17 novembre 2012

THE NITS : Red tape


Acquis à la Bourse BD Disques d'Hautvillers le 4 novembre 2012
Réf : A 1844 -- Edité par CBS aux Pays-Bas en 1981
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Red tape -/- Goodbye, Mr Chips !

J'ai trouvé ce disque à la 2ème Bourse BD Disques de l'association BD-Bulles. En fait, je fréquente peu les bourses spécialisées car je suis rarement prêt à payer le prix "collector" pour un disque, mais celle-ci est petite et sympathique et presque en bas de ma rue, elle est donc immanquable. Et puis, quelques vendeurs ont la bonne idée dans ces manifestations de mettre un ou deux cartons sous la table à prix cassés, c'est généralement principalement dans ces caisses-là que je regarde et ça me donne parfois l'occasion de faire une bonne affaire.
Cette fois, il y avait un vendeur non professionnel, un fou fan des Beatles très aimable, qui déstockait une partie de sa discothèque (Horreur ! On se demande bien pourquoi... Je crois qu'il a évoqué un manque de place). Il y avait quelques 30cm à 1 ou 5 €, quelques CD à 1 €, et des 45 tours à 1€ les 3 ou 1 € pièce. Les exposants étaient passés par là bien avant moi, raflant sûrement des disques très intéressants, mais bizarrement ils m'en ont laissé un bon paquet, surtout des 45 tours, une bonne vingtaine de disques qui m'ont mis en joie, de Chuck Berry à Donovan, en passant par Dave Edmunds ou Bill Haley.
Plusieurs de ces disques vont atterrir ici. J'ai choisi de commencer par ce 45 tours des Nits, que je n'avais jamais vu, qui est extrait de leur troisième album, Work.
La pochette n'a rien d'exceptionnel, il s'agit grosso modo du quart inférieur gauche de la pochette de l'album. Simplement, recadrée et mise en valeur de cette façon, la table autour de laquelle le quatuor est assis m'a soudainement fait penser à une de ses congénères, qu'on trouvait en 1978 sur la pochette de Chairs missing de Wire. Je ne pense pas que l'allusion graphique soit volontaire, mais elle me semble pertinente car, au-delà d'un goût pour les mots de quatre lettres, les Nits et Wire ont au moins en commun un style épuré et un goût pour la pop pas banale (et les tables pas bancales ?).
Red tape fait partie, avec The lodger, Empty room, Slip of the tongue, Tables and chairs et Footprint, des titres de cet album assez sombre qu'est Work que j'aime vraiment beaucoup. C'est à la fois synthétique et mélodique, comme toutes leurs réussites de la première période des Nits, qui se clôt avec cet album. Le petit plus avec Red tape c'est que c'est au moment où j'ai commencé à écouter ce disque que j'ai appris la signification de l'expression "red tape", utilisée symboliquement pour désigner la paperasserie, dont l'origine se trouve dans le ruban rouge qui était traditionnellement utilisé en Angleterre pour fermer les dossiers administratifs.
Les Nits avaient la bonne habitude de mettre des inédits en face B de leurs 45 tours. Ici, il s'agit d'un morceau en grande partie instrumental signé Michiel Peters, l'autre auteur-compositeur du groupe à l'époque avec Henk Hofstede (Contrairement à Lennon/McCartney et Jagger/Richard, ils écrivaient séparément). Le titre Goodbye, Mr Chips fait sûrement référence au roman de James Hilton de 1934. La première partie, assez jazzy, ne me plait pas beaucoup. Ça enchaîne ensuite sur une valse de fête foraine beaucoup plus intéressante car on sent qu'elle aurait pu servir de base à un bon titre chanté des Nits.
Le bassiste Alex Roelofs a quitté le groupe au moment de la sortie de Work. Il a été remplacé par le clavier Robert Jan Stips. Red tape a été un petit tube en Hollande et en 1981 et 1982, le groupe est resté très actif et a notamment donné ses premiers concerts en Allemagne et en France.
Il y a eu une réédition CD de Work à la fin des années 1980, avec notamment Goodbye, Mr Chips en bonus. Elle est depuis longtemps épuisée et on attend malheureusement toujours une vraie campagne de réédition des premiers albums des Nits.


The Nits, Red tape, à la télévision. Une présentation scènique qui rappelle celle de Kraftwerk.


The Nits, Red tape, une vidéo d'époque.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Oui il y a quelque chose du style wire dans la pochette,pour la musique la 1ère période est à mon sens la meilleure, moins esthétisante que ce qui arrive ensuite. Je les ai vu dans les années 2000 c'était sympa mais bon la légèreté pop rock a quand même disparu au profit d'une musique sympa bon genre...... pour vieux (hé oui, j'y suis !). Un exemple: la guitare corde nylon a remplacé les cordes acier, ça fait un son plus ceci plus cela mais bon c'est trop propre pour moi à la longue.
Ph

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