28 novembre 2005

TAHITI : ILE DE PARADIS


Acquis sur le vide-grenier de Cuis le 27 novembre 2005
Réf : SRT-530 -- Edité par Reo Tahiti aux Etats-Unis dans les années 1960, probablement
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Avec la neige de la veille, transformée en neige fondue puis en pluie glaciale, j'avais fait une croix sur ce vide-grenier tardif. Finalement, je ne regrette pas de m'y être laissé traîner en fin de matinée, après une accalmie de quelques heures.
Parmi les rares courageux à tenir un stand, il y avait ce jeune homme, abandonné sur ses huit mètres de stand par sa mère et sa soeur, qui avait pas mal d'anciens livres de classe et des disques, le tout à 50 centimes pièce !
C'est la que j'ai trouvé cette compilation de titres "enregistrés à Tahiti même, réalisés par Monsieur Gaston Guilbert, Haute fidélité".
Comme pour les "Oiseaux du paradis", il s'agit donc d'enregistrements du tournant des années 1950-1960, édités probablement à l'origine par Tiare Tahiti, le label de Gaston Guilbert. Mais ce disque précisément a été publié aux USA, par une filiale spécialisée du label Criterion, et il avait été préalablement édité par MGM Records. Cependant, l'étiquette Manuiti apposée sur le disque indique que cet exemplaire a dû être acheté à Tahiti.
Il y a quelques titres dominés par les batteurs et les choeurs masculins que j'aime moins, mais dans l'ensemble c'est encore un disque excellent, avec un petit chef d'oeuvre de Mila, Loma et Alex, "Ua tai au ia oe", deux titres marqués par une guitare hawaïenne très sonore, "Te ume horotini" et "Umi umi", et "Manureva", qui n'a rien à voir avec la chanson de Gainsbourg et Chamfort, qui est une ballade de Pauline où domine le xylophone.
Je le répète, n'hésitez pas à pister les CDs Manuiti distribués par Playasound, notamment les Belle Epoque n°s 4, 9 et 2 : ils sont assez bien distribués et c'est un moyen simple de vous procurer un concentré de bien-être et de bonne humeur !

27 novembre 2005

DOCTOR SEAN BERG & YA YA HD : A trip to Tripville with Doctor Sean Berg & Ya Ya HD


Acquis à La Cartonnerie à Reims le 25 novembre 2005
Réf : [néant] -- Auto-édité en France en 2005
Support : CD 12 cm
10 titres

Au stand de vente de CDs et de T-Shirts d'Herman Düne, au soir de leur excellent concert à Reims avec Julie Doiron, il y avait tellement d'albums auto-édités d'André Herman-Düne (au moins quatre ou cinq) que je ne savais pas où donner de la tête. Pour David, c'était plus simple, puisqu'il y n'y avait que celui-là, enregistré avec Dr. Sean Berg, de Berg Sans Nipple, qui jouait avec Herman Düne sur cette tournée, mais aussi avec David en solo au printemps dernier. Comme j'aime déjà bien les albums solo de David et ses reprises sous le nom de Yayahoni, le choix a été facilité.
C'est un disque instrumental, où dominent le ukulélé et la guitare slide. Parmi les rares disques instrumentaux que je fréquente (disons Comelade, Felt, Friends of Dean Martinez par exemple), il me semble que ce disque se rapproche le plus des projets solo de Mick Turner, le guitariste de Dirty Three, sous son nom ou sous celui de Bonnevill.
Je ne sais pas si c'est à cette cité que le titre du disque fait référence, mais il existe bien un endroit qui s'appelle Tripville, dans le Wisconsin !
Quant à la succession des titres des morceaux, de "One day you'll get married" à "The wedding song", en passant par "Le chemin des écoliers" puis "Le raccourci" (c'est moi qui traduis), et par "La cabine de péage" et "Est-ce que tu as ton ticket chéri ?", elle me fait croire que ce disque raconte un voyage par l'autoroute pour se rendre à un mariage. Par contre, je me demande bien ce que "The poet is an elephant" vient faire là-dedans !

26 novembre 2005

LAMBCHOP : The man who loved beer


Acquis chez Glitterhouse en Allemagne par correspondance vers 2001
Réf : efa 04974-03 -- Edité par City Slang en Angleterre en 1996
Support : CD 12 cm
Titres : The man who loved beer -- Alumni lawn -- Burly & Johnson

Voilà tout ce qu'il faut pour faire un bon single, même si le titre principal est extrait d'un album : une pochette originale, belle et énigmatique, pas juste la reproduction de la pochette de l'album (et là on a même un verso de pochette illlustré !), une excellente "face A" et deux faces B inédites, pas des remixes inutiles ou un autre titre de l'album.
"The man who loved beer" est une chanson assez emblématique du Lambchop des débuts, lente et douce. Les instruments entrent dans la chanson chacun leur tour; guitare acoustique, pedal steel, percussions, cordes et cuivres. Appremment, les paroles sont inspirées d'un poème intitulé "Débat entre un homme lassé de la vie et son âme", écrit par un égyptien près de deux mille ans avant Jésus-Christ.
Un single typique, donc, à part que justement "The man who loved beer" est tout sauf une chanson pop formatée pour le commerce de la musique. Et pourtant, à chaque écoute il me reste en tête les paroles du début des couplets ("To whom can I speak today") et celles de ce qui fait office de refrain ("And the violent man comes down on everyone"). David Byrne ne s'y est pas trompé, qui a repris cette perle sur son dernier albm en date.
"Alumni lawn" a été enregistré en 1992 dans le salon de Kurt Wagner. C'est un titre jazzy avec de l'orgue, ce qui est assez peu courant chez Lambchop, et du saxo notamment, et la voix éraillée typique de Wagner. Tout ça se termine par un grand éclalt de rire... "Burly & Johnson" est un instrumental à base de percussions, de ce qui ressemble à une trompette bouchée, de guitare et de guimbarde.

25 novembre 2005

URUSEI YATSURA : The hated Urusei Yatsura


Acquis par correspondance en Angleterre en 1996
Réf : Ché 46/64338-2 -- Edité par Ché en Angleterre en 1995
Support : CD 12 cm
Titres : Plastic ashtray -- Got the sun -- Miramar -- Yatsura kill taster

En 1995/1996, j'ai suivi avec attention la première année de ce groupe écossais de Glasgow, fleuron du label Ché, en achetant tout ce que je trouvais, et en commandant les premiers singles qui me manquaient.
Voilà ce que j'écrivais à propos de ce disque en 1996 dans un article du fanzine papier Vivonzeureux!, complet avec ses images noir et blanc scannées dans le NME :
"On laisse passer Noël et re-bam!, en janvier sort "Plastic ashtray" le premier single du groupe à sortir en maxi-CD 4 titres. La face A, digne d'un des meilleurs titres du Sonic Youth époque Goo, est exemplaire ("Je suis déjà venu là, tu as un cendrier en plastique... !), et, ce qui est peut-être un progrès par rapport aux précédents singles, les trois autres titres du maxi sont de la même veine et presque tout aussi bons, particulièrement "Yatsura kill taster" et "Miramar".
Pendant tout ce temps, le groupe a enchaîné les tournées en Angleterre, ce qui leur permet de développer leur petit monde de référence : les mangas, le japon et surtout, apparemment, les jouets plus ou moins électroniques (qu'on entend sur plusieurs de leurs enregistrements) et la SF." Près de dix ans plus tard, je suis d'accord avec moi-même. A la fin du disque, un écossais prononce quelques mots, et j'ai à chaque fois l'impression d'entendre Alan McGee parler...
Les singles sont peut-être dificiles à trouver, mais on voit régulièrement dans les bacs à soldes l'album "We are Urusei Yatsura", renommé "We are Yatsura" suite à un procès. Il contient les meilleurs titres des premiers singles du groupe, parfois réenregistrés pour l'occasion, et il vous est fortement recommandé (en fait, on trouve plein de singles sur le site Rocket Girl, lancé par une ancienne du label Ché).

24 novembre 2005

CATHY CLARET : Cathy Claret


Acquis aux enchères par correspondance en novembre 2005
Réf : VICP-22 -- Edité par Victor au Japon en 1990
Support : CD 12 cm
12 titres

C'est bien entendu la connexion historique avec qui a fait que je me suis intéressé à l'achat de ce disque, couplé avec l'album suivant, "Soleil y locura" : Cathy Claret a longtemps été membre du Bel Canto Orquestra, et c'est sa voix, enregistrée alors qu'elle avait trois ans, qu'on entend sur le titre "Chanson" de Comelade.
Il s'agit de son premier album, sur lequel figurent notamment Pascal Comelade, Raimundo Amador du groupe Pata Negra à la guitare flamenco, et Jacques Lyprendi, un ancien du groupe Regrets, qui co-signe plusieurs chansons.
Les principaux ingrédients du disque sont simples : voix de lolita, ambiance bossa nova et guitare flamenco. Je me permets la facilité de la voix de Lolita car il y a justement une chanson intitulée « Loli-lolita ». Cette voix explique peut-être le succès de Cathy Claret au Japon, qui perdure en 2005, et en Espagne où elle réside. Du coup, tout ça me fait souvent penser à Sonoko, la japonaise francophile auteur d’un album classique sur un autre label belge, Crammed (celui-ci est sorti à l’origine sur les Disques du Crépuscule).
Il y a une reprise du « Lundi au soleil », la scie de Claude François, qui passe plutôt bien, mais qui est inutile, vu qu’il y a des originaux bien meilleurs, comme « Regarde-moi sourire », « Fin d’été » ou « Toi ».
La patte de Pascal Comelade se fait surtout sentir sur « She’s the rain » (les deux titres en anglais du disque passent plutôt bien), et bien sûr sur le dernier titre, un « Instrumental » qu’il a composé, et dont je n’arrive pas à déterminer s’il l’a aussi enregistré sur un de ses propres disques.

23 novembre 2005

LE CAMEMBERT RADIOACTIF : F... ! Chirac


Acquis au Record & Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres en 1996
Réf : ZYX 7956-8 -- Edité par ZYX en Allemagne en 1995
Support : CD 12 cm
Titres : Radioactiphonique Camembert Mixe -- Cordon Bleu Cleubbe Camembert Mixe -- Souffleur Camembert Mixe -- Chateau-Neuf Camembert Mixe

Ce disque est l'un des effets secondaires de la décision de Chirac en 1995 de reprendre les essais nucléaires aériens à Mururoa.
Soyons clairs, aucun intérêt du point de vue musical : c'est de la techno au mètre. Sinon, le geste militant qui ne se prend pas trop au sérieux peut faire sourire. Il y a quand même le numéro de fax de l'Elysée sur la pochette pour envoyer des protestations !
Ces allemands (probablement) sont allés à Rimini enregistrer ce pamphlet léger, qui débute par la Marseillaise, comprend un compte à rebours et se termine par une explosion, bien sûr.
Le plus amusant, ce sont les paroles, une succession de mots et de noms français prononcés rapidement avec un fort accent, du style "Les premiers, Duvallier, travailler, Chevalier, Depardieu Adieu... Fuck Chirac !".
Le Cordon Bleu Clubbe Camembert Mixe est sur un rythme beaucoup plus rapide, mais fait durer la plaisanterie deux minutes de plus.
"Fuck Chirac", c'est le refrain, répété par des chœurs féminins diaphanes, auxquels font écho les "Oh oh oh" d'un chœur masculin. Qu'elle soit volontaire ou non, la référence du nom du groupe au "Camembert électrique" de Gong est un bon point !