23 mars 2013

PRIMAL SCREAM : Autobahn 66


Acquis par correspondance via Amazon en mars 2013
Réf : 673312 2 -- Edité par Columbia en Angleterre en 2002
Support : CD 12 cm
Titres : Autobahn 66 (Radio edit) -- Autobahn 66 (Alter Ego remix) -- Substance D (Album version) + Autobahn 66 (Vidéo)

Toute la presse spécialisée fait actuellement le compte à rebours avant la sortie en mai d'un nouvel album de Primal Scream, More light, attente ponctuée par la diffusion des singles 2013 et It's alright, it's OK. Pour ma part, je jetterai volontiers une oreille sur ce disque quand j'en aurais l'occasion mais je suis tout sauf impatient vue la qualité très irrégulière des albums du groupe.
En fait, je n'achète plus les disques de Primal Scream à leur sortie depuis Vanishing Point/Echo dek. Au fil du temps, je me suis procuré XTRMNTR, l'ultime disque publié par Creation et j'ai écouté les deux singles extraits de Riot city blues, ce qui m'a dissuadé d'aller plus loin. Quand je suis tombé à l'automne dernier sur un exemplaire soldé à 50 pence de Beautiful future, leur album de 2008, j'ai réalisé que j'avais carrément zappé l'existence même de ce disque. Je l'ai acheté et écouté une fois et je ne sais pas quand j'aurais envie de tenter une deuxième écoute tant le disque m'a paru anodin.
Je garde par contre plutôt un bon souvenir d'Evil heat, l'album de 2002, que j'ai eu l'occasion d'écouter quelques temps après sa sortie, et j'avais particulièrement apprécié Autobahn 66, ce qui m'a poussé à le commander en single.
Le titre d'abord est très bien trouvé. J'ai toujours assumé qu'il s'agissait d'un amalgame faisant référence à la fois à l'Autobahn de Kraftwerk et au classique (Get your kicks on) Route 66, joué par tout le monde de Nat King Cole à Depeche Mode en passant par Chuck Berry et les Rolling Stones. Je ne me pense pas me tromper, même si j'ai été surpris d'apprendre qu'il existe effectivement une Bundesautobahn 66 en Allemagne. Les paroles sont, comme souvent chez Primal Scream, de la guimauve sans conséquence et ne pointent pas en tout cas vers l'une ou l'autre des deux autres chansons. Musicalement, par contre, ça débute par une séquence synthétique et mélodique qui ne peut dans ce contexte qu'évoquer Kraftwerk, mais Autobahn 66 ne se réduit pas à un ersatz du groupe allemand, comme l'était le clin d'oeil de Supermarket, puisqu'au bout de quelques secondes on retrouve les tonalités pop-psyché qui sont la marque de fabrique de Primal Scream.
Pour cette version single, le titre est réduit de près de moitié mais je l'aime toujours bien. Le remix par Alter Ego rajoute un beat et enlève toute connotation kraftwerkienne. Comme souvent, il n'apporte pas grand chose d'intéressant au titre original. Il s'enchaîne parfaitement par contre avec Substance D, dont on nous dit qu'il s'agit de la version album alors que ce titre ne figurait qu'en bonus de l'édition japonaise de l'album. Il s'agit en fait d'un remix d'A scanner darkly par Andrew Weatherall, co-producteur de l'album sous la bannière des Two Lone Swordsmen, et les deux titres font référence à un roman de Philip K. Dick.
La vidéo jointe au disque n'en dit pas plus que les paroles, mais au bout du compte on a un single de Primal Scream de bonne tenue. La tête de mort sur la pochette est une oeuve de Karlheinz Steinberger de 1962, qui était aussi l'un des éléments de la pochette d'Evil heat.

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