17 novembre 2019

SAINT ETIENNE : Nothing can stop us / Speedwell


Acquis peut-être à Paris peut-être chez Danceteria sûrement le 8 juin 1991, sinon chez A la Clé de Sol à Reims en juin 1991
Réf : HVN9 CD -- Édité par Heavenly en Angleterre en 1991
Support : CD 12 cm
Titres : Nothing can stop us -- Speedwell -- Nothing can stop us (instrumental)

Dans mon agenda de 1991, j'ai noté que j'étais à Paris le 8 juin pour une réunion Férarock, et dans les conducteurs de mon émission Vivonzeureux! (en attendant la mort...), je vois que j'ai commencé à passer ce single de Saint Etienne le 10 juin. De là à penser que j'ai ramené ce single de ma virée parisienne, il n'y a pas loin. Sauf que, quand on allait comme ça à Paris, on avait rarement le temps de faire les boutiques, alors peut-être que, plus prosaïquement, je l'ai acheté dès sa sortie chez A la Clé de Sol.
Toujours est-il que, après m'être fait offert en avant-première le premier disque du groupe, Only love can break your heart, j'ai acheté neufs tous les disques de Saint Etienne jusque Hobart paving / Who do you think you are, et je les ai souvent passés à la radio : à l'automne 1991, j'ai passé des extraits du premier album Foxbase Alpha quasiment toutes les semaines pendant deux mois.
Je me suis récemment procuré l'édition "deluxe" double CD de Foxbase Alpha, ainsi que le livre Higher than the sun : The story of Screamadelica, Foxbase Alpha, Bandwagonesque and Loveless de Tim Worthington, c'est ce qui m'a donné l'envie de ressortir ce disque, qui a toujours été l'un de mes préférés de Saint Etienne, y compris pour sa pochette très sobre, qui prolonge la référence française du nom du groupe en reproduisant la maquette des paquets de cigarette Celtique.



Nothing can stop us est le troisième disque sorti par Saint Etienne, mais c'est aussi une grande première, à deux titres : c'est la toute première chanson composée par les deux fondateurs Pete Wiggs et Bob Stanley, et c'est la première apparition au chant de Sarah Cracknell. Au départ, elle qui ne devait être qu'une chanteuse invitée, comme auparavant Moira Lambert et Donna Savage, mais la collaboration a tellement bien fonctionné que, très vite, le groupe est passé d'un duo à un trio.
J'ai toujours apprécié le fait que, à l'origine, Wiggs et Stanley sont des passionnés de musique bourrés de bonnes idées, mais pas des musiciens. A leurs débuts, ils se sont beaucoup appuyés sur leur ingénieur du son Ian Catt et leurs amis musiciens pour réaliser leurs idées, et petit à petit ils se sont mis à composer.
La première fois, c'était donc avec Nothing can stop us, après avoir entendu sur la route du studio I can't wait until I see my baby's face, une chanson de Dusty Springfield parue en 1967 sur l'album Where am I going. Ils ont pensé que c'était une bonne idée de sample, et ont construit leur titre à partir de cette base (j'ai toujours su que cette chanson sonnait très sixties, sans savoir à l'époque d'où venait l'échantillon). Un peu comme Eye know de De La Soul parait-il, la chanson est construite principalement comme un refrain instrumental. Elle fonctionne bien toute seule, comme le prouve l'instrumental qu'on trouve ici en troisième titre, mais elle convient aussi parfaitement à la voix de Sarah Cracknell. J'apprécie particulièrement l'envolée instrumentale (avec des flûtes je crois) à chaque fois après que Sarah chante "Nothing can stop us now".
Ce single est en fait une double face A, qui couple Nothing can stop us avec Speedwell, un titre plus dans la veine un peu indie dance pour laquelle le groupe commençait à être réputé. C'est d'ailleurs Speedwell qui sera choisi comme titre principal pour l'édition américaine. Dans les notes de pochette de Foxbase Alpha deluxe, Ian Catt remarque que Speedwell, c'est Pete Wiggs qui fait du Moby huit ans avant la sortie de l'album Play, en posant une voix d'un vieux titre gospel sur du piano façon italo-house. C'est vrai, mais pour le coup c'est moins accrocheur que les tubes de Moby et, même si au bout de plusieurs minutes je finis par être pris par le rythme, c'est un titre que j'ai très rarement envie d'écouter.
Ce single a eu un certain succès à sa sortie. En 1994, Pete Wiggs, Bob Stanley et Ian Catt ont tenté d'en faire un tube global en en produisant une reprise pour Kylie Minogue. Au bout du compte, cette version n'est sortie qu'en face B de Confide in me. Elle n'est pas mauvaise du tout, mais elle reste très proche, et sûrement même trop proche, de la version originale largement diffusée trois ans plus tôt, ce qui explique sûrement pourquoi elle n'a pas eu une diffusion plus large.
En 2019, Saint Etienne continue son bonhomme de chemin. La semaine dernière encore, ils étaient en concert à la Philharmonie de Paris, en première partie d’Étienne Daho. Ce qui a donné à out ce beau monde l'occasion de raviver pou un soir leur projet commun St Etienne Daho.




Une des versions remixées de Nothing can stop us. La chanson y perd tout son charme.

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