25 mai 2008

SUMMER FACTORY : Little pad


Acquis chez Parallèles à Paris vers 2006
Réf : SUM*04 -- Edité par Summer Factory en France en 2000
Support : CD 12 cm
Titres : Concrete block -- Take your clothes off ! -- All the trendy people -- La patée pour femmes -- Une boite bien cachée sous la terre

Un CD gravé avec le nom du groupe écrit au feutre, une date (septembre 2000) et un n° de téléphone. En général je n'achète pas ce genre de disque, même soldé à 1 €. Mais là c'est pas pareil. Déjà, bien que le disque soit plus que fait maison (j'imagine qu'il a été envoyé par le groupe à un journaliste ou à un organisateur de concerts), la pochette et le dos CD sont imprimés comme pour un CD commercialisé. Et puis, le nom du groupe Summer Factory me disait quelque chose. Et quand j'ai ouvert le livret et que j'ai lu, à la fin des trois lignes de remerciement, dans l'ordre, Brian Wilson, Dan Treacy, Jonathan Richman, je n'ai pas hésité plus longtemps.
J'ai bien fait. Je ne sais pas combien de temps ce CD-R tiendra avant de se désintégrer, mais en attendant je peux écouter cinq excellents titres, avec des éléments sixties marqués mais bien digérés, associés à de l'énergie, de la technologie et des influences de toutes les décennies qui ont suivi, ce qui donne un composé original des plus réjouissants. Allez, en fonction de ce que je connais, et pour rester dans l'hexagone, disons qu'on peut penser aux Dum Dum Boys d'X-perimental zebra phonic ou aux Juanitos d'Exotica, mais en un peu moins exotique justement.
Par exemple, le premier titre, Concrete block, comprend des samples de voix, de la guitare électrique, de l'orgue, un rythme saccadé, des effets sonores. On trouve ce titre sur le premier album de Summer Factory, Put your clothes back on !, sorti en 2001. J'imagine d'ailleurs que le titre éponyme de cet album (Rhabille-toi !) a quelque chose à voir avec le second de ce disque, Take your clothes off ! (Déshabille-toi !), un rock trash jazzy avec saxophone et tout.
Les autres titres ne semblent pas du tout être sur l'album. Ils sont pourtant du même acabit et surtout d'une qualité au moins aussi bonne. Un seul petit regret : que derrière un titre aussi intrigant que La patée pour femmes ne se cachent pas des paroles en français aussi géniales que le titre. N'empêche, c'est mon morceau préféré du disque. Une boite bien cachée sous la terre n'a pas non plus de paroles en français, mais est bien quand même.
Summer Factory a sorti au moins un autre album, A bad workman blames his tools, en 2003 et est désormais séparé. Son membre principal, JFG, multiplie depuis les projets sous divers noms, le dernier en date étant JFG and the High Cheekbones, un groupe qui a déjà plusieurs disques à son actif, dont l'un, Leaving it all behind, a même reçu l'onction de l'ami Bob Morlock.
Summer Factory a aussi figuré, avec une version énergique de Look back in anger, sur I would write a thousand words, le volume2 des albums hommage aux Television Personalities. Attention, pour le volume 3, c'est votre serviteur qui devrait s'y coller, sur le disque bonus en édition limitée !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

salut
Je suis tombé sur cette chronique par le plus grand des hasards
Même si je suis loin d'être fier de tout ce qui est sorti sous le nom de SF, ça fait plaisir Sache que le CD en question n'est pas un CDR mais un vrai CD pressé en usine ! Bon pour écouter du plus récent et du meilleur de mon cru, y en a sur Bandcamp ( Bx / berlin...) A un de ces jours JFG

Pol Dodu a dit…

Bonjour JFG,
Je suis content que tu sois passé par là.
C'est un détail, mais mon exemplaire acheté chez Parallèles n'est pas l'un des CD commercialisés mais bel et bien un CD-R (daté septembre 2000 avec téléphone de contact) probablement envoyé à un journaliste. La pochette et le dos sont bien des originaux imprimés...

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