26 février 2016

BECK : Devil's haircut


Acquis neuf je ne sais plus du tout comment dans les années 1990 ou 2000
Réf : GFS 22183 -- Édité par Geffen en Angleterre en 1996
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Devil's haircut -/- Lloyd Price Express

Fin décembre, quand j'ai chroniqué l'édition limitée de l'album d'Ezra Furman qui contient une reprise de Devil's haircut de Beck, je m'étais mis dans l'idée d'enchaîner cette chronique avec la version originale de cette chanson. Du coup, j'avais pris la peine de ressortir mes deux CD anglais du single et de les réécouter, mais j'avais renoncé. L'un des deux disques est disqualifié par la présence d'un remix par Noel Gallagher, malgré la mention "rotten oasis" dans les paroles, ce qui lui donne l'occasion de sortir sa guitare et de rejouer le riff de I can only give you everything. Quant à l'autre, il contient un remix redondant et un inédit inintéressant. En fait, je crois que j'aurais chroniqué l'un des CD s'il avait contenu à la fois, outre la version de l'album, American wasteland, le remix hardcore punk par Mickey P., et l'inédit Trouble my days.
J'en étais resté là, mais en cette saison sans vide-grenier, ça vaut le coup de fouiner dans ses propres disques pour compenser : en cherchant mon 45 tours de The Beat l'autre jour, je suis tombé sur cette édition en vinyl de Devil's haircut (oui, il se trouve que cette section de ma discothèque fait partie de celle, très minoritaire, qui est classée alphabétiquement...), dont j'avais complètement oublié que je l'avais !
Je me demande encore d'où je peux bien tenir ce disque. Je ne pense pas l'avoir acheté par correspondance, comme les CD que j'avais dû commander chez Action Records. Étant donné que le disque est en état neuf, je pense que j'ai dû le trouver soldé lors de l'un de mes séjours en Angleterre...
Allez, donc, va pour ce 45 tours auquel je j'ai rien à reprocher, avec sa belle peinture de pochette par Manuel Ocampo.
La version de Devil's haircut qu'on trouve en face A est celle de l'album, et c'est très bien comme ça : pas la peine d'aller retoucher quelque chose qui est parfaitement réussi !
A l'époque, je ne connaissais pas du tout l'excellent riff de I can only give you everything des Troggs qui sert d'ossature à ce morceau. Cet échantillon sonore est parfaitement choisi et c'est l'une des grandes qualités de Devil's haircut d'assembler différents bouts de musique pour en faire une chanson originale de qualité, pas du tout Frankensteinesque. Ajoutons à ça les paroles, une succession de phrases fortes et énigmatiques, et on a une chanson réjouissante, pleine de fougue, l'une des dernières fois où Beck a retrouvé l'étincelle de folie de Loser, comme à la toute fin, quand il se met à hurler.
En face B, Lloyd Price Express est un titre exclusif à ce 45 tours. Il s'agit en fait d'un remix de Where it's at, le single choisi pour annoncer la sortie d'Odelay. J'ai plein de versions de Where it's at que je n'aime pas trop car elles ont un côté jazzy/muzak que je ne supporte pas. Celle-ci est sûrement ma préférée de toutes : elle est très cool et surtout le piano électrique et les cuivres sont remplacés par une guitare, qui donne une toute autre atmosphère à la chanson.
Je ne sais pas si les attributs capillaires du diable ont quoi que ce soit de particulier mais en tout cas, avec The hairstyle of the devil de Momus, ça fait au moins deux chansons qui s'intéressent à sa coiffure !



Beck, avec un diabolique soupçon de moustache, Devil's haircut, en direct dans l'émission Later with Jools Holland, 1997.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

ben justement ce qui me gêne du début à la fin c'est le riff parce que, et c'est sûrement une question d'age, quand on a entendu les troggs ado c'est surement indélibile! La chanson est vraiment bien mais il y a du coup une sensation "d'habillage" autour du riff, il aurait pu se casser le cul à en trouver un à lui. Les paroles sont très bonnes dans le genre et ça vaut le dylan énigmatique de la grande époque électrique.ph

jean-marie a dit…

Puisqu'on est dans le capillaire ,je n'hésite pas :

https://www.youtube.com/watch?v=8R0igKESJUY

Pol Dodu a dit…

Oui, mais est-ce que ça marche pour le diable comme pour Samson ? Si on lui coupe les cheveux il perd ses pouvoirs ?

Michel a dit…

Vous êtes un grand connaisseur et un grand amoureux de Felt. Un peu comme moi en fait même si bien sûr je ne les ai jamais fréquentés et je n'ai pas organisé de concert pour eux dans une ville française (rires)
J'ai une question pour vous, à propos de Beck. Sentez-vous une quelconque influence de Felt sur lui? (Je parle bien sûr du Beck "déprimé"). Ne trouvez-vous pas par exemple que son single Lost Cause (album Sea Change de 2002) est ostensiblement inspiré de A Wave Crashed On Rocks? Comme si Beck avait réécrit le morceau en remplaçant "you ruined it all" par "baby you're a lost cause"...

Pol Dodu a dit…

Michel,
Votre commentaire m'a intrigué ! Quand j'ai commencé à le lire, je me suis tout de suite dit que je n'avais absolument jamais pensé à faire un lien entre Felt et Beck.
J'ai acheté Sea change relativement récemment et je ne l'ai écouté qu'une fois.
J'ai ressorti le CD et écouté à la suite Lost cause et A wave crashed on rocks. Franchement, de prime abord, aucune similarité entre les chansons ne me saute aux oreilles.
En forçant une écoute attentive, je me rends bien compte que les deux titres sont construits de façon similaire sur un même tempo, avec peut-être des thématiques voisines. Mais c'est sûrement le cas de centaines de chansons. Il faudrait quelqu'un de techniquement plus averti que moi pour dire s'il y a de fortes similarités entre les suites d'accord et les mélodies.

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