26 juillet 2007

THE TRIFFIDS : Save what you can


Acquis au Record & Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres le 22 juin 2007
Réf : TRIFFCD02P -- Edité par Domino en Angleterre en 2007 -- For promotional use only -- Not for sale
Support : CD 12 cm
Titres : Save what you can -- Save what you can (vidéo)

Voici encore un single de Domino qui n'a pas été commercialisé : seuls les médias et les professionnels l'ont reçu, dans le but de promouvoir la réédition par le label anglais du catalogue des Triffids, groupe australien des années 80 dont le succès, un peu comme pour les Go-Betweens, n'a jamais atteint le seuil critique qui leur aurait donné une stature mondialement reconnue.
Pas de musique inédite sur ce disque, juste un extrait de l'album Calenture, mais il est accompagné d'une vidéo réalisée spécialement pour l'occasion.
J'ai acheté Calenture au moment de sa sortie en 1987, et je dois avouer que Save what you can, le tout dernier titre de l'album, n'avait jamais particulièrement attiré mon attention. Mes préférés étaient Trick of the light et Bury me deep in love, sortis tous deux en single à l'époque. François Gorin dans Télérama a cité encore trois autres titres comme excellents, ce qui tend à prouver que Calenture, avec sa production très travaillée due à Gil Norton (avant qu'il ne travaille avec les Pixies), est un excellent album.
Save what you can est en tout cas une bonne chanson, avec un sens du tragique et une théâtralité assez caractériques des Triffids, mais suffisamment retenus pour qu'on ne tombe pas dans le grandiloquent.
La vidéo, réalisée par Braden King, est une bonne surprise. En lisant les crédits, j'avais tout de suite noté qu'il était question des "peintures multiples" de Steve Keene. Ça m'a aussitôt fait repenser à ce documentaire, Comme des petits pains (Fresh art daily), sur lequel j'avais zappé par hasard l'été dernier sur Arte. Je l'avais regardé jusqu'au bout et j'avais été captivé car, je ne sais pas pourquoi (je ne suis jamais allé à Tucson, mais j'ai vu des reportages, dont Drunken bees de Marianne Dissard) mais j'ai tout de suite pensé que les images sur lesquelles j'avais zappées avaient été tournées à l'Hotel Congress, haut lieu de Tucson. C'était effectivement le cas, et on a pu voir dans ce reportage des figures importantes de la scène tucsonnienne, notamment Al Perry, interviewé dans une maison en adobe du barrio dont il avait la garde en l'absence de son propriétaire musicien en tournée. M'est avis que ce propriétaire se prénommait John, Joey ou Howe !
Le propos du film était simple : intrigué par la peinture originale qui se trouvait dans sa chambre de l'Hotel Congress, et surtout par le fait que des peintures quasi-identiques se trouvaient dans toutes les chambres de l'hôtel, le narrateur se lançait dans une enquête, qui le menait, après pas mal de péripéties, de Tucson à New-York, dans l'atelier de Steve Keene, qui s'est fait une spécialité de produire à la chaîne des peintures multiples de petit format.
Apparemment, il a été inspiré par les pochettes de disques, reproduites à des milliers d'exemplaires et a volontairement décidé de se démarquer de la logique du marché de l'art (oeuvres uniques, donc chères) pour se rapprocher de celui des biens manufacturés (oeuvres en exemplaires multiples, prix fixe). Il vend donc, notamment via son site, ses peintures à un prix fixé d'avance en fonction de leur taille.
Sauf que, contrairement à des pochettes de disques, ses peintures, même si celles produites un jour donné se ressemblent toutes, sont quand même bien des exemplaires uniques originaux.
La vidéo des Triffids montre la création d'une de ces séries de peintures. L'image choisie pour la pochette du CD ne rend peut-être pas très bien justice, selon moi, aux peintures produites ce jour-là, mais je vous conseille fortement de visionner la vidéo, disponible sur le site de Steve Keene. Et en plus, vous aurez les Triffids en bande son !!

1 commentaire:

Parisian Cowboy a dit…

Les Triffids c'est la grande classe.

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