02 janvier 2016

KRAFTWERK : Musique non stop


Acquis d'occasion dans la Marne vers 2010
Réf : 2015087 -- Édité par EMI Pathé Marconi en France en 1986
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Musique non stop -/- Musique non stop

Allez, on entame une nouvelle année, au cours de laquelle on va sûrement continuer de passer de la musique sans arrêt, alors autant commencer franco avec Musique non stop.
Je ne me suis pas vraiment intéressé à l'album Electric café de Kraftwerk à sa sortie en 1986, et pas seulement à cause de sa pochette moche et de son titre pas génial. Je me souviens que l'ami Raoul Ketchup l'avait, lui, et le passait dans notre émission Rock comptines. J'ai d'ailleurs dû lui emprunter son album et m'en faire une cassette, mais c'est tout.
En fait, je ne me suis vraiment intéressé à ce disque qu'avec la sortie en 1991 de The mix, l'album où Kraftwerk a retravaillé une sélection de ses anciens titres. Il n'y en avait qu'un d'Electric café, Musique non stop, mais là je me suis éclaté en l'écoutant, surtout le début avec les voix qui évoquent des sons métalliques : "Boing boom tschak, ping". Ça m'a tellement plu que j'ai utilisé ça pour le début de l'indicatif de mon émission Vivonzeureux ! (en attendant la mort...) à la rentrée de 1991. Un indicatif que j'ai conservé assez longtemps, qui contenait aussi un long extrait de Rush de BAD II.
En fait, la face A d'Electric café est, comme souvent chez Kraftwerk, un seul long morceau, découpé en trois mouvements : Boing boom tschack, Techno pop et Musique non stop. Outre les bruitages vocaux, on retrouve beaucoup l'expression "Musique non stop, Techno pop" et des nappes de synthé très kraftwerkiennes.
Musique non stop est le premier single qui a été extrait de l'album. Il n'a pas eu un très grand succès. Seul le titre du troisième mouvement est utilisé, mais les versions qu'on trouve sur les deux faces de ce 45 tours, sur le maxi et aussi sur The mix, sont en fait des montages qui reprennent des éléments des trois parties de la composition.
Cet album a une histoire particulière, puisque Kraftwerk avait entamé son enregistrement dès 1983. Il a été interrompu plusieurs fois, mais à un moment une version de l'album intitulée Techno pop était presque prête à sortir (on trouve même quelques titres en version démo piratés). Finalement, Kraftwerk a remis son ouvrage sur le métier et l'album retitré Electric café est arrivé en 1986, avec ses graphiques 3D super-modernes mais pas super-esthétiques, mais quand le groupe a ressorti tous ses disques en 2009, l'album est finalement redevenu Techno pop, ce qui lui convient mieux.
Ce n'est peut-être pas Kraftwerk à son meilleur, mais il y a là tous les bons éléments électro-techno du groupe et, avec les "Boing boom tschack" une dose salutaire de distanciation.




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