moi qu'un regret, celui de ne pas avoir eu l'occasion d'assister à un concert des Calamités.

Le site Calamiteux n'est plus en ligne, mais on peut encore le consulter grâce à la Machine à remonter le temps. La compilation des Calamités C'est complet éditée par Last Call n'est malheureusement pas disponible actuellement.



14 commentaires:

Anonyme a dit…



Tu vas aller voir les jesus and mary chain en novembre ? Amusante ton interview .

Pol Dodu a dit…

Salut,
Je suis content que l'interview t'ait plus.
Pour Mary Chain, oui, si tout se passe comme prévu, je serai au concert à Paris le 16 novembre.

Anonyme a dit…


SALUT,
Mais ils sont bons sur scène ? ils jouent Psycho Candy en entier ç'est ça ?
Le site des écumeurs est vraiment bien .

Pol Dodu a dit…

Ca fait presque trente ans que je ne les ai pas vus sur scène, alors je serais bien incapable de te répondre ! Il y a des vidéos en ligne sûrement, si tu veux te faire une idée. A mon avis, ce qui est sûr, c'est qu'ils doivent être bien plus pros sur scène maintenant.
Effectivement, le 16 novembre sera la première date de la tournée où ils joueront en entier 'Psychocandy'.

Charlie Dontsurf a dit…

Qu'on ne parle que des J&MC en commentaires d'une rubrique consacrée aux Calamités me va très bien. Le 1er single des J&MC, que j'ai retrouvé, presque par hasard, dans ma discothèque, est une vraie calamité.
J'ai toujours adoré les Calamités et ta chronique, Pol, leur rend un parfait hommage.

Pol Dodu a dit…

Charlie,
'Upside down', c'est un sacré bon bout de bruit, de l'art brut en quelque sorte. C'est particulier, mais j'aime vraiment bien ce titre, indépendamment des souvenirs particuliers que j'y attache. Et puis la reprise de 'Vegetable man', ce titre rare de Syd Barrett, c'est quand même quelque chose !
Bon, sinon, je suis d'accord pour dire qu'ils ont fait mieux par la suite, surtout au moment des deux premiers albums.

Pol Dodu a dit…

Signalée par Philippe Dumez, la reproduction chez Textes et Documents d'une pleine page sur Les Calamités à l'occasion de la sortie de cet album.

Anonyme a dit…



Mais tu n'as pas pu/voulu travailler au sein du Label Creation à Londres ? Récement sur Arte on voyait Alan Mcgee dans un doc sur Oasis/blur.il doit être multi millionnaires avec les ventes d'Oasis . Tu es toujours en contact avec lui ?

Pol Dodu a dit…

Voulu plutôt. Tiens, justement, on a abordé cette question dans l'entretien avec Philippe Dumez. Sinon, je ne suis plus trop en contact avec Alan depuis 1988, et c'est de notoriété publique qu'il doit avoir de bonnes économies...

Mario a dit…

Le concert me fait peur, on m'a dit beaucoup de mal de leurs prestations de la dernière décennie. Je garde de bons souvenirs des deux derniers concerts à l'Elysee Montmartre pour les tournées Automatic puis Honeys dead, où ils étaient plus pros, jouant pour le public avec un peu de respect (euh... à la nuance près de l'incident de décembre 89 ;). )
Donc j'y serai mais je ne me fais aucune illusion.

C'était "le commentaire dont tout le monde se fout"

Anonyme a dit…

En fait ç 'est trés risqué d'aller voir les Jesus en concert. Je ne vais pas m' y aventurer. Pendant qu'on y est quelqu'un a t il déja vu Timber Timbre en concert ? Le dernier album est vraiment bien.

Pol Dodu a dit…

Ben moi, tiens, j'étais au concert de Timber Timbre à la Cité de la Musique début juillet.
Impression mitigée. C'est un peu comme pour les disques : un morceau pris isolément c'est très bien, mais les titres qui s'enchaînent sur le même rythme, ça peut devenir monotone. Et, comme Mary Chain d'ailleurs, c'est pas spécifiquement des rigolos qui transcendent leurs titres sur scène et mettent une ambiance folle...

Anonyme a dit…



ah merci. je voulais le voir à Lille en novembre. Je vais y réflechir. Le dernier album est vraiment bien pourtant.

Charlie Dontsurf a dit…

Revenons aux Calamités, svp ! Le père Gorin en parle : Télérama

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